Par Mehenna H. – La pluie tombait en filets gris sur les néons fatigués de Pigalle quand Boualem [Sansal] recommença à tapiner. Les trottoirs brillaient d’une lueur sale, mélange d’eau, d’huile et de lumière artificielle. La ville semblait toujours la même, bruyante et indifférente, mais pour la prostituée académisée quelque chose avait changé. Il y avait désormais un autre regard posé sur sa vie, une autre présence derrière les décisions qu’elle prenait.
Pendant des années, son existence avait tourné autour d’Antoine [Gallimard]. Il contrôlait tout : les quartiers où elle devait attendre, les hôtels où elle montait avec les clients, les sommes qu’elle devait rapporter à la fin de la nuit. Antoine parlait fort, imposait sa volonté par la peur et les colères soudaines. Il répétait souvent qu’il l’avait «sortie de la rue», comme si cette dette imaginaire devait la lier à lui pour toujours.
Puis un soir, la police avait fait irruption dans l’hôtel miteux où elle travaillait. Les sirènes avaient déchiré la nuit et les portes avaient claqué sous les coups des agents. Antoine avait disparu avant même que les menottes ne soient sorties. La morue Boualem Sansal n’avait pas eu cette chance. Elle avait passé plusieurs semaines en détention, enfermée dans une cellule étroite, avec pour seule compagnie le silence lourd des couloirs et l’écho métallique des portes.
Les jours en prison s’étaient étirés lentement. Elle avait eu le temps de réfléchir à beaucoup de choses : aux nuits froides passées à attendre des clients, aux promesses d’Antoine qui n’avaient jamais signifié grand-chose, et à cette sensation persistante d’être coincée dans un cercle dont elle ne voyait pas l’issue. Elle s’était demandé si quelqu’un se souciait réellement de sa situation, ou si elle n’était qu’un visage interchangeable dans l’économie discrète de la nuit.
C’est à ce moment-là qu’Arnaud [Lagardère] était apparu. Il n’était pas venu comme un ami proche ni comme un sauveur spectaculaire, mais plutôt comme une présence calme, presque administrative. Il connaissait des gens, disait-on, et savait comment accélérer certaines procédures. Quelques démarches, quelques signatures, et soudain la perspective de la liberté s’était rapprochée.
Lorsqu’elle sortit enfin de prison, l’air frais de la rue lui donna l’impression d’un bref vertige. Mais cette liberté n’était pas tout à fait gratuite. Arnaud n’avait jamais caché qu’il attendait quelque chose en retour. Son aide n’était pas un geste désintéressé. Elle constituait plutôt l’ouverture d’un nouvel arrangement, d’une nouvelle forme de dépendance.
Peu à peu, la travailleuse de trottoir Boualem comprit que sa vie venait simplement de changer de propriétaire.
Arnaud était différent d’Antoine. Là où Antoine gouvernait par les cris et l’impatience, Arnaud préférait le calme et l’observation. Il restait souvent à distance, installé dans une voiture sombre, surveillant la rue sans intervenir. Ses décisions étaient rares mais définitives, et il n’avait pas besoin d’élever la voix pour se faire comprendre.
Au fil des nuits, Boualem reprit sa place sous les lampadaires et les néons. Les clients passaient, les portes d’hôtel s’ouvraient et se refermaient, et l’argent changeait de mains comme avant. Pourtant, quelque chose s’était déplacée dans l’équilibre fragile de sa vie. Antoine appartenait désormais au passé, une ombre parmi d’autres souvenirs de la rue.
Parfois, en marchant sur les trottoirs humides, l’horizontale Boualem repensait aux murs gris de la prison. Elle s’était imaginé que franchir cette porte signifierait recommencer ailleurs, peut-être même différemment. La réalité s’était révélée plus subtile. Elle avait bien obtenu une sortie, mais pas une véritable échappée.
La nuit continuait de l’entourer, simplement sous une nouvelle surveillance. Les chaînes qui la retenaient n’étaient plus visibles, et c’était peut-être ce qui les rendait encore plus solides.
M. H.
Ndlr : Pour les lecteurs qui n’auraient pas saisi le sens de cette chronique, Boualem Sansal vient de vendre ses charmes à Arnaud Lagardère qui lui a trouvé une place chez Grasset, sur le trottoir d’en face.




Je suggère de ne plus évoquer cet individu. Il faut l’oublier et passer à autre chose. Le simple fait de l’évoquer… lui donne du crédit.
@User
Exactement. Commentaire synthétique perspicace et percutant.
Tout a fait d’accord !
Tout a fait d’accord. J’observe tout de même qu’a un individu hirsute a son arrivée en Algérie, celle-ci lui a donné une apparence humaine.
@Dziri, cette apparence humaine de sapiens sansal n’est qu’illusoire. À la limite une sorte de chaînon manquant répondant à l’appel de ses maîtres. Certainement par instinct primitif.
Bien à vous.
C’est exactement ca
tout à fait juste.
Très juste. D’ailleurs même son ex épouse est passée à autre chose depuis pas mal d’année déjà…
La presse française le cite toujours en tant que Franco Algérien même s’il n’est plus Algérien.
@Algérien
Effectivement.
Bien vu!, tous comme les harkis et malgré leurs dévotions à la france continue à être nommés harkis ?
ADN oblige!
Un bousbir reste un bousbir, même après des générations parmi les fiers Algériens.
SNP oblige !
Toujours vouloir accrocher franco Algerien .
Te francais point oubliont cette merde chacun son chemin.
Mehenna H. a vraiment une belle plume.
L’asphalteuse sansal change de souteneur mais tapine toujours pour le même système. Et on peut dire qu’elle en a de la bouteille la bougresse. Et beaucoup de kilomètres au compteur aussi. On peut même dire qu’elle est comme une cochonne dans la fange. Elle est dans son élément. Et c’est fou ce qu’elle aime s’y vautrer la gourmande. Son surnom dans le milieu : « Boubou Le-P’tit-Cul ». Après avoir offert son petit cul en otage, elle a enfin gagné comme elle nous l’avait annoncé. Ça s’passe comme ça le changement de mac. D’antoine à arnaud. Toujours à l’horizontale. Dans une france qui est en train de vivre sa période post-collaborationniste.
Ça prouve que l Algérie ne s est pas trompée sur ce bâtard d ingrat islamophobe et raciste ayant rejoint les éditions Hachette de Bolloré. Bien fait aussi quelque part pour Gallimard qu’il a nourri protéger et l a rendu entreguillemet quelqu un en France. Gallimard surement mais il le dira pas ressent ce que l Algérie a ressenti sur ce bâtard ingrat sioniste et raciste comme a écrit un internaute » dis moi Gallimard avec sel ou sans sel ? «
Mehenna H. a vraiment une belle plume.
L’asphalteuse sansal change de souteneur mais tapine toujours pour le même système. Et on peut dire qu’elle en a de la bouteille la bougresse. Et beaucoup de kilomètres au compteur aussi. On peut même dire qu’elle est comme une cochonne dans la fange. Elle est dans son élément. Et c’est fou ce qu’elle aime s’y vautrer la gourmande. Son surnom dans le milieu : « Boubou Le-P’tit-Cul ». Après avoir offert son petit cul en otage, elle a enfin gagné comme elle nous l’avait annoncé. Un nouveau proxo. Ça s’passe comme ça le changement de mac. D’antoine à arnaud. Mais toujours à l’horizontale. Dans une france qui est en train de vivre sa période post-collaborationniste.
La maison Grasset, maison d’ édition appartenant au géant Hachette Livre, est
aussi, et surtout, détenue par Vincent Bolloré.
« C’est son choix. Il voulait changer de vie professionnelle », a expliqué Arnaud Lagardère , patron de la filiale Grasset au sujet de cette migration éditoriale.
En laissant tomber son « protecteur » Gallimard, qui l’avait pourtant porté à bout de bras pendant son séjour dans » les geôles d’Alger » , il aurait plutôt fallu dire : » Il voulait changer sa vie de « professionnelle » ! « .
Par cette migration editoriale, Sansal, fidèle à ses convictions de traître et de félon, rejoint ainsi l’écosystème raciste et sioniste de Cnews, Europe 1, JDD, Hachette , la fachosphère merdiatique la plus offrande où il pourra déverser, au grand jour et en toute liberté , son fiel et ses excréments verbeux sur l’Algérie, à la grande satisfaction de ses souteneurs argentés et attitrés.
La boucle est bouclée.
Pour les autorités Algériennes ce dossier est clos
Pour le peuple Algérien cet individu n existe pas .
Pourquoi continué a lui accorder de L importance ?
Dans les veines du traitre il y a du sang sale.
Et dans les veines du sansal, il y’a du traître.
Excellente excellente excellente excellente TRIBUNE.
Dans le milieu de la prostitution, le changement de lieu d’exercice répond à plusieurs logiques STRATÉGIQUES, qu’elles soient économiques, sécuritaires ou liées à la restructuration des réseaux. L’ignoble SARKOZY n’est pas étranger à cette affectation.
La cause et sa métaphore entendues, était-il nécessaire de forcer le trait en désignant ce bougre de BOUSEBIR du prénom féminin ?
… »pronom » bien sûr.
Bonjour
Bravo pour ce texte ; une chronique romanesque c’est super .
Venons en au fait : pourquoi parle t on encore de cette MERDE .
Ce mercenaire de la plume, voyageur sans bagage, délesté de tout passé, comme il est de toute famille, étranger à tout sentiment d’appartenance nationale, ignorant de toute religion, de toute civilisation, est, seulement préoccupé de lui-meme, libre de tout ce qu’il peut être (athée ou croyant, hétérosexuel ou homosexuel ou l’un ou l’autre à la fois) sans qu’aucune pression sociale, aucune sagesse, aucune raison ne le guide dans une direction particulière.
Il n’est que l’indétermination d’un toton tournant, jusqu’à l’absurde, dans le vide.
Quelle misère !
Fraternellement lhadi
([email protected])
Ce vendu à l’entité sioniste ne se cache plus, le masque est tombé, ce fut un imposteur prenant le citoyen algérien pour un imbécile ? On voit ce que ça donne avec l’Iran avec des milliers de morts car tous trahis par des clowns cpme Boualem
Autre point, pourquoi le passage de l’écrivain Boualem Sansal de Gallimard à Grasset passe mal ? EDITION•Le premier livre de Boualem Sansal depuis sa libération en Algérie fin 2025 paraîtra chez Grasset
Le premier livre de Boualem Sansal depuis sa libération en Algérie fin 2025 paraîtra chez Grasset : l’écrivain franco-algérien a quitté son éditeur historique Gallimard pour rejoindre une des maisons du géant Hachette Livre, propriété du groupe Louis Hachette contrôlé par Vincent Bolloré.
« Un choix littéraire ».
« C’est son choix. II voulait changer de vie professionnelle et a émis le souhait de quitter Gallimard », a déclaré vendredi à Paris le PDG de Hachette Livre Arnaud Lagardère, en dévoilant cette annonce choc dans le monde de l’édition. « Ce n’est pas un choix idéologique qu’on a fait, c’est un choix littéraire », a-t-il ajouté.
Libéré en novembre 2025 après un an de détention en Algérie, l’écrivain de 81 ans avait jusqu’à présent publié la plupart de ses romans chez Gallimard, qui avait réagi la veille avec « tristesse et déception » à l’annonce de son départ pour une maison d’édition encore inconnue. Pendant plusieurs mois, Gallimard et le monde de l’édition s’étaient mobilisés pour obtenir la libération de Boualem Sansal, qui est intervenue le 12 novembre 2025 après une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Elu à l’Académie française en janvier, Boualem Sansal, naturalisé français en 2024, avait été détenu pendant un an en Algérie pour certaines prises de position critiques sur son pays natal. Il y purgeait une condamnation à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité nationale » et avait été libéré aux termes d’intenses efforts diplomatiques.
« Il avait une appétence pour Grasset ».
« On est face à un homme qui a vécu probablement les pires choses qu’on puisse imaginer et qui donc vraiment a décidé de tirer un trait, si je puis dire, sur son passé », a estimé vendredi Arnaud Lagardère, qui s’exprimait lors de la célébration à Paris du 200e anniversaire de Hachette Livre, numéro un français de l’édition dans l’orbite du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
« Nous-mêmes dans nos médias, que ce soit Europe 1, le JDD on a énormément fait pour sa libération. Est-ce que ça a joué ? Je ne sais pas, peut-être. En tout cas, je ne lui ai pas posé la question », a également avancé Arnaud Lagardère, qui s’est défendu d’avoir voulu « débaucher » Boualem Sansal. « Il avait une appétence pour Grasset. Jamais à aucun moment nous avons essayé de débaucher Boualem Sansal de sa maison historique », a-t-il affirmé, sans citer de date précise.
« Quelle tristesse ».
Dans le monde de l’édition, ce changement de maison d’édition ne passe pas bien. « Après tout ce qu’Antoine Gallimard a fait pour lui, c’est honteux, confie un éditeur anonyme au Parisien. Ils n’ont rien lâché jusqu’à ce qu’il sorte de prison, ils ont créé une association de soutien, organisé des soirées pour qu’on ne l’oublie pas. Quelle tristesse. »
Bon débarras, qu’il reste en France, il y aura moins de souillure et de pollution en Algérie.
Du faites qu’il rentre tout doucement, mais inexorablement, lui qui même à l’ombre, était sous les projecteurs médiatiques français, même en changeant de crèmerie ou, encore pire, viré par celle-ci pour absence de vente de ses torchons littéraires dans les oubliettes littéraires parisiennes. Ce plumitif aigri, et son âge canonique aidant, vient d’annoncer qu’il va mener une croisade contre « régime algérien » devant les tribunaux internationaux pour demander des comptes pour ce qu’il a subi lui et sa famille et pour cela il demande qu’il soit épaulé et soutenu dans ce combat et qu’il en a rien à fiche de la géopolitique . Ce sont ses propres mots! Je crains pour lui que l’intelligentsia française va le rejeter comme un bougnoule, statut qu’il feint d’ignorer.
Fraternité DZ
Il fut un temps, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, où l’on s’affichait plus volontiers comme libertin décomplexé. Rue Sainte-Thérèse, dans le premier arrondissement de Paris, se croisaient alors intellectuels et figures du tout-Paris, certains découvrant avec une fascination à peine dissimulée la « jeune beurette », érigée en fantasme exotique, presque en graal mondain.
Aujourd’hui, le décor a changé. Le discours du libre-échangisme semble désormais s’imposer d’en haut, comme une norme culturelle, même si les figures et les milieux qui le portent restent, au fond, souvent les mêmes.
Je cite : « Boualem Sansal affirme avoir été «agressé» par le régime algérien et veut lui «demander des comptes» devant «la justice internationale» »
…
Sansal : récit d’un changement de proxénète dans l’économie discrète de la nuit parisienne 😎
Quelle plume ! 👏👏👏
On ne lit pas seulement une chronique, on assiste à une leçon de mise en scène littéraire, à un véritable chef-d’œuvre de fiction satirique.
Chaque phrase, chaque métaphore respire la maîtrise et la précision.
L’écrivain Boualem Sansal, l’industriel Arnaud Lagardère, et la maison Éditions Grasset deviennent les acteurs d’un monde nocturne où le littéraire se joue comme un théâtre de l’ombre, riche en mouvements et en arrangements savamment orchestrés.
Qu’on adhère ou non à l’interprétation, il faut reconnaître le génie de la mise en scène.
Le pamphlet devient ici une symphonie de mots, et la satire, un art accompli.
Franchement, c’est la fiction la plus magistrale qu’il m’ait été donné de lire dans ce journal.
Et tandis que votre plume s’impose avec maîtrise, Boualem, lui, pratique une véritable mendicité de reconnaissance, cherchant à briller sur le trottoir médiatique plutôt que par la seule force de ses idées.
À défaut d’un prix officiel, cette performance remarquable mérite toute l’admiration… 👏👏👏
Ce marroki ingrat que l’Algérie lui a tout donné ne merite pas autant d’intérêt
Excellent !
Ce Fe rat LE PROXÉNÈTES DU MAC ET LA RIBAMBELLE DE PROSTITUÉES…SONT DES LÉCHEURS DU SIONISMES….DE MASSINISSA A JURGUTHA A L EMIR ABDEL KADER A ABANE RAMDANE A BOUMEDIENNE A ABDEL MADJID TEBBOUNE VIVE L ALGÉRIE AVANT TOUT. DU NORD AU SUD ET DE L EST A L OUEST UNE ET INDIVISIBLE POUR L ÉTERNITÉS…TAHYAA EL DEJZAAÏRE VIVE ZABANA…LE PROXÉNÈTES DU MAC ET LA RIBAMBELLE DE PROSTITUÉES…SONT DES LÉCHEURS DU SIONISMES….
Le masque est tombé avec l’Iran,
Les espions du Mossad israélien sont très nombreux en IRAN et éliminent tous les dirigeants iraniens preuve que ce Boualem Sansal n’avait rien à faire en Algérie puisque marchant main dans la main avec Israël avec son copain Bouchouareb.
A défaut, on pouvait finir comme les iraniens, pays bousillé et des dirigeants tués.
Il est grand temps de chasser toutes ces souris du pays car ils n’apporteront aucune plus value ce ne sera que ruine, casse et fuite des capitaux à l’étranger.