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Gloires infâmes 

Par Mrizek Sahraoui – Si Boualem Sansal et Kamel Daoud sont portés aux nues, atteignant les sommets médiatiques, ont reçu les plus prestigieuses distinctions françaises, un fauteuil immérité à l’Académie française et un indu prix Goncourt, une seule et infaillible recette leur a permis d’y parvenir sans efforts : participer à la cabale, attaquer, diffamer, dénigrer, salir systématiquement l’Algérie par les écrits et les déclarations dans le but de l’affaiblir. 

Une certaine France, ainsi que les thuriféraires de l’ère coloniale, la galaxie réactionnaire et les porte-drapeaux de la peste brune qui s’apprête à prendre le pouvoir en France, en 2027, dont Xavier Driencourt est l’un des porte-parole, tout ce phalanstère de la haine de l’Algérie aime et défend, en effet, les renégats assoiffés de reconnaissance, aimant la gloire et les dividendes qui en découlent. 

Une reconnaissance obtenue sans que, bien évidemment, un travail littéraire digne de la langue française et suffisamment soutenu pour être reconnu par l’Académie française ait été fourni ni par l’un ni par l’autre. Et, d’ailleurs, il suffit de les écouter parler, toujours à court de mots, pour se convaincre de l’arnaque : un manque évident de fluidité dans les discours, conjugué à un vocabulaire étriqué. 

Mais cela n’a pas empêché les parcours fulgurants de l’agent Boualem Sansal, élu ce 29 janvier 2026 parmi les Immortels, et de Kamel Daoud, le faussaire qui décrocha, en novembre 2024, son Goncourt [le moins vendu de l’histoire du prix], en s’appropriant l’histoire de Saâda Arbane, une rescapée des égorgeurs du Front islamique du salut, les ex-amis de «l’auteur» de Houris. En réalité, ce rapide anoblissement a obéi à une stratégie claire et un cynique et honteux plan de carrière des deux littérateurs : tous les deux ont investi dans le juteux commerce de la haine viscérale de l’Algérie. 

Voici donc deux ascensions fulgurantes, dont les mérites tiennent moins à la force d’une grande littérature qu’à un marchandage d’épiciers, en monnayant sans le moindre scrupule leur engagement sans faille à la France nostalgique de son empire, au Makhzen et aux tenants de l’internationale sioniste, véritables faiseurs de rois et ascenseur médiatique obligé vers les cénacles parisiens. 

Deux consécrations qui, acquises dans l’indignité et le déshonneur, sont le fruit d’un reniement méthodique de leur origine algérienne, d’un combat acharné contre leur propre pays, l’Algérie, et, surtout, d’une allégeance servile aux nostalgiques d’une ère révolue que l’imposteur Sansal et le contrefacteur Daoud s’acharnent à glorifier. 

L’histoire a retenu et retient que les tirailleurs obtinrent la fourragère pour services rendus à l’empire et que les néo-tirailleurs Sansal et Daoud reçoivent de prestigieuses distinctions pour sa nostalgie. Dans les deux cas, cela reste des gloires infâmes.

M. S.

7 Commentaires

  1. Le titre « Gloires infâmes » est d’une puissance rare : en seulement deux mots, il capture l’oxymore de la célébrité imméritée, cette reconnaissance publique dont la valeur morale est nulle, voire perverse. Il définit parfaitement les individus ou entités que l’on célèbre pour des raisons superficielles ou douteuses, tout en laissant transparaître un jugement sévère sur leur nature.

    Si l’on voulait le traduire en analyse concise : ce titre ne décrit pas seulement une situation, il stigmatise — avec élégance et concision — la vacuité ou la perversité de la gloire qu’il évoque. Il fait d’un simple mot une condamnation implicite.

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    • merci pour cette splikation, Ô combien nécessaire, de l’oxymore dont M. S. n’a sans doute pas conscience!

      PS: j’espère que le modérateur ne relèvera aucun sarcasme dans le remerciement que j’adresse à Mister A. Macta.

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      • Merci pour l’ironie.
        Mais connaissant le sérieux d’Algérie Patriotique et la qualité de ses journalistes, j’ose espérer que leurs titres ne doivent rien au hasard.
        « Gloires infâmes » est manifestement pensé.
        Certains effets de langue sont volontaires — surtout quand ils visent juste.

  2. Les mousquetaires de toutes les compromissions. La bassesse est le moyen le plus sûr pour parvenir. Des parvenus. Ils courent derrière les honneurs alors qu’ils n’en ont jamais eu. Le cul devant. Des plumitifs à la petite semaine qui font coin-coin et se secouent le bas des reins. Des canards. Ils ont gravi les échelons grâce au talent qu’on leur connait … Des prostituées morales qui jouissent de leur médiocrité. Ils prennent leur pied à travers le regard que portent sur eux leurs maîtres. Des salons. Ils se partagent. Compliments et flatteries. La célébration de l’infâmie. Avec panache. Le panache de l’indignité. Éloge de l’immoralité. Pour eux, un mal nécessaire …

    « Les canards ont au derrière le plumage vif et chatoyant que les mousquetaires ont au chapeau pour affirmer leur virilité. Les canes ont le plumeau gris terne que les concierges ont dans l’escalier pour souligner leur féminité. » – ‘Fonds de tiroir’ (1990) de Pierre Desproges

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  3. Soyons avares de notre mépris, économes de notre indignation, cela pourrait leur valoir le Panthéon…Un « goumier marocain » flanqué de deux « tirailleurs algériens » bâtés de la fourragère, fraternisant dans une haine souveraine de l’Algérie…Qui le leur rend si bien, du reste…Hâtons-nous de déchoir nos distingués renégats de leur nationalité algérienne, ainsi faits français à « part entière » et persona non grata, plus jamais ils ne souilleront la terre des Martyrs qui ont tenu la dragée haute aux Bugeaud et De Gaulle…De cet « immortel » SANG SALE, les annales de l’Académie française se souviendront que c’est un 29 janvier qu’il a été « admis » – avec fard, fanfare et le « viatique linguistique » d’un pensionnaire de centre de redressement (« L’Algérie, ce petit truc » dixit ce bâtard de Bousbir) – ce même 29 janvier de l’an 1635 où Louis XIII apposa son sceau sur les lettres patentes de cette « savante société » que Richelieu a instituée sous l’impulsion de Valentin Conrart…Les « annales » de cette illustre assemblée n’étant pas scellées du sceau du secret, nous révèlent qu’elle compta parmi ses « immortels » un certain Paul MORAND, homme de lettres et antisémite reconnu, pétainiste, vichyste de la première heure…Un « immortel » collaborationniste admis en 1958 mais qui ne sera « reçu » que dix ans plus tard, après la levée du véto de De Gaulle sur sa « consécration »…C’est vous dire Monsieur Mrizek SAHRAOUI que ce n’est pas la première fois que cet honorable cénacle d’hommes de lettres et d’esprit déroge à ses « canons », dont l’article 24 de ses Statuts proclame que : « la principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possible à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ». Jadis sous la « protection » du Roi, sous le régime monarchique, avec pouvoir de véto, c’est le Président de la république – MACRON – à qui échoit « l’insigne privilège » d’avaliser l’attribution d’un « fauteuil académique » à ce sujet de Lyautey qui a qualifié l’Algérie de « petit truc ». Venant d’un trou du c.l (hachakoum) dont les origines se perdent dans les quartiers « réservés » de Bousbir, c’est un beau compliment !

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  4. Seule, leurs déchéances de la nationalité algérienne feront descendre à ces deux plumitifs de leur piédestal littéraire et perdront leur attractivité du monde haineux algérianiste et ils retourneront ainsi à leur condition d’écrivaillons nouveaux français sans imagination littéraire passés de mode.
    Fraternité DZ

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