Par A. Boumezrag – En janvier 2026, Washington accélère sur le Sahara Occidental, transformant un conflit historique en dossier urgent. Derrière la diplomatie de la vitesse, c’est toute la souveraineté régionale et le respect du droit international qui sont testés, tandis que le Maghreb est invité à s’aligner sur un calendrier imposé.
Cette accélération diplomatique trahit l’urgence d’un agenda stratégique. L’empressement américain sur le Sahara Occidental relève de cette logique : clore un dossier ancien pour libérer des marges de manœuvre dans une région redevenue centrale aux yeux de Washington. Derrière le langage consensuel de paix et de prospérité se cache une réalité plus rugueuse. Le Sahara Occidental, aux yeux des Etats-Unis, est désormais un facteur de friction qu’il convient d’éliminer rapidement.
Cette méthode n’a rien de neutre. Visites diplomatiques successives, consultations parallèles avec les capitales régionales, coïncidences soigneusement orchestrées entre diplomatie américaine et médiation onusienne. Le message implicite est limpide. Le temps du statu quo est considéré comme révolu, et le calendrier devient une arme pour contraindre les acteurs locaux.
Or, transformer un conflit historique en dossier urgent ne respecte ni sa profondeur ni sa complexité. Le Sahara Occidental n’est pas une crise passagère qu’on peut régler à coups de visites et de communiqués. Il est un conflit de décolonisation inachevé, inscrit dans le droit international et chargé d’une mémoire politique qui dépasse largement la région.
La reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine a fixé une orientation politique claire. Le reste du processus – consultations, médiations, réunions – semble désormais destiné à organiser l’acceptation régionale de ce choix, plutôt qu’à en discuter la légitimité. Le droit international, jadis cadre structurant, devient décoratif ; la stabilité, prioritaire. Dans cette logique, le Sahara Occidental n’est plus un conflit à résoudre, mais une variable d’ajustement dans une région à sécuriser pour des intérêts globaux.
Cette tendance reflète une réalité contemporaine des relations internationales : la primauté de la puissance sur le principe, de l’urgence sur la légitimité. Le Sahara Occidental devient ainsi un instrument stratégique, et la diplomatie du temps impose ses conditions à ceux qui y sont directement concernés.
Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse le simple cadre sahraoui. Il touche à sa posture historique et à sa crédibilité régionale. Depuis l’indépendance, l’Algérie a construit sa diplomatie sur le refus du fait accompli et la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Accepter une solution dictée par un calendrier extérieur reviendrait à fragiliser cet héritage.
La question pour l’Algérie n’est pas seulement de négocier, mais de décider si elle accepte que le droit à l’autodétermination soit relégué au rang de variable d’ajustement stratégique. Comment préserver ses principes tout en restant un acteur incontournable dans un processus façonné hors de la région ? Comment dialoguer sans valider un agenda imposé par une puissance extérieure ? Ces choix constituent le véritable test de souveraineté.
Du côté marocain, le soutien américain confère un semblant de position de force qui n’est pas synonyme de stabilité durable. Une solution obtenue sans adhésion régionale ni fondement juridique solide risque de produire une paix de façade, fragile et dépendante des équilibres extérieurs. L’histoire montre que les conflits «réglés» sans légitimité profonde resurgissent souvent sous d’autres formes. Le Sahara Occidental pourrait ainsi rester un foyer latent de tension, malgré une solution proclamée.
La présence simultanée de hauts responsables onusiens à Alger soulève une question cruciale : l’ONU est-elle de nouveau un arbitre impartial, ou un simple accompagnateur d’un processus déjà décidé par Washington ? Si les Nations unies se contentent de cautionner une orientation imposée, c’est la crédibilité même du système international de règlement des conflits qui serait fragilisée, et le Maghreb pourrait servir de laboratoire d’une diplomatie sous contrainte.
L’empressement américain révèle que le Sahara Occidental est moins un enjeu territorial qu’un révélateur stratégique. La question dépasse le conflit lui-même. Il s’agit de savoir si le Maghreb peut rester acteur de son destin ou s’il sera stabilisé selon un calendrier dicté de l’extérieur. La souveraineté, la légitimité et la coopération régionale sont testées, et chaque décision dans les semaines à venir déterminera la capacité de la région à affirmer son rôle sur l’échiquier international.
Le Sahara Occidental n’est pas la fin de l’histoire. L’urgence imposée par Washington ne fait pas avancer la paix, elle teste les lignes rouges régionales, mesure la résistance des principes et réévalue la capacité du Maghreb à peser sur son propre avenir. Dans ce compte à rebours stratégique, la légitimité et la souveraineté sont les véritables enjeux, et non la vitesse à laquelle un conflit peut être «réglé». Car les conflits de décolonisation ne meurent pas sous la pression, ils survivent, et ils rappellent toujours que la justice différée vaut mieux qu’une paix imposée.
Le Sahara Occidental n’est pas un dossier à solder, mais un principe à trancher. Et c’est précisément ce qui dérange.
A. B.




« Car les conflits de décolonisation ne meurent pas sous la pression, ils survivent, et ils rappellent toujours que la justice différée vaut mieux qu’une paix imposée. » avance A. B..
Je pense que, pour éviter de poser des questions dont les réponses ne sont pas aux mains du peuple sahraoui, il y a une seule et unique option:
accentuer la pression militaire sur la soldatesque du makhzen à travers une guerre prolongée qui se terminera par la défaite de du makhzen en tant que puissance coloniale.
En termes crus, je continue à soutenir que l’indépendance du peuple sahraoui se trouve au bout du fusil du peuple sahraoui et certainement à ……………. Washington ou ailleurs.
Wa el fahem yefhem
Trouver une alternative au droit international, c’est donner raison à la folie. Ça n’a aucun sens. On ne peut pas négocier la paix avec des va-t-en-guerre. On ne peut pas trouver une solution équitable avec ceux qui ont pour logique la fuite en avant. On ne peut pas décider à la place de ceux qui sont lésés. Ce serait rajouter du cynisme et du mépris à l’oppression déjà subie. On ne peut pas imposer la paix par la violence.
Le droit international doit donc s’appliquer. Aucune alternative à son application. Sans elle, aucune solution au conflit.
Le Guignol , pervers , arriviste , camelot de friperies , peut s agiter , s exciter vis à vis des traînes Savates ,tout aussi arrivistes que lui , parce qu ils lui doivent leur « Trône » . Lui et ses Complices ont contracté des milliards pour des investissements ( notamment aux EAU , où ils disparaîtront en même temps que …………DUBAÏ ) .
Son parent par alliance ( beau père de sa fille Tiffany) le Bougnoule de service et non moins complices dans les « Zzafferrates », chargé de nous transmettre les Zzzzhumeurs du Guignol , ferait mieux d aller faire la Danse du ventre chez les Makhnez …….ils ont l habitude et reçoivent , parait il , très très très bien ce genre de personnage …….
Salam…
Vous venez d’atterrir ou quoi ?
Pour moi rien n’a changer depuis l’après 2eme guerre mondiale…
Les membres permanents du conseil de sécurité ont toujours imposé leur vision de l’ordre mondial, ont toujours décrété qui devrait être déstabilisé ou bien éliminé !
À présent ce qui change réellement pour nous, c’est que c’est bien l’Algérie et son peuple qui sont cernés !!! Comme jadis l’Irak, la Libye et la Syrie…
Que vous acceptiez ou pas leur ordre établi sur le Polisario, cela ne changera rien sur les menaces qui pèsent sur nous et notre Algérie !
Arrêtez de vous persuadé de je ne sais quoi?
Il faut être prêt dès maintenant pour ne pas tomber de haut…
Si vous vouliez ne pas être confronté aux prochaines guerres, il ne fallait pas hésiter à écraser l’ennemi sur toutes nos frontières, et s’imposer sur le conflit au Moyen Orient qui abrite nos Lieux Saints !!! Ne surtout pas accepté qu’ils soient administrés par les mêmes qui nous ont colonisé… Et que nos ancêtres ont chassés de nos terres au prix du sang !!!
La puissance, le courage sont les normes, et pour vaincre tout nos ennemis à nous d’ajouter à cela le combat juste !!!
Tôt ou tard ils vont nous défié comme ils tentent de le faire en ce moment avec l’Iran.
Be slama.