Par Mehenna H. – La capitale française a échappé à une catastrophe sans même s’en rendre compte. Paris a évité une peste. Non pas celle des manuels d’histoire, mais une infection politique bien plus sournoise, portée par la véreuse Rachida Dati dont la carrière a été bâtie sur les arrangements, les compromissions et un sens très élastique de l’intérêt général.
Sous couvert de renouveau, elle proposait en réalité la continuité d’un système pourri où tout se négocie, où la transparence est un slogan creux, et où la gestion publique devient une affaire privée. Son programme n’était pas une vision, mais une opportunité. Pour elle, et pour ceux qui gravitent dans l’ombre des marchés bien attribués et des décisions opportunément orientées.
Sa défaite n’a rien d’anodin. Elle relève de l’hygiène démocratique. Car il faut appeler les choses par leur nom. Elire une telle figure, c’était accepter que la capitale française devienne un terrain de jeu pour intérêts particuliers, un espace où la confiance publique se délite jusqu’à disparaître.
Les Parisiens ont opposé un refus net. Pas par enthousiasme naïf, mais par instinct de survie civique. Ils ont compris que certaines candidatures ne sont pas de simples options politiques, mais des épidémies létales.
Cette séquence doit servir de leçon à l’ensemble des Français qui ont remis en selle des figures aussi exécrables qu’Eric Ciotti qui a fait main basse sur Nice, grâce à son alliance machiavélique avec le Rassemblement national qui lui a servi de marchepied.
Les villes ne s’effondrent pas toujours sous le choc d’un grand désastre. Parfois, elles se dégradent lentement, minées de l’intérieur par ceux qui prétendent les servir.
Cette fois, la contagion a été stoppée à temps à Paris. Mais que les Français ne s’y trompent pas. La peste rôde toujours.
M. H.


