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Editorial de la revue El-Djeïch : l’ANP met en garde contre la «déstabilisation par le dénigrement historique»

Par Farida O. – Dans son numéro de décembre, paru ce lundi 8 décembre, la revue El-Djeïch consacre son éditorial à la défense de la mémoire nationale et à la préservation de l’héritage historique de l’Algérie. Sous un titre évocateur affirmant la primauté de l’histoire face aux tentatives de manipulation, la revue met en garde contre les discours insidieux qui cherchent à dénigrer les fondements identitaires du pays.

Dès les premières lignes, El-Djeïch rappelle que préserver le plus précieux legs des ancêtres implique un attachement indéfectible à l’histoire glorieuse du pays et à une mémoire «pouls de la nation», nécessaire pour nourrir le présent et bâtir l’avenir. Cette mémoire, souligne l’éditorial, constitue le repère essentiel des générations successives dans la construction d’une Algérie forte, sûre et prospère.

Mais ce rappel prend la forme d’une mise en garde. En effet, El-Djeïch pointe certaines voix prétentieuses qui tentent régulièrement de remettre en cause des pans entiers de l’histoire nationale, se prévalant d’une prétendue expertise pour porter atteinte à la mémoire du pays et à ses symboles. Ces attaques sont parfois perçues par une partie de l’opinion comme une simple expression libre, alors qu’elles s’inscrivent, précise la revue, dans une logique de déstabilisation dont certains ne mesurent pas la portée.

L’éditorial reconnaît toutefois que la divergence d’opinion peut être utile, à condition qu’elle soit fondée, qu’elle respecte les intérêts supérieurs de la nation et qu’elle s’inscrive dans le cadre des valeurs et constantes historiques du pays. Il met cependant en garde contre le travestissement de la mémoire, l’altération de l’histoire, la remise en cause de l’identité ou des symboles nationaux sous prétexte de liberté d’expression, qualifiant ce procédé de «faute plus grave que le délit lui-même».

La revue rappelle ensuite les épisodes fondateurs de l’histoire algérienne et réaffirme les sacrifices des générations précédentes. Elle met en avant ces hommes et femmes qui ont façonné la dignité nationale, et souligne la succession de mouvements de résistance contre l’occupation coloniale visant à défendre l’identité et la culture du peuple algérien. De ces luttes populaires, souligne l’éditorial, a émergé le Mouvement de libération qui a conduit à la naissance de l’Armée de libération nationale(ALN) et à une Révolution grandiose pour mettre fin à la domination coloniale et restaurer la souveraineté du pays.

L’éditorial insiste également sur la centralité des valeurs de la Révolution de Novembre, qui continuent de guider l’Algérie indépendante. Ces valeurs demeurent un repère essentiel dans la mémoire collective, et les héros de cette période sont définitivement inscrits dans l’histoire du pays.

Enfin, El-Djeïch met en garde contre la banalisation ou la marchandisation de l’histoire nationale, qu’elle refuse de voir réduite à un récit folklorique ou à un produit soumis aux caprices ou aux intérêts de chacun. «L’histoire algérienne est une suite d’événements fondateurs et solides, que seuls ceux qui en sont dignes peuvent relater», insiste l’organe central de l’ANP.

L’éditorial conclut en affirmant que la mémoire nationale et l’héritage glorieux de l’Algérie constituent une ligne rouge, insusceptible de compromis ou de tentative de dénaturation. Leur protection relève, souligne El-Djeïch, d’un devoir sacré et d’une responsabilité collective envers les générations passées et futures.

F. O.

5 Commentaires

  1. « L’éditorial reconnaît toutefois que la divergence d’opinion peut être utile, à condition qu’elle soit fondée, qu’elle respecte les intérêts supérieurs de la nation et qu’elle s’inscrive dans le cadre des valeurs et constantes historiques du pays. » avance F. O..

    Question à un doro: qui définit les « intérêts supérieurs de la nation » et les « valeurs et constantes historiques du pays »?

    Réponse gratuite: l »analyse concrète de la situation concrète permet d’avancer que les définitions sont historiquement datées et dépendent, essentiellement, des rapports de force entre diverses forces sociales aux intérêts souvent opposés*.

    * Comme exemple, je rappelle, pour renforcer la « réponse gratuite », que nous étions des arabes, des arabes et des …… arabes avec Ben Bella, puis nous sommes devenus des arabo-musulmans avec la montée en puissance de la mouvance islamiste et nous sommes, au moment présent, des arabo-amazigho-musulmans à cause de la revendication identitaire d’une région d’Algérie, en attendant de nous métamorphoser en arabo-amazigho-musulmano-english grâce à la judicieuse politique de nos actuels dirigeants.

    Wa el fahem yefhem.

    PS: où la « divergence d’opinion » peut elle s’exprimer si tous les médias (publics ou privés, peu importe) développent une seule opinion, i. e. l’opinion officielle et si toute opinion divergente amène son auteur devant le juge (voir le cas de l’islamologue Djabelkheir,, par exemple)?

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    • Si nous ne sommes pas des Arabo-amazigho-musulmans, bien que j’aurais aimé plutôt voir amazigho-arabo-musulmans ne serait-ce que par respect pour l’ordre alphabétique, qui sommes nous alors? Algériens tout court qui ont honte de leur identité réelle qui tire ses sources dans les étangs de sangs de ceux qui ont défendu ce pays depuis la nuit des temps?

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      • Pour faire court et pour éviter une « discussion byzantine » qui reposerait essentiellement sur des positions idéologiques stériles, je pense que nous devons nous définir en tant qu’algériens vivant en ALGÉRIE et que et l’Algérie et les algériens, en tant que produits historiques en devenir (i. e. dont l’identité est en construction permanente), sont essentiellement, le produit d’une lutte anti-coloniale qui a duré plus d’un siècle et d’une guerre d’indépendance qui a duré plus de 7 longues années.

        En termes crus en nous définissant en tant qu’algériens, nous désarmons les idéologues de tous bords qui veulent nous enfermer dans des identités figés, c’est à dire des réalités a-historiques qui n’existent que dans leurs cervelles fossilisées.

        Wa el fahem yefhem.

        PS : je pense que c’est en nous définissant comme arabe et/ou amazigh et/ou musulmans que nous exhibons notre honte d’être algériens alors que nous devrions être fiers d’être « exceptionnels » (au regard de notre histoire spécifique) dans une réalité qui tend à gommer les « aspérités ».
        Wa el fahem yefhem.

  2. La mémoire ne fait défaut qu’à ceux qui ont choisi le camp des faussaires de l’Histoire. Le vrai et le faux sont distincts. Comme le véridique et le menteur ne sont pas semblables.

    « Wa qul : jaa al haqqu wa zahaqa al-batil. Inaa al-batil kana zahuqan. »
    « Et dis : la Vérité est apparue et l’erreur a disparu. Car l’erreur est destinée a disparaître. »
    Sourate 17 verset 81.

    Tahya El Djazaïr. 🇩🇿 Vive l’ANP digne héritière de l’ALN.

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  3. Le peuple et l armée issue de son peuple, c’est pareil, l un sans l autre ne peut fonctionner, je le pense fortement en tout cas mais ça n engage que moi.

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