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Croisade toxique

Par Mrizek Sahraoui – Complément d’enquête, dites-vous ? Le magazine de France 2 n’est pas une enquête journalistique, enquête comme ont l’habitude et le droit d’en faire tous les médias dits d’investigation sur tel ou tel sujet. Ceux qui font du journalisme dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie qu’impose le métier. Mais, dans cette affaire, nous faisons, en réalité et comme il fallait s’y attendre, face à la poursuite ni plus ni moins de la campagne médiatique idéologique, systématique, aux effets délibérément destructeurs, initiée au départ par Xavier Driencourt, notamment. 

Un narratif hostile à notre pays bien établi, entamé il y a un moment maintenant par l’ancien diplomate à Alger et certains pseudo-intellectuels, dont les écrits et les déclarations sont toujours dirigés contre l’Algérie. Même de soi-disant opposants que la France protège sont de la partie pour une véritable croisade toxique solidement calée sur des agendas électoraux, avec comme objectif inavoué mais probable de mener les relations entre l’Algérie et la France vers une rupture définitive. 

Le mécanisme est simple et connu : chaque crise intérieure française appelle sa campagne anti-algérienne. A chaque fois que la maison France va mal, le réflexe de l’ennemi désigné se met en branle. Médias publics et privés en première ligne, partis de droite et d’extrême-droite, des politiques proches du régime en place, et, surtout, des officines étrangères activant derrière les rideaux se liguent dès que la France traverse des turbulences. Tous en chœur se tournent vers l’Algérie : le bouc émissaire commode par le biais duquel [ils] noient les vrais et nombreux problèmes des Français.

Si le but évident de l’enquête de France 2 est d’empêcher toute voie vers l’apaisement des relations franco-algériennes, il n’en demeure pas qu’il est également question de faire diversion sur deux sujets brûlants d’actualité. Lesquels risquent sérieusement de secouer les fondements même de la République. Deux textes de loi sont, en effet, sur le bureau de l’Assemblée nationale. Le premier, sous couvert de la lutte contre l’entrisme islamiste, vise à exclure des candidats étrangers putatifs aux élections municipales de mars prochain, notamment des Franco-Algérien(ne)s ; l’autre à faire voter une loi qui interdirait toute critique aussi minime soit-elle du sionisme en tant qu’idéologie mortifère et du gouvernement israélien, et, par ricochet, tout soutien à la lutte du peuple palestinien. Si cette loi venait à être votée, toute critique de Netanyahu mènerait en prison. 

Ces deux projets de loi suscitent une vive inquiétude chez tous ceux qui ont dénoncé et condamné l’islamophobie et le racisme ambiants, ainsi que la politique du boucher de Gaza. Plusieurs tribunes sont d’ailleurs parues dès le début de l’examen des textes en commission. Des appels à se rassembler ce 26 janvier se multiplient autour du slogan «non à la police de la pensée». Slogan contre lequel France 2 est immédiatement montée au créneau en pondant le «Complément d’enquête» (mensonger et fallacieux) de jeudi dernier, à l’instigation, selon des médias indépendants, de la ministre de la Culture, l’innommable Rachida Dati. Laquelle, empêtrée jusqu’au cou dans une multitude d’affaires de trafic d’influence et de corruption, pourrait, à l’image de son mentor, finir à la prison de la Santé.

Il faut le savoir, l’Algérie doit s’attendre à des attaques médiatiques et politiques encore plus virulentes. Rien ne sera épargné : ni la nation, ni le peuple, ni les institutions. Car la campagne de la présidentielle française de 2027 ne fait que commencer. En l’absence de programmes cohérents, crédibles et réalistes pour sortir les Français du marasme, pas l’ombre d’une solution n’est proposée pour l’heure, la tentation du bouc émissaire extérieur devient irrésistible. La machine à diaboliser l’Algérie va par conséquent s’emballer et tourner à plein régime dans les prochains mois.

Le problème de la France n’est pas tant qu’elle court vers le précipice, mais qu’il ne se trouve personne pour l’arrêter dans sa course folle. 

M. S.

17 Commentaires

  1. Tant que l’Algérie acceptait le rôle de partenaire junior, qui ne refusait rien à la France, les choses allaient bien. Mais depuis que l’Algérie relève la tête et réclame sa place de puissance régionale, la perception a changé et l’Hexagone voit en notre pays un concurrent sérieux en Afrique du Nord et au Sahel.

    Il fallait donc s’y attendre. Un jour ou l’autre, le clash allait avoir lieu. D’une part, il y a une jeune nation qui en 60 ans a quintuplé sa population (de 9 à presque 50 millions d’habitants) qui monte, et d’autre part, une nation vieillissante qui entame son fin de cycle. Ajoutons à cela la mainmise des lobbys prosionistes sur la France, qui veulent mettre à genoux l’Algérie. Et nous comprendrons que l’attente sera difficile.

    L’Algérie a un problème lié aux 2 millions d’Algériens et Franco-Algériens qui résident en France, que les décideurs réels en France voudraient nous renvoyer, en raison du potentiel électoral lié au développement démographique. C’est le champ de bataille stratégique réel, à qui le gouvernement algérien devrait trouver les solutions.

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  2. L’Algérie est la cible d’attaques médiatiques depuis de nombreuses années car on cherche à la déstabiliser. Le résultat de la guerre dite de 4ème génération. L’utilisation de la subversion à travers des médias aux ordres. Répondre à ces campagnes hostiles par des techniques de contre-subversion.

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    • La Guerre Médiatique que mènent les Cretins , Donc Racistes , qui Squattent le Système Poulitchique Français ne date pas d aujourd hui .
      Ella a réellement démarré en 1981 avec l arrivée de ……..Mitterand et surtout de la Horde Nazisioniste menée par J. Attali , Badinter , Fabius , et les second couteaux du Parti Chausialiste tous « juifs Nazisionistes » comme Dray , Béchamel alias Bhl , etc….. .
      Cette Horde a travaillé sur 2 fronts :
      faire Sortir le Tortionnaire d Alger le Le Pen de son « ghetto » pour lui faciliter la Propagation de ses idées Fascistes sur les Merdias français , en faisant semblant de les «  condamner » ( les archives concernant les Directives de l Élysée aux Merdias e existent , tout comme celles relatives aux relations des Dirigeants Ashkénazes du CRIF avec le criminel louant la courtoisie de celles ci )
      Infiltrer la communauté immigrée notamment algérienne , notamment à travers la DÉRIVE Organisée , par DRAY , de la fameuse Marche des «  Beurs » qui a sonné la prise en otage ,par Dray, des revendications de la jeunesses immigrée algérienne . La Démarche machiavélique des « Juifs Nazisionistes » du Parti chausialiste pour soi disant « intégrer » la communauté immigrée ( majoritairement algérienne) en montant en Épingle sa Visibilité dans la Société française pour donner du Grain à moudre à Le Pen et la Nostalgerie .
      Ayant mis en place ces 2 Béquilles sur lesquelles vont s appuyer la Secte Nazisioniste Parrainée par le CRIF et le FN pour instiller , par Touches, la FASCISATION de la Société française , la Première Salve Merdiatique contre l Algerie sera le Communiqué Officiel de l Élysée condamnant la Diffusion par la Télévision Algérienne d un Documentaire réalisé par un Algérien de Talent pour le Public Algérien . Ce Documentaire diffusé en 1985 par Azzedine Meddour ayant pour titre «  Combien je vous aime » detricotait avec humour le narratif colonial sur la guerre de libération .
      Depuis , la Hargne , notamment des Chausialistes Sionisés , qui ont trahi De Gaulle en communiquant les Plans de la BombeA Française a l Entite Nazisioniste à travers le Criminel Peres , est allé en Crescendo pour S ‘ Exposer au Grand Jour lorsque le CRIF a réussi à PARRAINER le RN Version Marine Le Pen en 2011 , en Injectant les Juifs Nazisionistes au sein de l état major de celle ci .

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  3. Question : qui perd le plus en cas de rupture entre Alger et Paris ?
    Le Président a dit aux Algériens en situation irrégulière de rentrer au pays.
    Résultat : On ne parle plus d’OQTF.
    Quant au torchon de France 2 et que Romatet y est impliqué, il suffirait qu’Alger lui retire l’agrément en tant qu’ambassadeur et il ne pourra plus renter à Alger.
    Résultat : Il n’y a plus d’ambassadeur de France en Algérie tout comme il n’y a plus d’ambassadeur d’Algérie en France depuis des mois.
    Et comme l’attaché d’affaires expédie les affaires courantes alors les relations entre les 2 pays se banaliserons selon le vœu de Giscard d’Estaing dans les années 70 et c’est tant mieux.
    Avec la loi de déchéance de la nationalité algérienne, la France va se retrouver avec un lot de harkis à nourrir sans aucun bénéfice.
    La loi criminalisant le colonialisme français en Algérie fera des émules et écornera encore plus la posture française arrogante et donneuse de leçons.
    L’agressivité, la désinformation, les tentatives de subversion, les pressions diplomatiques se sont révélés vains et le monde entier assiste à l’impuissance française dans ce bras de fer.
    L’idéologie d’un autre siècle, l’extrémisme d’une classe politique corrompue et immorale font que la France va droit dans le mur.

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  4. Les campagnes médiatiques hostiles à l’Algérie ne vont pas se calmer. Elles vont, au contraire, devenir de plus en plus violentes, plus grossières, parfois même immondes. Il faut avoir le courage de le reconnaître.

    Soyons lucides : si l’image de l’Algérie en France est aujourd’hui dégradée, ce n’est pas principalement à cause de la délinquance. La raison est plus profonde et plus politique. L’Algérie dérange parce qu’elle exige des excuses, parce qu’elle refuse l’amnésie historique, parce qu’elle parle d’égal à égal. Cette posture souveraine est insupportable pour une partie des élites françaises.

    Qu’elles soient issues de la droite, de l’extrême droite ou même de certains cercles se réclamant de la gauche morale, beaucoup continuent d’entretenir une vision hiérarchisée du monde. Une vision où l’Algérien reste, consciemment ou non, perçu comme inférieur — « l’indigène » qui aurait dû accepter, se taire et tourner la page sans condition. Il faut le dire clairement, sans faux-semblants.

    Dans ce climat, les crimes ou délits commis par des clandestins algériens bénéficient d’un traitement médiatique privilégié, systématique et amplifié, tandis que les faits similaires impliquant d’autres communautés sont souvent minimisés ou étouffés. Cette différence de traitement n’est pas fortuite : elle relève d’une construction politique du récit.

    Le conditionnement de l’opinion est désormais visible. Lorsqu’un fait divers est évoqué sans mention de nationalité, une partie du public réagit immédiatement : « c’est sûrement un Algérien ». Ce réflexe n’est pas spontané ; il est le produit d’années de répétition médiatique ciblée.

    L’Algérie ne dispose pas de la puissance médiatique de ses adversaires. Elle ne contrôle ni les grands groupes de presse ni les circuits d’influence. Mais elle peut agir autrement — et c’est là l’essentiel.

    Le projet central qui doit désormais structurer l’action de l’État algérien est stratégique : faire de l’Algérie une puissance économique réelle, capable d’offrir à sa population les conditions matérielles et sociales pour vivre dignement sur son propre sol. Non seulement pour subsister, mais pour choisir d’y rester.

    L’objectif doit être assumé sans hypocrisie : favoriser à moyen terme le retour d’une large partie des Algériens établis en Europe, tout en maintenant à l’étranger les profils stratégiques — étudiants, chercheurs, ingénieurs — utiles au rayonnement scientifique et technologique du pays.

    Il faut également regarder la réalité en face : la relation avec la France est durablement verrouillée. Les lobbys anti-algériens y disposent d’une influence considérable sur les médias, le champ politique et intellectuel. Cette situation ne changera pas de sitôt.

    Dès lors, l’Algérie doit entrer dans une véritable logique de mobilisation nationale — une économie de guerre au sens stratégique du terme — fondée sur la production, l’industrialisation, la souveraineté alimentaire, énergétique et technologique.

    Le peuple doit pouvoir décider de rester et de construire son avenir chez lui. La diaspora, qui possède un potentiel humain et financier immense, ne doit pas être condamnée à l’errance européenne — de la France vers l’Allemagne ou le Royaume-Uni — mais incitée à revenir participer à la construction de la puissance algérienne.

    La réponse aux campagnes médiatiques n’est ni la plainte ni la justification permanente.

    Elle s’appelle la puissance.

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  5. Bonjour
    je ne comprends pas l’Algérie ou la France cherche l’apaisement a la limite je m’en fout ce qui faut garder a l’esprit c’est qu’il est urgent d’agir pour libérer nos frères Saharaouis .
    Cela est le plus urgent ; la France n’a aucun droit de regard elle n’a qu’a garder son sourire pour se faire coloniser par les USA .

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  6. Rien à foutre de cette émission sur une chaine française que personne ne regarde.
    Une poignée de vauriens insignifiants se comportent comme une nuée de mouches dans un bocal, qui se tape la la tête contre les parois sans jamais pouvoir en sortir?
    Ça nous fait ni chaud ni froid.

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  7. En Algérie question partenariat , ce sont les chinois les numéros 1, les français depuis belle lurette exclus car ils ne travaillent pas et sont souvent associés à des trafiquants et fraudeurs .

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  8. La france découvre t elle que nous possédons une jeunesse prête à relever bien des défis bien loin des cabas de chiffons seconde main , de la canebière , des médicaments périmés dans un 2 mètres carrés et du tas de ferraille planté dans sa capitale .

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  9. …Fait tous ce que fafa lui ordonne d’exécuter , ne sais résonner seul , ne réfléchit pas . Un zombie dompté « vivant » seulement quand son maître reconnaissant son infirmité de par un statut supérieur lui jette sa minable « récompense »..

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  10. Le message de la corom-pute france est clair ; des valises diplomatiques remplis de billets ou je continue dans mes bassesses.

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  11. La crise socio-économique en France et, la montée en puissance de l Algérie souveraine rappelle aux Français ce qu ils ont perdu en perdant l Algérie.
    Toutes ces richesses algériennes qui aurait dû appatenir à la France et lui donner de la puissance dans le monde, sont hélas perdues pour elle. Pire encore, elles sont entre les mains de ceux qu elles méprisait.
    Évidemment que ça les rend rageux.
    Pour les faire rager encore plus, usons de nos richesses pour rendre notre pays plus puissant et des plus attractifs pour que nos jeunes soient des acteurs dans le développement de leur pays plutôt que d aller chez l ennemi ternir l image de leur pays.
    Il faut en finir avec la France psychologiquement, économiquement et politiquement une fois pour toute.
    Comme dans un couple divorcé, la communication ne se fait qu à travers un avocat, nos relations avec la France ne doivent plus dépasser la formalité.

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