Par Abdelkader S. – La diplomatie américaine a décidément une conception bien particulière de la paix. A l’ONU, le représentant des Etats-Unis, Mike Waltz, a une nouvelle fois brandi ce mot pour déplorer le veto russe opposé au projet de résolution américain sur le Sahara Occidental. Une déclaration qui ne manque pas de susciter l’interrogation, tant le discours de Washington sur la paix contraste avec ses actes sur la scène internationale. De quelle paix les Etats-Unis parlent-ils lorsqu’ils soutiennent militairement et financièrement Israël dans son génocide contre les populations civiles palestiniennes, commettent une agression militaire contre l’Iran et cherchent, dans le même temps, à imposer au peuple sahraoui une solution politique qui ne recueille pas son consentement ?
Sur le dossier sahraoui, le projet américain était loin de constituer une initiative neutre destinée à rapprocher les positions. En érigeant le plan d’autonomie marocain sous occupation marocaine en référence centrale du règlement, Washington entendait consacrer les prétentions de Rabat et orienter le processus onusien vers une issue largement prédéterminée. Une telle démarche revient à placer le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui au second plan, au profit des intérêts stratégiques d’un vassal. La paix ne saurait pourtant se construire en faisant abstraction des droits d’un peuple ni en transformant une puissance occupante en arbitre de son propre conflit.
Cette partialité interroge d’autant plus que la soumission de Rabat à Washington s’inscrit dans le contexte de la normalisation marocaine avec Israël. Le soutien américain aux ambitions expansionnistes marocaines au Sahara Occidental apparaît ainsi comme un élément d’un arrangement géopolitique plus vaste, dans lequel les alliances et les convergences stratégiques prennent le pas sur les principes du droit international, le Sahara Occidental n’étant devenu qu’une pièce supplémentaire sur l’échiquier des intérêts américains.
La contradiction est encore plus manifeste au Moyen-Orient. Donald Trump a engagé son pays dans une confrontation militaire avec l’Iran, tandis que Washington continue de fournir à Israël les moyens militaires et financiers de poursuivre ses massacres à Gaza. A cela s’ajoute le soutien politique affiché de Trump au criminel Benyamin Netanyahou dans le contexte électoral israélien. Où sont donc passées les exigences américaines de retenue, de respect du droit international et de protection des civils ?
A force d’invoquer la paix tout en privilégiant les rapports de force, les intérêts des alliés et les solutions imposées, les Etats-Unis achèvent d’écorner leur propre crédibilité diplomatique. La paix n’est pas un instrument de marchandage, encore moins un privilège réservé aux partenaires de Washington. Elle commence par le respect du droit et la reconnaissance du droit des peuples à décider librement de leur avenir.
Pour les peuples palestinien et sahraoui, en tout cas, le mot paix ne peut avoir de sens que s’il rime enfin avec justice.
A. S.



Que l’auteur de cet article m’excuse si mon commentaire peut paraître hors propos, mais ce n’est en rien un manque de respect ou autre chose.
Soulevé tant d’interrogation (justifier qui plus est) relève d’une sorte de déni des réalités évidente couvertes par la confusion orchestrée au sein de cette choses appelé l’ONU.
La fosse des Marianne se situe à plus de onze kilomètres sous la mer en plus de la pression qui transformerait n’importe quel sous marin en une cannette de jus broyer. Personne n’a réussi à m’expliquer pourquoi à cette profondeur l’eau est glacial alors qu’elle est sensé être plus chaude puisqu’elle est plus proche du centre de la terre qui est en fusion ?
D’autres part dans les années 50 un traité qui n’a jamais été enfreint par les signataires reste toujours en vigueur par les mêmes qui font semblant de se crêper le chignon à l’ONU. Je veux bien croire que ce traité est pour la préservation de l’Antarctique, mais en quoi ce dernier serait il menacé si on le regarde à travers les multiples yeux au dessus de nos têtes ( cela aussi est interdit)?
Pour les Palestiniens autant que pour les Sahraouis seul le combat armée sans répit est la solution à leurs problèmes. Le reste n’a rien résolu et ne résoudra rien du tout./
Je dis ça je dis rien