L’entité sioniste a commencé à mettre en œuvre son plan de résolution de la question des réfugiés palestiniens en démolissant son symbole le plus important : les camps de réfugiés, rapporte la plateforme américaine d’information, Mondoweiss.
La semaine dernière, l’armée d’occupation sioniste a démoli 25 bâtiments résidentiels dans le camp de réfugiés de Nour Shams, à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Ces maisons appartenaient à des dizaines de familles déplacées il y a un an, comme le reste des habitants du camp. Leur déplacement est désormais définitif.
«Le quartier a disparu et notre maison est en train d’être démolie par l’armée» sioniste, a déclaré Motaz Jamil, un jeune résident du camp, à Mondoweiss, alors qu’il regardait sa maison être rasée.
«Nos voisins, nos familles, nos souvenirs tristes et heureux, tout cela est en train d’être effacé», a-t-il ajouté.
Ce n’est pas la première fois que la communauté de Jamil est déplacée. En tant que réfugiés, ils sont tous originaires des villages qui parsemaient la côte palestinienne en 1948.
«Nous avons été déplacés de Yafa, et aujourd’hui, nous sommes à nouveau déplacés», a précisé Jamil.
Pendant la Nakba, l’entité sioniste a modifié la géographie de plus de 500 villages palestiniens qu’elle a ethniquement nettoyés en 1948, affirme Mondoweiss.
Cela a notamment consisté à démolir des maisons, à planter des forêts sur leurs vestiges et à effacer les traces des personnes qui y vivaient autrefois.
Aujourd’hui, les habitants du camp affirment que l’occupation sioniste fait quelque chose de similaire, en se livrant à un processus de «réaménagement» du camp par le biais d’opérations de démolition à grande échelle.
Les résidents interrogés par Mondoweiss affirment que l’objectif est de «tuer l’idée même du camp de réfugiés» en modifiant ses caractéristiques.
En janvier 2025, l’armée d’occupation a lancé l’«opération Mur de fer», la campagne militaire la plus vaste de ce type visant à éliminer les groupes de résistance dans les villes et les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie.
Lors de cette opération, les forces d’occupation ont rasé bon nombre des camps, démolissant des blocs résidentiels entiers et creusant de nouvelles voies militaires au cœur des camps.
«La stratégie sioniste visant à réaménager les camps s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à modifier les caractéristiques sociales, démographiques et géographiques de la Cisjordanie, en particulier les communautés marginalisées qui ont servi d’incubateurs à la résistance», explique la plateforme américaine.
Faisal Salameh, chef du Comité populaire des camps de réfugiés de Tulkarm, a indiqué à Mondoweiss que les 25 nouveaux bâtiments démolis par l’armée d’occupation dans le camp de réfugiés de Nour Shams abritaient des dizaines de familles.
«Plus de 100 familles palestiniennes se retrouvent désormais sans abri», a déclaré Salameh, ajoutant que plus de 5 000 familles ont été déplacées des camps de réfugiés de Tulkarem et de Nour Shams depuis le début de l’année 2025, soit plus de 25 000 personnes.
Dans tout le nord de la Cisjordanie, plus de 40 000 Palestiniens ont été déplacés de leurs foyers pendant l’opération «Mur de fer». A ce jour, les entrées des deux camps restent bloquées.
Depuis 2025, l’armée sioniste a démoli environ 2 000 logements appartenant à 2 000 familles dans les deux camps de réfugiés de Tulkarem. Environ 4 000 logements supplémentaires ont subi des dommages partiels dus à des explosions, au vandalisme de l’armée, à des destructions, à des incendies criminels et à des tirs à balles réelles, rendant la plupart d’entre eux impropres à l’habitation, a souligné Salameh.
Salameh a affirmé que les infrastructures des trois camps ont été complètement détruites. «Il n’y a aucune justification à la démolition de ces maisons par l’occupant, si ce n’est pour détruire la géographie des camps», a-t-il fait remarquer.
Mahmoud Khlouf, analyste politique local, cité par Mondoweiss, affirme que ces démolitions visent à «modifier les caractéristiques du camp de réfugiés palestiniens afin qu’il ne ressemble plus à un camp et devienne une extension des villes adjacentes».
Cette stratégie est «un prélude à la suppression du droit au retour (des réfugiés palestiniens), puis à l’expansion de la construction de colonies», a-t-il averti.
R. I.




Les palestiniens sont les autochtones de ces terres. Les criminels sionistes sont en train de reproduire ce qui a été fait aux natifs d’Amérique (amérindiens) et ce que les français envisageaient de faire avec les algériens. L’ensemble de la communauté internationale est témoin et complice du génocide et de l’épuration ethnique subis par le peuple palestinien. 🇵🇸