Création d’un réseau de lutte contre la répression suite au décès de Kamel-Eddine Fekhar
Journalistes, écrivains, enseignants universitaires, avocats, militants des droits de l’Homme et simples citoyens ont décidé de créer un réseau de lutte contre la répression, pour la libération des détenus d’opinions et pour les libertés démocratiques suite au décès en détention de Kamel-Eddine Fekhar.
Il s’agit d’un premier point d’appui pour l’organisation d’un réseau ouvert, comme son nom l’indique», note ce collectif dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Le réseau a pour objectifs de «recenser tous les cas de répression et d’atteinte à l’exercice de tous les droits et libertés démocratiques et d’en informer l’opinion par tous les moyens», lit-on dans le communiqué signé par plusieurs adhérents à cette démarche saluée.
Le réseau se donne aussi pour mission de «lutter, en synergie avec les comités existants, les activistes et blogueurs défendant les même objectifs, pour la libération des emprisonnés politiques, d’opinions et défenseurs des droits humains». Il cite notamment les cas de Hadj Ghermoul, incarcéré à Saïda, des cinq détenus de Ghardaïa (Mohamed Baba Nedjar, Laasaker Bahmed, Khayat Idris, Tichabet Noredine et Bassim Brahim), d’Abdellah Ben Naoum, blogueur incarcéré à Sidi Bel-Abbès, de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs incarcérée à Blida, et des citoyens «demeurés anonymes, en particulier les jeunes interpellés à la faveur ou sous prétexte des marches, dont les cas et situations seraient portés à notre connaissance».
Le réseau de lutte contre la répression entend «exiger l’ouverture d’une enquête sur la détention préventive, les conditions carcérales et le décès de Kamel-Eddine Fekhar» et «soutenir les éventuelles plaintes et constitution de partie civile par ses proches ou entités habilitées». Le collectif exige également «l’ouverture d’une enquête sur les conditions du décès du jeune Ramzi Yettou» et exprime sa solidarité avec les victimes et compte organiser des actions pour ce faire, en renforçant la défense des interpellés et prévenus, en appelant à la constitution d’un collectif d’avocats «intégré au réseau» et en élaborant un «Guide de défense».
H. A.
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