L’Organisation nationale des transporteurs algériens a apporté des précisions importantes concernant le projet de nouveau code de la route. Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, l’organisation a tenu à rassurer l’ensemble des professionnels du secteur quant à l’état d’avancement du texte.
Selon la même source, le projet de loi n’a pas encore été définitivement adopté. S’il a déjà obtenu l’approbation de l’Assemblée populaire nationale, il demeure à l’étude au niveau du Conseil de la nation, ce qui laisse encore une marge de discussion et d’amendement. Un point jugé essentiel par les syndicats du transport, qui craignaient une adoption rapide sans prise en compte de leurs préoccupations.
Lors de cette rencontre, les représentants des transporteurs ont souligné que le futur texte devra intégrer les réalités du terrain et les attentes spécifiques des différents acteurs du secteur, qu’il s’agisse des propriétaires de bus, des chauffeurs de taxis ou des transporteurs de marchandises. Les échanges ont permis d’exposer l’ensemble des difficultés rencontrées par la profession, notamment la faible rentabilité liée aux coûts élevés de maintenance des véhicules, le renouvellement du parc roulant, ainsi que la situation globale du secteur des transports.
L’organisation a également indiqué avoir transmis une correspondance officielle au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Ce document comprend une série de propositions concrètes visant à réformer le secteur, améliorer les conditions de travail des transporteurs, moderniser les moyens de transport et assurer une plus grande stabilité professionnelle, tout en tenant compte des impératifs de sécurité routière et de l’intérêt général.
Par ailleurs, les transporteurs ont plaidé pour l’organisation de véritables assises nationales du transport, sous le patronage du président de la République. Une telle initiative, estiment-ils, permettrait de dégager des solutions pratiques et durables pour relancer un secteur stratégique, considéré comme l’un des piliers de l’économie nationale.
F. O.



