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Du nouveau à la Banque d’Algérie après le limogeage de son gouverneur par le Président

Par Farida O. – Au lendemain du limogeage de son gouverneur par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la Banque d’Algérie a annoncé, ce lundi, de nouvelles dispositions relatives au fonctionnement des comptes commerciaux, marquant une inflexion notable dans la gestion bancaire.

Dans un communiqué adressé aux établissements financiers, la Banque d’Algérie a indiqué que les comptes commerciaux peuvent désormais être alimentés soit par des moyens de paiement scripturaux, soit par des versements en espèces. Cette possibilité est toutefois encadrée par des règles précises. En effet, le financement des comptes devra se faire sur la base du volume d’affaires quotidien ou hebdomadaire des opérateurs concernés. Les opérations devront également être cohérentes avec le profil du client et les informations détenues par la banque.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment celles liées à la vigilance à l’égard de la clientèle, fondée sur une approche par les risques. La nouvelle note émise par la Banque d’Algérie annule et remplace celle datée du 22 décembre 2025, revenant ainsi à des pratiques appliquées avant l’entrée en vigueur de cette précédente instruction.

Dimanche, le président Abdelmadjid Tebboune a mis fin aux fonctions du gouverneur de la Banque d’Algérie, Salah-Eddine Taleb. Pour assurer la continuité de l’institution, le chef de l’Etat a désigné Mouatassem Boudiaf, vice-gouverneur, comme gouverneur par intérim. Salah-Eddine Taleb avait été nommé à ce poste en mai 2022, après avoir présidé le Conseil de la monnaie et du crédit, succédant alors à Rostom Fadhli.

Mouatassem Boudiaf occupe le poste de vice-gouverneur depuis décembre 2019. Son intérim intervient alors que l’Algérie affiche des perspectives économiques ambitieuses, avec des prévisions tablant sur une croissance du produit intérieur brut supérieure à 15% sur la période 2026-2028.

Institution clé de l’architecture économique nationale, la Banque d’Algérie est chargée de la fonction régalienne d’émission de la monnaie. Sa mission principale consiste à garantir la stabilité monétaire et financière du pays, en veillant à la création et à la préservation de la monnaie, du crédit et des changes. Les récentes décisions pourraient ainsi traduire une volonté de réajustement des mécanismes bancaires dans un contexte de transition à la tête de l’institution.

F. O.

11 Commentaires

  1. Nous avons constaté un relâchement assez inquiétant dans certaines banques publiques dont la CNEP et la BNA. Une certaine bureaucratie s’installe. En plus de passer une heure pour verser ou retirer, leurs distributeurs sont souvent bloqués ou affichent « en panne ».

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  2. Le marché de change informel (trabendo) participe largement à la dépréciation du dinar. Un système pervers qui influe directement sur l’économie du pays. On ne peut pas avoir une économie souterraine qui fait concurrence à l’économie nationale. Ça n’a aucun sens.

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  3. L’effet de surprise qu’on peut lire sur le visage de salah-eddine taleb est vraiment expressive. Pourquoi fait-il les gros yeux? La photo ci-dessus a-t-elle été prise lorsque l’intéressé a appris la nouvelle de son limogeage? 🧐

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  4. On ne comprend toujours pas, pourquoi l Algérie ne change-t-elle pas les billets de banque, alors que ce serait une solution optimale pour obliger l informel à déposer son argent dans les banques.
    En effet ça serait d une pierre plusieurs coups: bancairiser les milliards de DA qui remplissent les appartements, adopter des billets modernes qu ont même les pays les plus pauvres et enlever un zéro a notre monnaie.
    (…) pourquoi ne pas passer à l acte !?

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  5. Salah Eddine Taleb est un haut cadre de l’Etat. Un excellent mathématicien avec un PhD acquis aux USA dans les années 1980. Il est compétent et intègre. Un enfant du peuple, né à Bab el Oued et dont les parents sont originaires de Jijel.

    (…)

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  6. Les Barons de l’informel et les adeptes de l’économie de bazar ont fait reculer l’Etat!

    Ça laisse songeur de voir une 5eme colonne prédatrice et vorace refusant que l’🇩🇿 avance, se modernise, s’émancipe.

    Ces barons tapis dans l’ombre joue contre la souveraineté de notre pays en nous ne mettant pas en conformité avec les lois internationales de la monnaie (GAFI) mais aussi pouvoir encore prospérer à travers la corruption gangrenante.

    La politique c’est mettre les intérêts du pays au-dessus des intérêts de rapaces, être courageux et avoir de l’ambition pour l’🇩🇿, le peuple Algérien et les générations futures.

    OUI:
    – Au nouveau code de sanctions/pénales du code de la route cintre les psychopathes au volant,
    – A remettre les prix des carburants/ energies en relation cohérente avec le coût de production,
    – Réguler les transports:
    – Poids lourds
    – bus / cars
    – Taxis
    – …..

    Nous devons avancer à pas forcé malgré les résistance aux changement des lobbies/ corporations.

    Le monde change, l’actualité nous le rappelle quotidiennement avec Gaza/Palestine, l’Ukraine, le Venezuela, Groenland,….

    Il est urgent que les mentalités changes et que la 5eme colonne de l’intérieur soit mis au pas!

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  7. L’informel a encore eu raison!
    Avec un jour importation de véhicule de – 3 ans, un jour pas d’importation, un jour – 5 ans…
    Sans raison, sans résultat, sans projet réel.
    Il va falloir se redresser sérieusement, seule façon de se prémunir face à la folie de cette nouvelle Pax.

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  8. Le dinar est surévalué. La marché a toujours raison : c’est la base de l’économie. Pour que le dinar trouve une valeur sans marché informel, il faudrait supprimer les subventions aux produits de consommation courante.

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    • Entièrement d accord !
      L Algérien doit connaître les vrais coûts de la vie et donc travailler en conséquence de ses besoins!
      On n atteindra pas l ère de la modernité avec la mentalité d assistés.
      Verser des salaires à des chômeurs sans qu ils n aient rien fourni à la société n est pas du social, c est de la perversion en plus d être une mauvaise pédagogie pour les jeunes.
      L état fait parfois une politique contre-productive en étant frileux, voulant ménager tout le monde.
      Il ne faut pas oublier que les responsables politiques gèrent l argent du peuple et pas le leur..

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  9. La banque centrale est sous tutelle du pouvoir. Par conséquent, elle est contrainte de prendre des décisions qui favorisent des objectifs politiques à court terme au détriment de la stabilité économique à long terme.

    Le patriotisme qui nous anime plaide pour l’indépendance de cette institution !!!

    Dessillons les yeux pour voir la vérité, celle qui ne ment jamais à la vérité, c’est-à-dire cette réalité qui sème l’alarme sur la faiblesse de la monnaie algérienne véritable indicateur de la santé grabataire de l’économie de notre pays malade de la stagflation (croissance productive nulle accompagnée d’une forte inflation et d’un taux de chômage élevé).

    Qu’on se le dise, le peuple algérien se trouve, au jour d’aujourd’hui, confronter à la seule guerre qui mérite adhésion et que la situation rend nécessaire : celle qui consiste à combattre tous les maux inhérents au sous développement qui obèrent l’émergence d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie puissante apte à faire face aux défis et au enjeux qui l’assaillent.

    (…)
    Le citoyen algérien que je suis plaide pour une culture adhocratique qui vise à décentraliser la prise de décision, responsabiliser l’initiative individuelle et place l’innovation au coeur des priorités.

    Cette politique de décentralisation mettra fin au pouvoir politique des bureaux fondé par un système d’un autre âge devenu, au jour d’aujourd’hui, complètent obsolète.

    Il ne faut pas être dupe : Pas de développement économique et social sans changement de cap. En d’autres termes, l’Algérie est à la croisée des chemins.

    Cette situation trouve son reflet dans le sentiment, désormais exprimé par des algériens de plus en plus nombreux, qu’il faut faire des choix importants, que l’amélioration de leur vie quotidienne, l’avenir de leurs enfants et l’intérêt de la nation appellent, non plus des choix partiels, liés à leurs préoccupations professionnelles, locales, catégorielles, mais un choix politique d’ensemble.

    Une idée-force fait de plus en plus son chemin : la solution des problèmes soulevés par des forces productives, la satisfaction que ce développement fait apparaitre, exigent une transformation profonde des structures économiques et politiques du pays.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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  10. Les taux d’intérêts en Algérie semblent élevés et pénalisent le moteur économique du pays et le ralenti.
    Les taux élevés enrichissent les banques et pénalisent les emprunteurs dont le premier emprunteur du pays est l’ETAT.
    Avec des taux élevés on emprunte moins, on réalise moins de projets, on rallonge les délais de remboursement et on rembourse beaucoup plus, ils ont une incidence directe sur le développement économique du pays.
    Qu’est ce qui justifie de telles taux 7%, 8%, 9%? il faudra qu’on nous explique. Comment les risques sont-ils évalués par la banque centrale pour les fixer aussi élevés alors qu’on peut facilement les réduire de 2 à 3 points de base, soit des taux plus raisonnables entre 4 à 5%. .
    A bon entendeur

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