La France enjoint le gouverneur du Maroc André Azoulay de suppléer le roi

André Azoulay
André Azoulay, gouverneur général du Maroc. D. R.

Par Mohamed K. – Au Maroc, les sujets de Mohammed VI n’ont plus revu leur roi depuis sa dernière apparition aux Emirats arabes unis, où il a passé plusieurs mois pour des raisons non déclarées. Un média marocain, pourtant proche du pouvoir, a même annoncé sa mort, avant de retirer l’information in extremis, sur injonction des services secrets dont il relève. Cette énigme a fait dire aux connaisseurs des arcanes du Makhzen qu’une guerre fait rage entre les différents services de sécurité, corollairement à celle qui couve au sein du palais, les jours du monarque étant comptés, en raison de sa grave maladie, chuchote-t-on à Rabat.

Aucune décision importante n’est prise au Maroc, en dépit des événements internationaux qui se bousculent et de l’isolement auquel le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le patron de l’action extérieure, Yassine Mansouri, ont conduit le pays, qui enregistre fiasco sur fiasco dans les fora internationaux. Le temps s’est arrêté et les Marocains subissent une véritable descente aux enfers due à une gouvernance fondée sur les intérêts personnels d’une caste qui se partage le pouvoir et pille les ressources financières du pays. Une caste composée de la famille royale, d’une poignée d’affairistes cupides, au premier rang desquels l’ami de Mohammed VI et néanmoins chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et d’investisseurs français indélicats qui participent à la spoliation des richesses sahraouies dans les territoires occupés.

La normalisation avec Israël a achevé de priver le peuple marocain du peu qui lui permettait de survivre, dépossédé de ses terres, expulsé de ses maisons et assoiffé depuis que des industriels israéliens ont pompé les réserves d’eau chiches pour irriguer leurs immenses implantations d’avocat et d’autres produits agricoles hydrivores.

Devant la détérioration de la situation et l’absence de l’Etat, c’est le gouverneur général du Maroc, André Azoulay, que la France a missionné pour se rendre sur le terrain et combler le vide laissé par le roi et son fils, occupés à garder le trône de peur que les prétendants Rachid et Hichem s’en accaparent, le premier soutenu par l’armée, le second adoubé par les Etats-Unis.

Durant ces pérégrinations dans des villes auparavant vidées de leur population pour éviter toute mauvaise surprise, c’est dans un français châtié que l’inamovible «conseiller» de Mohammed VI s’exprime avec ses administrés, les obligeant à remiser la langue arabe «officielle» au placard, le temps d’un échange avec celui dont les Marocains savent qu’il est le véritable détenteur des sceaux de la monarchie, fondée par le maréchal Lyautey et maintenue dans le giron de la France ad vitam ad aeternam.

Le palais royal a privé les Marocains du sacrifice de l’Aïd, cette année, preuve que la situation économique est désastreuse, avec près de 110 milliards de dollars de dette, une sècheresse face à laquelle l’Etat est impuissant et une dépendance aux bailleurs de fonds émiratis, qui fait du Maroc un pays vassalisé, soumis aux injonctions de Mohamed Ben Zayed, chef de file des pays arabes placés sous la tutelle du régime de Tel-Aviv.

Les apparitions publiques inhabituelles d’André Azoulay en sont un des signes révélateurs.

M. K.

Comment (3)

    Mohamed El Maadi
    27 février 2025 - 18 h 20 min

    La France, soucieuse de préserver ses intérêts stratégiques au Maghreb, positionne André Azoulay, figure emblématique du conseil royal marocain, comme acteur clé d’une transition politique sensible au Maroc. Cette décision révèle l’inquiétude française de perdre son influence dans une région où le royaume chérifien a longtemps servi de relais diplomatique et d’observateur privilégié, comme l’attestent les propos révélateurs d’un député français qualifiant le Maroc « d’yeux et d’oreilles » de la France dans la région.

    La situation actuelle est caractérisée par un vide politique progressif, marqué par l’effacement du roi Mohammed VI de la scène publique. Son successeur désigné, Hassan III, formé à l’école politique de son grand-père Hassan II, porte en lui une vision absolutiste du pouvoir, héritée de l’adage royal selon lequel « le pouvoir ne se partage pas ». Le portrait qui se dessine du futur souverain est celui d’un homme austère, peu expansif, marqué par un tempérament vindicatif, particulièrement concernant les attaques passées contre sa mère, un sujet qu’il évoque fréquemment dans ses conversations privées.

    Les accords de normalisation avec Israël s’inscrivent dans une stratégie plus large, constituant un pacte tripartite complexe. Ce dernier garantit non seulement la succession royale d’Hassan III, mais également le soutien indéfectible de la France et d’Israël en cas de troubles internes. Cette alliance stratégique sert un triple objectif : maintenir l’influence française au Maghreb, offrir à Israël une base d’influence régionale, notamment vis-à-vis de l’Algérie, et consolider la position du pouvoir marocain actuel sur la scène internationale.

    L’atmosphère au sein du palais royal est électrique, traversée par des tensions croissantes entre deux camps : d’un côté, les opposants à la normalisation avec Israël, soucieux de préserver une certaine autonomie politique, et de l’autre, les partisans d’une alliance renforcée avec l’axe franco-israélien, privilégiant les intérêts économiques et diplomatiques, parfois au détriment du bien-être de la population marocaine.

    La transition qui s’annonce s’inscrit dans une tradition historique mouvementée des successions royales marocaines, traditionnellement marquées par des périodes de turbulences. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le règne de Mohammed VI a été caractérisé par une politique de division et d’équilibrisme entre différentes factions, créant un terrain propice aux tensions lors de la passation de pouvoir.

    Dans ce contexte, la présence accrue d’André Azoulay dans des cercles traditionnellement réservés à la famille royale prend une dimension particulière. Représentant les intérêts franco-israéliens, son rôle s’étend désormais au-delà de ses attributions habituelles, témoignant d’une volonté d’anticiper et de sécuriser les nombreux accords commerciaux et stratégiques liant le Maroc à ses partenaires occidentaux.

    Cette configuration politique complexe révèle les enjeux majeurs d’une transition qui dépasse largement les frontières du royaume. Elle illustre la détermination de la France et d’Israël à maintenir leur influence dans la région, utilisant le Maroc comme pivot de leur stratégie régionale. La stabilité future du royaume et de la région toute entière pourrait dépendre de la manière dont cette délicate transition sera gérée, sous l’œil vigilant des puissances étrangères et face aux aspirations croissantes du peuple marocain.

    Consiglieri di Capo
    27 février 2025 - 17 h 26 min

    Le Comptable du CARTEL du CANABIS
    Il Consiglieri de la MAFIA des El Alaoui.
    D’habitude, ils se font discrets…

    Brahms
    27 février 2025 - 17 h 05 min

    Les clés de la gérance, le pays est dirigé par les juifs et la France, les mêmes que ceux de la chaine CNEWS

    Le Roi d’opérette est sûrement dans la cuisine. Au programme : Couscous garbit au poulet, chorba puis direction salon avec un verre de thé à se gratter le ventre. Le soir, il ira faire les comptes du trafic de stupéfiants avec ses voyous du Palais.

    Les juifs et français sont heureux comme des petites souris qui s’amusent dans le gros gruyère. Elles font des trous partout pendant que le Roi d’opérette se gave comme une oie.

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