L’UE dénonce les «provocations» d’Ankara en Méditerranée
L’Union européenne a dénoncé, vendredi 16 octobre, les «provocations» de la Turquie en Méditerranée orientale et renouvelé leur menace de sanctions dans les conclusions adoptées lors d’un sommet à Bruxelles, rapportent des médias étrangers.
«Nous déplorons les actions et les provocations unilatérales de la Turquie», a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel, à l’issue de la réunion, précisant que le «Conseil européen demande instamment à la Turquie d’inverser ses actions et d’œuvrer à la détente de manière cohérente et soutenue».
Lors de son point de presse, le président français, Emmanuel Macron, a indiqué : «Nous avons réaffirmé notre volonté de ne céder en rien à ces provocations et nous avons acté que nous reviendrons avec des décisions dans les prochains mois, en fonction de l’évolution du comportement de la Turquie.» Les dirigeants européens ont rappelé dans leurs conclusions la menace de sanctions formulées si Ankara ne cesse pas ses actions unilatérales.
Selon les mêmes sources, l’UE a condamné le soutien d’Ankara à la décision des autorités de l’autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN) de rouvrir l’accès à la station balnéaire chypriote-grecque de Varosha, interdit par l’armée turque depuis l’invasion du nord de l’île par Ankara il y a 46 ans.
L’organisation européenne a dénoncé le retour du navire d’exploration gazière Oruç Reis au sud de l’île grecque de Kastellorizo, proche des côtes turques, au risque de raviver les tensions avec la Grèce. Ce navire avait été retiré des eaux grecques avant le sommet européen des 1er et 2e octobre.
R. I.
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