C’était une nuit tiède de novembre, le genre de soirée où l’air d’Alger porte encore la chaleur du jour et l’odeur de la mer toute proche. J’étais dans le centre-ville, près de la Grande Poste, quand les premiers klaxons ont commencé à retentir. D’abord sporadiques, comme après un but ordinaire. Puis plus forts, plus nombreux, jusqu’à devenir un concert continu. Les Verts venaient de battre un adversaire historique en qualification, et la ville entière semblait se réveiller d’un long sommeil.
En quelques minutes, les rues se sont remplies.
Ce que représentait cette nuit pour les Algériens
Depuis 2019, les grandes célébrations collectives dans les rues d’Alger portent toujours une double signification. Il y a la joie sportive, bien sûr – le football reste le plus grand dérivatif national. Mais il y a aussi cette mémoire du Hirak, quand des millions descendaient pacifiquement chaque vendredi. Ce soir-là, les drapeaux verts et blancs, les chants, les voussures de klaxons, tout faisait écho à ces vendredis-là, sans jamais le dire ouvertement.
La victoire sur le terrain devenait prétexte à une communion retrouvée. Les jeunes qui n’avaient pas vécu 2019 en direct revivaient, à travers leurs aînés, ce sentiment d’unité rare.
On la voyait surtout chez :
- Les familles entières descendues dans la rue, enfants sur les épaules.
- Les anciens du Hirak qui pleuraient en silence au milieu des chants.
- Les jeunes qui filmaient tout, conscients qu’ils vivaient un moment historique.
- Les chauffeurs de taxi klaxonnant sans arrêt, offrant des courses gratuites.
Ce n’était pas seulement du football. C’était l’Algérie qui se retrouvait.
Comment cette nuit s’est déroulée dans les rues d’Alger
Le déroulement avait une étrange familiarité.
- Les premiers klaxons près du Stade 5-Juillet, puis la vague qui descend vers le centre.
- Les gens sortent des cafés, des maisons, des voitures garées en double file.
- La Place Audin se remplit en premier, puis la Grande Poste, puis toute la rue Didouche.
- Les drapeaux apparaissent comme par magie – sortis des balcons, des coffres de voiture.
- Les chants commencent : « One, Two, Three, Viva l’Algérie ! », puis les vieux refrains du Hirak adaptés.
- Les embrassades entre inconnus, les selfies, les larmes de joie.
- La police, discrète, laisse faire – elle aussi algérienne ce soir-là.
- Vers 2 heures du matin, la foule commence à se disperser doucement, épuisée mais heureuse.
Personne ne voulait que ça finisse.
Parmi les milliers de vidéos partagées cette nuit-là, certaines montraient des groupes de jeunes qui, une fois rentrés, prolongeaient l’euphorie avec des défis légers en ligne – comme ceux proposés sur https://inoutgames.com/fr/, version francophone qui tournait beaucoup en Algérie ce soir-là.
Ce que les gens racontaient le lendemain
Sur les réseaux, dans les cafés, au travail, les anecdotes fusaient.
- « J’ai vu un vieux monsieur pleurer en disant ‘c’est comme en 2019, mais en mieux’. »
- « Ma fille de 8 ans a dansé dans la rue pour la première fois. »
- « On a marché de Bab El Oued jusqu’à la Grande Poste, 10 km de joie pure. »
Les journaux parlaient de « millions dans les rues », mais ceux qui y étaient savaient que c’était surtout des centaines de milliers… mais que ça suffisait pour que le pays entier se sente uni.
Comment ces célébrations ont marqué l’année
Cette nuit n’était pas isolée. Chaque victoire importante déclenchait le même phénomène dans différentes villes – Oran, Constantine, Annaba. Les autorités, apprenant de 2019, laissaient faire tant que ça restait pacifique. Les célébrations sportives devenaient le seul espace où l’expression collective était encore totalement libre.
Cette nuit valait-elle toute cette émotion ?
Oui, parce qu’elle rappelait que l’Algérie sait encore se retrouver autour de quelque chose de positif, sans slogan politique, juste avec un ballon et un drapeau.
A-t-on vraiment revécu 2019 ?
Pas exactement. C’était plus doux, plus familial, moins revendicatif. Mais l’émotion collective, elle, était intacte.
Ce type de célébration va-t-il durer ?
Tant que l’équipe nationale gagnera et que le peuple aura besoin de se retrouver, oui. C’est devenu le nouveau vendredi pacifique.
Avantages et inconvénients de ces nuits spontanées
Avantages
· Union nationale sans politique
· Joie intergénérationnelle
· Expression libre et pacifique
· Souvenirs qui durent toute une vie
· Image positive de l’Algérie à l’étranger
Inconvénients
· Circulation paralysée
· Fatigue le lendemain
· Quelques incidents isolés
Les avantages l’emportent largement dans le cœur des Algériens.
Réflexion finale : mon ressenti honnête sur cette nuit à Alger
Quand je suis rentré chez moi vers 3 heures du matin, les pieds fatigués mais le cœur léger, j’ai compris quelque chose de simple : parfois, une victoire sportive fait plus pour l’unité nationale que des discours officiels. Cette nuit-là, Alger n’a pas seulement fêté un match. Elle s’est rappelé qu’elle pouvait encore vibrer à l’unisson.
La prochaine fois que les Verts gagneront un match important, regardez les rues. Vous comprendrez.
Questions fréquentes
Était-ce vraiment comme 2019 ?
L’ambiance oui, l’enjeu non. Plus doux, plus familial.
Les autorités ont-elles laissé faire ?
Oui, tant que ça restait pacifique – leçon apprise du Hirak.
Cela arrive-t-il souvent ?
À chaque grande victoire, dans toutes les grandes villes.


