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Islamisme : l’islamologue Razika Adnani pointe l’hypocrisie cynique des Emirats arabes unis

La décision des Emirats arabes unis de restreindre les bourses accordées à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques a été présentée comme une mesure de protection contre la radicalisation islamiste et l’influence des Frères musulmans sur les campus européens. Mais à y regarder de plus près, cette initiative révèle surtout les contradictions profondes d’un Etat qui instrumentalise la lutte contre l’islamisme au service de ses propres rivalités idéologiques et géopolitiques.

Comme le rappelle la philosophe Razika Adnani dans une interview accordée à Atlantico, cette décision s’inscrit avant tout dans une guerre d’influence entre puissances du Golfe. Les Emirats, en conflit idéologico-religieux avec le Qatar, soutien assumé des Frères musulmans, et longtemps opposés au wahhabisme saoudien, ne cherchent pas tant à combattre l’islam politique qu’à neutraliser une forme concurrente de celui-ci. «La lutte contre les Frères musulmans n’est pas une lutte contre l’islam politique, mais contre une forme d’islam politique», souligne-t-elle. Autrement dit, les Emirats dénoncent chez les autres ce qu’ils pratiquent eux-mêmes.

En effet, cet Etat dirigé d’une main de fer par Mohammed Ben Zayed n’a rien d’un modèle de séparation entre religion et politique. La théocratie y constitue la source principale de la législation, l’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas constitutionnellement reconnue et, dans les universités, le voile est omniprésent. En s’érigeant en sentinelle de la modération face aux dérives supposées des universités européennes, Abou Dhabi expose une posture pour le moins paradoxale, voire cynique.

Cette posture n’est pas sans arrière-pensée diplomatique. En ciblant explicitement les universités britanniques, les Emirats entendent aussi faire pression sur Londres pour qu’elle adopte une ligne plus dure à l’égard des Frères musulmans. Le message est clair : la permissivité occidentale à l’égard de certains réseaux islamistes n’est plus tolérable. Mais ce rappel à l’ordre venu de l’extérieur agit comme un miroir brutal tendu à l’Europe, révélant l’état de ses propres aveuglements.

Razika Adnani souligne que le phénomène n’a rien de marginal ni de nouveau. Depuis les années 1990 déjà, dans des pays comme l’Algérie, on observait que des étudiants revenant d’universités européennes développaient un rapport plus rigoriste à la religion. Les Frères musulmans, explique-t-elle, utilisent en Occident les mêmes stratégies qu’ailleurs : investir les universités, lieux de formation des élites et de production intellectuelle.

Pour autant, le discours des Emirats reste profondément ambigu. En dénonçant l’endoctrinement islamiste en Europe, ils occultent leur propre responsabilité dans la diffusion mondiale d’un islam conservateur et politique, notamment à travers des financements, des partenariats et une diplomatie religieuse active. «Là où il y a financement, il y a influence», rappelle l’islamologue, une logique que les pétromonarchies maîtrisent parfaitement.

La décision émirienne ne constitue donc pas un acte de courage politique, mais une manœuvre stratégique. Elle met en lumière les failles des universités européennes, certes, mais elle révèle surtout l’hypocrisie d’un Etat qui combat l’islamisme des autres tout en verrouillant toute possibilité de réforme de l’islam chez lui.

M. H.

7 Commentaires

  1. Les arabes ont complété l’obscurantisme islamiste par la camisole de force vestimentaire, voile, hayek, et autres torchons bourkas pour reléguer les femmes à des fantômes. Des tribus musulmanes, les hunzakas du fin fond du Pakistan révèlent au Monde, la sagesse, l’équilibre, le respect dans la foi de l’Islam sans les attributs dégradants imposés par les arabes, les femmes et les hommes vivent sans ségrégations du genre avec une alimentation saine, naturelle épurée des produits chimiques et des outrances carnassières. La beauté de cette population dans tous ses aspects confère à ce peuple à cette région le nom de paradis sur terre, Exemple à suivre pour passer un excellent ramadan non carné.

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  2. « Islamisme : l’islamologue Razika Adnani pointe l’hypocrisie cynique des Emirats arabes unis » titre M. H..

    Question à un doro: les modestes lecteurs de AP avaient ils besoin des « éclairages » de l’illustre islamologue pour découvrir que la vermine islamiste, quelle que soit le régime qui la représente est, d’abord et avant, une séquelle d’un monde ancien qui continue à exister parce qu’il sert, en premier lieu, les intérêts bien compris des puissances impérialistes et de l’entité sioniste, d’un part et les intérêts des couches compradores (c’est à dire aux services de puissances étrangères) qui dirigent ces « féodalités » d’un autre âge, d’autre part?

    Réponse gratuite: je pense que Abou Stroff, malgré la modestie qui l’étouffe, ne cesse de répondre positivement à la question depuis qu’il intervient sur ce site posée.

    Moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que, concernant l’Algérie, Abou Stroff (remarquez la figure de style d’un modeste penseur) ne cesse ressasser la sentence (que je cite de mémoire), ô combien pertinente, de feu le Général Lamari:

    si l’islamisme a été militairement vaincu, son idéologie ne l’a pas été.

    En effet, en accord avec Feu le Général Lamari et contrairement à ce que suggère le discours officiel, l’idéologie islamiste progresse, d’une manière palpable et quantifiable grâce, notamment, à la bienveillance, pour ne pas dire la complicité, de certaines fractions du pouvoir en place.

    Wa el fahem yefhem

    PS: je pense que du point de vue des patriotes algériens, la vermine islamiste, quel que soit le drapeau qu’elle arbore, doit être combattue à mort puisqu’elle même porte la …………… mort en son sein.

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  3. Tous ces bédouins sont des menteurs et des vendeurs de toc

    Ils font tout le contraire de l’islam, ils ne sont attirés que par la maille, ils leurrent les musulmans. Tous ces bédouins ne sont que des corbeaux de malheurs pour les pays musulmans.

    Par contre, ils apportent la joie, le bonheur économique aux européens et américains avec l’argent des musulmans.

    Il faut dégager leur culture pourrie issu des rîtes païens, adoration de pierre de jaspe pour être définitivement tranquille de ces raclures.

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  4. Comme à l’époque de Raïs Hamidou ; Les musulmans sont où ?

    Regardez la puissance de feu, l’Iran n’a aucun avion de combat, on va assister au carnage via ces mêmes bédouins de la bédouinerie ?

    L’USS Abraham Lincoln a traversé le détroit de Malacca il y a une semaine, d’après les relevés maritimes et les photos des observateurs locaux. Le porte-avions à propulsion nucléaire est passé au large de Singapour peu avant minuit dimanche dernier, feux au minimum, accompagné des destroyers USS Frank E. Petersen Jr, USS Spruance et USS Michael Murphy.

    La formation opérait en mer de Chine méridionale jusqu’à il y a quelques jours. Elle se dirige maintenant vers l’océan Indien. Ni le Pentagone ni la marine n’ont officiellement confirmé la destination finale, mais les données de navigation pointent dans cette direction.

    C’est la troisième fois en un peu plus d’un an qu’un groupe d’intervention déployé dans l’Indo-Pacifique reçoit l’ordre de se rediriger vers le Golfe. L’Abraham Lincoln a déjà été dérouté lors de son déploiement en 2024, et le porte-avions Nimitz a reçu des instructions similaires en juin dernier.

    Détails techniques et caractéristiques de la flotte
    L’USS Abraham Lincoln passe devant Malacca le dimanche 19 janvier 2026. – Vessel Finder
    USS Abraham Lincoln (CVN-72)
    L’USS Abraham Lincoln est un porte-avions à propulsion nucléaire de la classe Nimitz de la marine américaine. Autorisé en 1982 et mis en service en novembre 1989, ce navire de guerre représente l’une des plateformes navales les plus puissantes au monde.

    D’un déplacement de 880 000 tonnes et d’une longueur maximale de 332,8 mètres, le Lincoln est propulsé par deux réacteurs nucléaires Westinghouse A4W qui lui confèrent une autonomie illimitée et une vitesse supérieure à 30 nœuds (56 km/h). Son système de propulsion, composé de deux moteurs nucléaires, génère une puissance de 260 000 chevaux grâce à quatre turbines à vapeur.

    En termes d’armement défensif, il est équipé de lanceurs Sea Sparrow, de systèmes antimissiles RAM RIM-116 et de trois systèmes CIWS Phalanx pour la défense ponctuelle. Il est également équipé de radars sophistiqués de recherche aérienne AN/SPS-48E et AN/SPS-49, de systèmes de guerre électronique et de plusieurs radars de contrôle du trafic aérien.

    USS Abraham Lincoln 2019 (FILE IMAGE) – U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 3rd Class Clint Davis
    L’équipage total est de 5 680 personnes, réparties entre 3 200 membres de l’équipage du navire et 2 480 membres de l’escadre aérienne. Il peut transporter jusqu’à 90 aéronefs, y compris des avions et des hélicoptères, opérés par quatre catapultes et quatre ascenseurs, avec un hangar sous le pont.

    L’Abraham Lincoln transporte l’escadre aérienne 9, équipée de chasseurs F/A-18E/F Super Hornet, d’avions de guerre électronique EA-18G Growler, d’avions d’alerte précoce E-2D Advanced Hawkeye et d’hélicoptères MH-60.

    USS Frank E. Petersen Jr. (DDG-121)
    L’USS Frank E. Petersen Jr. est entré en service en mai 2022 en tant que 71e destroyer de la classe Arleigh Burke, en hommage au premier aviateur et général afro-américain du corps des Marines. Ce navire de 155 mètres et de 8 373 tonnes est propulsé par quatre turbines à gaz, ce qui lui permet de dépasser les 30 nœuds.

    Destroyer USS Frank E. Petersen – Commander Naval Sea Systems Command/Huntington Ingalls Industries –

    Équipé du système de combat Aegis Baseline 9C2, il dispose de capacités avancées de défense aérienne et antimissile balistique. Son armement comprend un canon de 5 pouces, 96 cellules de lancement vertical pour différents types de missiles (Standard, Tomahawk, ESSM et VL-ASROC), un système CIWS Phalanx, des tubes lance-torpilles et la capacité d’utiliser deux hélicoptères SH-60.

    USS Spruance (DDG-111)
    En service depuis octobre 2011, l’USS Spruance rend hommage à l’amiral Raymond A. Spruance de la Seconde Guerre mondiale et opère à partir de San Diego, en Californie.

    Petit rappel, le Roi Salmane d’Arabie Saoudite a donné 1000 milliards de dollars à l’Amérique soit l’argent des musulmans donc aux Koufards qui vont ensuite tuer des musulmans d’Iran, voila la réalité et après ce même Roi ira vous vendre son Coran à coup de 14 900 € en mode (Omra et Hadjj) pour les ignares.

    Le prochain pays c’est qui à votre avis ? Ils ont ont fait le tour des pays musulmans avec leur islam radical, ces raclures de bédouins. L’Iran ne tiendra pas une semaine.

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  5. Rajout : De mêmes dimensions que ses frères (155 mètres de long et 8 373 tonnes), ce destroyer de type Flight IIA intègre le système Aegis avec le radar AN/SPY-1D pour le suivi et la conduite de tir multi-cibles.

    Destroyer USS Spruance
    Destroyer USS Spruance – Por U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Will Gaskill – Esta imagen ha sido publicada por la Marina de Guerra de Estados Unidos con el número 160615-N-SU278-1089.E

    Son arsenal comprend un canon principal de 5 pouces, 96 cellules de lancement vertical, huit missiles antinavires Harpoon, des torpilles et un armement léger supplémentaire. La plate-forme de vol permet l’utilisation de deux hélicoptères anti-sous-marins SH-60B, offrant ainsi des capacités ASW étendues.

    USS Michael Murphy (DDG-112)
    Mis en service en 2012 et basé à Pearl Harbor, l’USS Michael Murphy rend hommage au lieutenant Michael P. Murphy, membre de la Navy SEAL, qui a reçu la médaille d’honneur à titre posthume après être tombé en Afghanistan lors de l’opération Red Wing en 2005.

    Ce destroyer de vol IIA partage les caractéristiques standard de sa classe : 155 mètres de long, une propulsion à turbine à gaz capable d’atteindre plus de 30 nœuds et un rayon d’action de plus de 4 400 milles nautiques. Il intègre le système de combat Aegis avec des capacités de défense contre les missiles balistiques de zone.

    USS Michael Murphy (DDG-112)
    USS Michael Murphy (DDG-112) – MC2 Jon Dasbach
    Sa configuration d’armement reprend celle des autres Flight IIA avec 96 cellules VLS, des canons de 5 pouces, des missiles Harpoon, le système Phalanx et des installations complètes pour deux hélicoptères embarqués.

    *Note : Un sous-marin d’attaque rapide accompagnerait également le groupe, bien que son identité reste confidentielle et que sa présence n’ait pu être confirmée au moment de la rédaction de ce document.

    Portée d’attaque du déploiement au Moyen-Orient
    Les trois destroyers partagent le même armement puisqu’ils appartiennent à la classe Arleigh Burke Flight IIA, et leur rayon d’action est donc identique. La portée opérationnelle maximale est principalement déterminée par leurs missiles embarqués dans des cellules VLS Mk 41.

    Le système à plus longue portée est le missile Standard SM-6, qui atteint entre 240 et 463 kilomètres selon les sources, bien que certaines estimations suggèrent jusqu’à 400 kilomètres en mode anti-navire. Ce missile multi-missions peut s’attaquer à des menaces aériennes, à des missiles de croisière et même à des cibles de surface, offrant une capacité au-delà de l’horizon grâce à l’intégration de capteurs externes.

    Missile SM-6 lancé à partir d’un destroyer
    Missile SM-6 lancé à partir d’un destroyer – U.S. Navy
    Les missiles de croisière Tomahawk offrent la plus longue portée d’attaque terrestre. Les versions actuelles du bloc IV ont une portée d’environ 1 600 kilomètres (environ 1 000 milles nautiques), tandis que les versions du bloc V conservent une portée similaire. Cet armement permet des frappes de précision contre des cibles terrestres fortement défendues, à des distances sûres.

    Missile Tomahawk

    Pour la lutte antinavire, les missiles Harpoon équipant ces destroyers ont une portée d’environ 130-240 kilomètres selon la version Block II ou Block II+ ER. Le canon Mk 45 de 5 pouces a une portée effective d’environ 24 kilomètres, utile principalement pour la défense ponctuelle et l’appui-feu naval.

    Le rayon d’action de l’Abraham Lincoln n’est pas limité par ses propres armes, mais par son escadre aérienne. Les chasseurs F/A-18E/F Super Hornet constituent sa principale capacité offensive, avec un rayon d’action d’environ 722 kilomètres (390 milles nautiques) en configuration de bombardement et de frappe de missiles air-air, qui peut être considérablement étendu par le ravitaillement en vol.

    Chasseurs F/A 18 Hornet sur un porte-avions américain. – US Navy

    Vide dans le Pacifique, concentration dans le Golfe

    Le départ de l’Abraham Lincoln des eaux asiatiques ne laisse que l’USS George Washington comme seul porte-avions américain dans la région indo-pacifique. Toutefois, ce navire est actuellement en maintenance à Yokosuka, au Japon, et son escadre aérienne devra suivre une formation de certification avant d’être à nouveau opérationnelle.

    Washington maintient une position à trois volets dans la région : la dissuasion par des capacités militaires visibles, l’endiguement de l’influence iranienne par des sanctions et des opérations indirectes, et des garanties de sécurité aux partenaires régionaux tels qu’Israël et les États du Golfe.

    La rapidité du redéploiement, qui a interrompu les opérations prévues dans le Pacifique, suggère que les décideurs militaires font du renforcement des capacités de réaction au Moyen-Orient une priorité. Alors que le porte-avions se dirige vers les eaux sous la juridiction du Commandement central américain, la question n’est plus de savoir s’il arrivera, mais ce qu’il trouvera lorsqu’il arrivera et les ordres qu’il recevra de Donald Trump.

    On va assister à un drame dans la semaine du 26/01/2026, les bourses mondiales vont plonger à – 10 %

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