Urgent |

Attentat contre le site gazier de Tiguentourine : l’un des dossiers terroristes les plus sensibles jugé en 2026

Plus de onze ans après l’attaque terroriste contre le complexe gazier de Tiguentourine, près d’In Amenas (wilaya d’Illizi), la justice s’apprête à rouvrir l’un des dossiers les plus lourds et les plus sensibles liés au terrorisme. Le 8 février 2026, le pôle pénal spécialisé de Dar El-Beïda, à Alger, entamera le procès de quatre accusés poursuivis pour leur implication dans l’attentat qui avait profondément marqué l’Algérie et la communauté internationale en janvier 2013, indique le quotidien arabophone Echorouk.

Selon les éléments de l’instruction, les accusés actuellement détenus sont Abdelkader Drouiche, dit «Abou El-Baraa», présenté comme l’adjoint de l’émir de la katiba «Les Signataires par le sang», Kroumi Bouziane, surnommé «Redouane», le ressortissant tunisien Laroussi Derbali, ainsi que Bouhafs Djaâfar. Ils devront répondre devant le tribunal criminel de graves chefs d’accusation, parmi lesquels l’appartenance à une organisation terroriste opérant à l’étranger, la création et la direction d’un groupe armé, l’homicide volontaire avec préméditation, l’enlèvement et la séquestration avec usage de violence, ainsi que la détention et l’utilisation illégales d’armes et d’explosifs.

L’attaque de Tiguentourine avait été menée par un groupe de 33 terroristes qui avait pris d’assaut le site gazier le 16 janvier 2013, prenant en otage plus de 800 personnes, dont environ 130 ressortissants étrangers. L’intervention des forces spéciales de l’Armée nationale populaire, appuyées par les services de sécurité, avait permis de neutraliser la majorité des assaillants.

Annoncé comme long et complexe, le procès devrait permettre d’éclairer de nombreux aspects encore sensibles de cette affaire, tant sur le déroulement de l’attaque que sur les réseaux terroristes impliqués. Les audiences, prévues en séance publique, sont attendues avec une attention particulière, compte tenu des enjeux sécuritaires, judiciaires et mémoriels liés à ce drame.

Les autorités judiciaires entendent, à travers ce procès, établir les responsabilités pénales sur la base des faits et des preuves, et apporter un éclairage judiciaire définitif sur l’une des pages les plus tragiques de l’histoire sécuritaire récente de l’Algérie.

H. A.

2 Commentaires

  1. Ce chapitre de l’affaire Tiguentourine doit être clôt par la condamnation à mort et l’exécution des derniers terroristes du groupe qui a crue mettre l’Algerie à genoux et déchirer une bonne fois pour toute cette page mais bien sure sans l’oublier.

    Répondre
  2. Rétablir la peine de mort! Là est la solution! Ainsi personne ne pourra s’aventurer en Algérie! Oui ! La reddition ou la mort!
    Que nos députés oublient leur trouvaille: la déchéance de la nationalité qui est une hérésie qui arrange les personnes incriminées qui peuvent donner libre cours à leur trahison sans que l’État ne puisse les poursuivre ou demander leur extradition, car ils ne seront plus Algériens!

    Répondre

Laisser un commentaire