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Brasserie Tango : près de 200 travailleurs menacés de licenciement

Répression administrative à l'usine Tango. D. R.
Répression administrative à l'usine Tango. D. R.

Le bras de fer entre les travailleurs et la direction générale de la brasserie Tango se durcit. Face à la poursuite de la grève déclenchée il y a un mois et demi, la direction de l’entreprise use de tous les moyens pour contraindre les travailleurs à reprendre le travail, dénonce un syndicaliste qui a requis l’anonymat. Selon lui, le personnel gréviste subit depuis quelques jours une «répression administrative» jamais vue. Trois employés considérés comme les meneurs de la grève sont congédiés, une trentaine sont sous le coup d’une décision de licenciement et  une centaine sont suspendus «jusqu’à nouvel ordre». «Parmi eux, il y a des syndicalistes et des employés permanents», précise notre source selon laquelle  la direction est allée encore plus loin en poursuivant en justice une cinquantaine de grévistes «pour grève illégale» et «entrave au bon fonctionnement de l’entreprise». C’est dire que tous les moyens sont utilisés par l’administration pour avoir raison de ce mouvement de grève inédit dans cette entreprise qui emploie près de 300 travailleurs. Le secrétaire général de l’union locale UGTA, Mokdad Messaoudi, représentant la zone industrielle de Rouiba, est monté au créneau pour dénoncer cette «violence administrative». Ce responsable syndical regrette que la direction feigne d’ignorer le droit des travailleurs d’avoir une convention collective. Elle refuse de leur accorder des augmentations de salaires conséquentes et des indemnités et des primes sur le bénéfice. «Cette entreprise est en pleine croissance. Elle fait beaucoup de profits et il est de notre droit de demander une infime part de ces bénéfices que notre assiduité et notre abnégation au travail ont générés», souligne l’un des grévistes. «Avant que notre entreprise ne soit reprise par les Néerlandais, nous avions droit à une prime annuel sur les profits», regrette-t-il. Les travailleurs interpellent ainsi le ministère du Travail pour intervenir et les rétablir dans leurs droits. La brasserie Tango, lancée en 2001 par le groupe Mehri, a été rachetée par le néerlandais Heineken, en 2008, pour 135 millions d’euros. Sa capacité de production annuelle est de 750 000 hectolitres. La même usine produit également la bière Heineken, commercialisée sur le marché algérien. La consommation moyenne de la bière est estimée à 3,2 litres par habitant, soit un volume total de 1,1 million d’hectolitres de bière par an.

Sonia Baker 
 

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