Par Kamel M. – Le monde scrute la Déclaration d’Alger de près, alors que l’Algérie vient de poser un acte fondateur majeur pour l’avenir énergétique mondial. La signature officielle de la «Déclaration ministérielle d’Alger» marque une étape décisive pour le mégaprojet du SoutH2 Corridor, une initiative stratégique réunissant l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche. En présence des ministres de l’Energie des pays partenaires, cette rencontre diplomatique de haut niveau concrétise une ambition commune : acheminer 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis le sol algérien jusqu’au cœur industriel de l’Europe.
Dans les médias internationaux, l’analyse de cet événement résonne comme un signal de rupture. Loin des discours creux et répétitifs des grandes messes climatiques telles que les COP, où les promesses s’accumulent sans jamais être suivies d’effets palpables, l’Algérie démontre une approche radicalement différente. Là où la diplomatie globale parle beaucoup mais n’agit pas, Alger conduit désormais une entreprise réelle en faveur de l’environnement, portée par des décisions souveraines et des faits tangibles.
Plusieurs analystes de la presse internationale partagent ce constat de rupture, observant que la Déclaration d’Alger traduit une dynamique qui dépasse le simple cadre diplomatique. De son côté, la presse économique européenne souligne la vitesse d’exécution de ce dossier. Entre les premières intentions et la signature de cette déclaration opérationnelle, l’Algérie a transformé un concept théorique en feuille de route industrielle. Le projet s’appuie sur des infrastructures concrètes, prévoyant la reconversion et l’adaptation de gazoducs existants sur un tracé de plus de 3 000 kilomètres reliant les deux rives de la Méditerranée.
L’écho médiatique mondial met en lumière le rôle pivot de l’Algérie, qualifiée par plusieurs observateurs de futur poumon vert de l’Europe. Grâce à son immense potentiel solaire, ses espaces exploitables et un coût de production de l’hydrogène vert défiant toute concurrence, le pays ne se contente pas d’exporter sa ressource brute. Les publications spécialisées, à l’image des récents rapports de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole mettent systématiquement en avant «les efforts déployés par l’Algérie dans le développement de l’hydrogène vert», validant ainsi sa crédibilité sur la scène internationale.
La stratégie algérienne intègre la fabrication locale d’électrolyseurs et un transfert technologique rigoureux avec des géants industriels allemands. Ce projet titanesque, qui couvrira à terme près de 10% de la demande européenne en hydrogène à l’horizon 2040, redéfinit la géopolitique de l’énergie propre. En actant la Déclaration d’Alger, les cinq pays partenaires s’engagent dans des faits palpables.
Les médias mondiaux ne s’y trompent pas : l’Algérie vient de prouver que la véritable transition écologique ne se négocie pas dans des amphithéâtres feutrés, mais s’écrit sur le terrain, par des investissements massifs et une volonté politique inébranlable.
K. M.


