Par A Boumezrag – Dans le grand échiquier méditerranéen, ce ne sont pas les traités qui déplacent les pions, mais les pipelines. Ce 25 mars, la visite de Giorgia Meloni à Alger dépasse largement le cadre d’un simple rendez-vous diplomatique. Elle s’inscrit dans un moment charnière où les routes mondiales du gaz se redessinent sous l’effet des crises internationales et des rivalités entre grandes puissances.
Dans cette reconfiguration accélérée, la Méditerranée cesse d’être un espace périphérique pour redevenir un centre de gravité stratégique, tandis que l’Algérie confirme son rôle pivot, reliant l’Afrique énergétique, l’Europe des besoins et le Sahel des équilibres sécuritaires.
Certaines visites officielles relèvent du protocole, d’autres relèvent de la tectonique géopolitique. Celle du 25 mars appartient sans conteste à la seconde catégorie.
Derrière les communiqués et les photos officielles se dessine une réalité beaucoup plus profonde : l’Europe du Sud réévalue sa sécurité énergétique. La dépendance historique à certaines sources d’approvisionnement s’effrite, tandis que les crises régionales et les tensions globales mettent en évidence un impératif stratégique : les routes de l’énergie ne suivent pas uniquement les marchés, elles suivent la géographie et les territoires fiables.
Depuis l’époque romaine, l’Afrique du Nord a constitué un arrière-pays stratégique pour la péninsule italienne. Hier, le grenier à blé, aujourd’hui, un pivot énergétique, le gaz algérien retrouve sa valeur géopolitique. Le gazoduc TransMed reliant l’Algérie à l’Italie n’est plus un simple tuyau, il devient une infrastructure de souveraineté européenne, un axe invisible mais vital pour la stabilité énergétique de l’Europe méridionale.
Mais cette dynamique dépasse l’énergie. Elle traduit un axe stratégique discret mais structurant : Alger-Rome, un partenariat fondé sur quatre piliers convergents : sécuriser des approvisionnements stables face à la volatilité des marchés internationaux ; consolider la Méditerranée comme centre stratégique ; lutter contre le terrorisme et contrôler les flux migratoires ; investissements et infrastructures dans un espace méditerranéen en recomposition.
Dans ce nouvel échiquier, l’Algérie cesse d’être perçue comme un fournisseur secondaire et redevient acteur pivot et incontournable.
Cette visite s’inscrit dans un contexte international particulièrement révélateur. Les tensions au Moyen-Orient, la fragmentation des marchés du gaz liquéfié et la compétition globale entre grandes puissances redonnent une valeur stratégique aux fournisseurs stables et géographiquement proches. Dans ce cadre, la stabilité algérienne devient un facteur énergétique européen et un levier diplomatique majeur.
L’Italie a parfaitement saisi cette logique. En consolidant son partenariat avec l’Algérie, elle ne cherche pas seulement à sécuriser son approvisionnement en gaz. Elle cherche à se positionner comme passerelle stratégique entre l’Afrique et l’Europe, tout en influençant la recomposition méditerranéenne. Mais au-delà des calculs italiens, c’est l’Algérie qui tire la force de son positionnement géographique et de sa stabilité, retrouvant un rôle central que l’histoire et la géographie avaient toujours préfiguré.
Le retour en force de l’Algérie sur le devant de la scène méditerranéenne illustre un principe simple mais puissant : l’énergie dicte la géopolitique, et la géopolitique se réorganise toujours autour des territoires clés. Dans un monde où les routes du gaz se redessinent au rythme des crises et des rivalités, l’Algérie ne peut être considérée comme une alternative, mais plutôt comme un pivot indispensable, autour duquel s’articule désormais l’équilibre énergétique européen et méditerranéen.
Ainsi, la visite italienne de ce mercredi marque un moment où la géographie reprend silencieusement le dessus sur les calculs conjoncturels. Les routes du gaz, et avec elles l’équilibre stratégique de l’Europe méridionale, passent par Alger. Dans cette recomposition méditerranéenne, l’Algérie confirme qu’elle n’est pas périphérique mais centrale, non seulement pour l’énergie mais pour la stabilité et l’influence régionale.
Dans l’histoire comme dans la géopolitique de l’énergie, les routes ne suivent jamais seulement les marchés ; elles suivent les territoires capables de relier les continents. Et lorsque ces routes se redessinent, elles finissent toujours par revenir vers les puissances charnières, celles que la géographie n’a jamais placées au hasard, mais au cœur des équilibres du monde.
A. B.




« Comment l’Algérie s’impose dans la survie énergétique de l’Europe et de la Méditerranée » titre A. B..
J’espère que la conjoncture actuelle ne renforcera pas notre statut d’économie mono-exportatrice d’hydrocarbures mais accélèrera la diversification (grâce à des investissements productifs des surplus financiers), tout azimut, de notre économie, diversification qui nous permettra de nous extirper du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui nous réduit à de simples tubes digestifs ambulants doublés de zombies décérébrés.
Wa el fahem yefhem
L’Algérie + la Libye pourraient être des perles pour l’Europe ?
Seulement, le Qatar a bousillé la Libye avec Nicolas Sarkozy Nagy Bocsa afin d’exporter son propre gaz en éliminant un concurrent direct. Depuis 2011, la Libye reste à l’arrêt et le Qatari envoi même des mercenaires (anciens militaires) qui touchent des millions de dollars pour maintenir la Libye dans le sous développement, la casse.
Maintenant, les Perses font subir au Qatari la même chose endurée par les Libyens.
C’est l’effet, Boomerang, on sème ce que l’on récolte et vous voyez bien que l’or baisse énormément sur le marché, moins 7,10 % le 23/03/2026, soit 4 135 € l’once alors qu’auparavant, elle était à 5 600 dollars.
Cela signifie que les bédouins de la bédouinerie commencent à vendre leur stock d’or car ils ont besoin de cash pour financer leurs dépenses inconsidérées (goût de luxe).
En effet, lorsque vous roulez en Ferrari, Bugatti Chiron, Veyron, Rolls Royce, les coûts financiers d’entretien de ce genre de véhicules coûtent une fortune. Exemple : Une simple vidange sur une Bugatti Chiron c’est 15 000 € – changer les 04 pneus et jantes obligatoire c’est 60 000 € – l’assurance du véhicule 5000 € par an
La Bugatti Chiron est une voiture d’exception, conçue à Molsheim (Alsace), dont chaque exemplaire est unique. Si l’on cherche une réponse rapide, voilà ce qui ressort pour la dernière grille tarifaire connue :
– Chiron Sport : 2,65 millions d’euros
– Chiron Pur Sport : 3,2 millions d’euros
– Chiron Super Sport : 3,84 millions d’euros
La perte financière pour le Qatar s’élève déjà à 20 milliards d’euros pour l’année en matière de gaz donc vous verrez ça va aller encore plus fort. Chacun son tour.
Pour finir, ces deux pays Algérie + Libye pourraient devenir des pays importants
L’Algérie est un partenaire fiable. L’axe Alger-Rome qui se renforce et de nouvelles perspectives qui se dessinent.
« Le retour en force de l’Algérie sur le devant de la scène méditerranéenne illustre un principe simple mais puissant : l’énergie dicte la géopolitique, et la géopolitique se réorganise toujours autour des territoires clés. » Excellent, Dr Boumezrag. Oui c’est clair que la GÉOPOLITIQUE ne se RÉORGANISE pas/JAMAIS autour des territoires miséreux pauvres, voire mendiants…
J’appelle nos valeureux Membres du Haut Conseil de Sécurité DZ de se pencher sur la GRAVE GRISE énergétique et alimentaire qui planent sur le « royaume mendiant » d’à côté, en préparant des zones isolées tout au long de la frontière ouest pour accueillir les esclaves d’Azoulay qui ne mangent pas à leur FAIM.
Beau Questiou ! _Si Makhloof El Bombardi.
@Kader,
Merci de nous avoir rappelé qu’il y avait un ARTISTE, sage, équilibré, qui n’ait jamais été attiré par l’argent sale qui coulait à flot durant l’ère des imposteurs, voleurs, traîtres SANS ORIGINES…
Oui missiou. Bien vu cette histoire prédictive.
L Algérie ne vend seulement le gaz à l Europe, mais également la sécurité énergétique.
Il est à espérer que l Algérie ne reçoit pas seulement des euros en contrepartie, mais également investissements et relocalisations pour soutenir son développement.
تحيا الجزائر الجديدة، الجزائر المنتصرة، الجزائر العظمي و تحيا أحفاد الشهداء و المجاهدين فخامة الشعب الجزائري العظيم و تحيا الجيش الوطني الشعبي سليل جيش التحرير الوطني العظيم قاهر فرنسا و الناتو
المجد و الخلود لشهداءنا الأبرار
عسكرية، و عسكرية، و ثم عسكرية، و أيضا عسكرية و ستبقى عسكرية إلى يوم الدين
آمين يا سيدي ربي
Vendre des matières premières ne fait pas de toi une puissance énergétique, seulement un fournisseur pour les puissants.
Pour devenir véritablement fort, il faut revaloriser ton économie, créer de la valeur ajoutée et faire monter en puissance ton système économique jusqu’à ce qu’il soit reconnu dans le monde entier.
Sans une économie mondiale solide, tu resteras un simple pion énergétique.
Ce n’est pas ce que ton sous-sol te donne qui fait ta puissance, mais la manière dont ton économie transforme cette richesse en valeur, en influence, et en monnaie forte le cœur de ta puissance.
Le reste ne profite qu’aux acheteurs.
Regarde la Chine sans sa puissance économique, ce pays serait au bord de la faillite malgré sa taille et ses ressources.
Si la puissance de ton argent est forte à l’intérieur de ton pays, te faisant première économie de ton continent, mais qu’à l’échelle mondiale ta monnaie et tes marchés n’ont pas de valeur réelle, alors ce n’est pas une économie puissante. C’est simplement un PIB et un PNB qui grimpent, mais une valeur boursière elle ne vaut rien sur la scène mondiale.
Ciao
Le paradoxe, c’est qu’on va nous demander d’exploiter notre gaz de schiste !