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Le pétrole et la sécheresse font flamber les prix des huiles alimentaires

Palmeraie en Afrique
Palmeraie en Afrique. D. R.

Des récoltes en demi-teinte, le pétrole à des niveaux élevés et une demande qui augmente : tous les ingrédients sont réunis depuis quelques mois pour faire flamber les prix des huiles alimentaires et cette hausse devrait se poursuivre, d'après les experts.
«Concernant les huiles, tous les clignotants sont au rouge. Rien de dramatique mais l'accumulation de situations tendues fait grimper les prix», constate Pierre du Peyroux, de la société d'analyse Horizon.
L'huile de palme, la plus consommée dans le monde, a atteint vendredi un plus haut depuis 16 mois à 3 613 ringgit (1 175 dollars) la tonne, en Malaisie, à la Bourse de Kuala Lumpur. Outre-Atlantique, le soja s'échange à plus de 14 dollars le boisseau à la Bourse de Chicago et le colza vaut plus de 500 euros la tonne sur le marché européen. Les cours de toutes ces huiles ont bondi de 14% à 19% depuis le début de l'année.
Etant donné que l'huile de palme est présente dans 50% des produits alimentaires transformés, cette envolée des prix pourrait à moyen terme avoir des conséquences pour les consommateurs.
Et les mauvaises nouvelles se sont encore accumulées ces derniers jours : les agriculteurs américains ont prévu de planter moins de soja cette année. Les superficies reculeraient de 1% par rapport à 2011, à 29,9 millions d'hectares (-5% par rapport à 2010), alors que les Etats-Unis, premiers producteurs mondiaux de soja, sont un acteur majeur du marché.
Ce recul inquiète les analystes dans la mesure où la sécheresse en Amérique du Sud a déjà amoindri les récoltes au Brésil et en Argentine, qui fournissent à eux deux la moitié de l'offre mondiale.
D'après les derniers chiffres du Conseil international des grains, la production de soja en 2011-12 pourrait tomber à 242,1 millions de tonnes, un plus bas en trois ans.
«Et quand le soja monte, alors, cela fait tâche d'huile pour tout le complexe oléagineux», explique Joséphine Hicter, analyste pour Oaks Fields Partners.
D'autant plus que cette année, ce n'est pas du côté de l'huile de palme, la plus abordable, que le marché peut trouver un peu de soutien.
«L'huile de palme voit sa production quasiment stagner et certains pays, victimes de mauvaises récoltes, vont devoir importer davantage cette année», ajoute Mme Hicter.
Ainsi, la Thaïlande, généralement autosuffisante, va devoir acheter de l'huile sur les marchés. Victime d'une sécheresse inhabituelle, les plantations de palmiers du Sud thaïlandais n'ont pas donné suffisamment dans un pays où l'huile de palme est la principale huile de cuisson.
Autre pays dont la production annuelle est attendue en recul : l'Inde, le plus gros acheteur au monde, pourrait augmenter ses importations de près de 2 millions de tonnes, selon le ministère indien de l'Agriculture.
Les conditions climatiques ont également détérioré l'état des cultures de colza en Europe. Cet oléagineux a souffert plus fortement que prévu de la vague de froid du mois de février et, compte tenu du manque d'eau actuel, les analystes sont pessimistes pour la récolte de l'année.
«Le bilan européen sera une nouvelle fois déficitaire l'an prochain et les besoins d'importations pourraient s'afficher bien au-delà des 3 millions de tonnes», selon les analystes de la société de conseil Agritel.
Par ailleurs, le haut niveau des prix du pétrole influe directement sur les prix des huiles, puisque ces dernières sont de plus en plus utilisées pour la fabrication des biocarburants. Lorsque le prix du baril s'envole, comme c'est le cas depuis des semaines, celui des huiles suit le mouvement.

R. E./Agence

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