Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé ce jeudi à Alger le lancement d’un chantier de réflexion au sein de son département visant à revoir l’organisation administrative de la wilaya d’Alger.
S’exprimant lors d’une séance au Conseil de la nation, consacrée aux questions orales et présidée par Azzouz Nasri, le ministre a rappelé que la capitale bénéficie, en vertu de la loi d’orientation de la ville, de dispositions particulières arrêtées par le gouvernement en coordination avec les collectivités territoriales concernées.
Plus de vingt-cinq ans après la mise en place de l’actuel découpage administratif, le bilan de terrain fait apparaître, selon Saïd Sayoud, plusieurs défis et dysfonctionnements, notamment en matière de répartition des communes et de leur étendue géographique. Une situation qui rend aujourd’hui nécessaire une révision en profondeur de l’organisation administrative de la capitale.
Dans cette optique, le ministère a ouvert un atelier de travail chargé de proposer une nouvelle configuration administrative pour la wilaya d’Alger. L’objectif affiché est multiple : corriger les déséquilibres existants, améliorer la prise en charge des préoccupations citoyennes, répondre plus efficacement aux besoins des habitants et renforcer l’efficacité de l’action administrative. Cette démarche vise également à garantir un aménagement territorial plus équilibré, à consolider les capacités des communes et à impulser une nouvelle dynamique de développement local.
Le ministre a, par ailleurs, souligné que la wilaya d’Alger a bénéficié ces dernières années de nombreux projets stratégiques et modernes, en adéquation avec son statut, son histoire et son patrimoine culturel et civilisationnel. L’Etat, a-t-il précisé, a mobilisé d’importants moyens pour concrétiser cette vision et hisser la capitale au rang des grandes métropoles, tout en en faisant un pôle de rayonnement islamique, africain et méditerranéen.
Enfin, Saïd Sayoud a indiqué que, sur instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, les services du ministère ont engagé une révision de la répartition des communes de la wilaya d’Alger au niveau des circonscriptions administratives.
R. N.




(…)
Les racines du mal ne peuvent être éradiquées qu’à la lumière d’une politique d’aménagement du territoire qui aura pour but principal de répartir harmonieusement sur le territoire la production des richesses.
Cette politique visera d’abord à résoudre les problèmes de l’emploi, conséquence du développement très inégal des activités et des régions. En particulier, elle tendra à réaménager et réanimer les régions, à rééquilibrer, à faire sortir les régions de leur sous développement régional.
La définition des objectifs et des moyens de l’aménagement du territoire sera un des aspects du plan démocratique. La détermination des opérations à engager, région par région, sera déterminée après une consultation démocratique des intéressés dans le cadre des orientations du plan. Des critères d’implantation industrielle doivent être fixées aux grandes entreprises publiques et privées. Une action volontaire sera menée en matière d’infrastructure, en particulier de transport et de télécommunication, pour développer les régions désavantagées.
Les pouvoirs seront décentralisés et les activités économiques, sociales et politiques au niveau de la région, du département et de la commune coordonnées.
Décentralisation et coordination permettront, avec le concours d’un personnel qualifié et grâce aux techniques actuelles, d’adapter les services communaux aux taches et au rythme de la vie de la nation moderne. La coopération intercommunale doit être favorisée, s’associer démocratiquement pour élaborer ensemble le plan d’avenir, pour réaliser les équipements fonctionnels dans les conditions financières les plus avantageuses. Cette coopération permettra d’assurer de façon démocratique l’évolution nécessaire des structures communales. Elles doivent pouvoir se réserver tous les terrains indispensables à l’implantation de zones d’emplois, aux équipements publics et aux logements. L’expansion rapide exige de gros investissements qui doivent bénéficier de mesures spéciales dans le contexte d’une programmation régionale.
La mise en oeuvre de la réforme régionale doit assurer la collaboration active des citoyens à la vie économique et sociale de leur région. Elle doit se réaliser dans le respect des collectivités locales.
L’organisation de la région ne doit pas être conçue comme un simple échelon administratif, éloignant un peu plus les administrés de l’administration. Il s’agit d’assurer une véritable décentralisation des décisions au niveau de la région. Les attributions devant lui êtres conférés doivent résulter d’un transfert de compétences du pouvoir exécutif central à la région. Dotée de ses propres services administratifs, techniques et économiques, elle en assumera la gestion. Ils devront être consultés par le gouvernement sur toutes les questions relatives à la politique économique et sociale de la région ; ils seront consultés pour l’élaboration du plan national chargé de mettre en œuvre le plan régional de développement, partie intégrante du plan nationale.
L’existence d’une organisation régionale ne peut en aucun cas mettre en cause le caractère indivisible de la République proclamé par la constitution.
C’est autour d’un programme, d’un contrat de législature, qu’on doit apporter l’adhésion afin de contribuer à instaurer dans notre pays la politique économique et sociale dans le respect des libertés publiques et de la souveraineté du peuple.
Ce programme élaboré, permettra d’assurer et de développer l’initiative et la responsabilité personnelle des citoyens dans tous les secteurs de l’activité économique.
L’élaboration des idées neuves et des conceptions nouvelles sur des bases solides et d’actions concrètes dans la fraternité active seront un des socles de la volonté politique pour trouver les remèdes à tous les maux inhérents au sous développement.
Fraternellement lhadi
([email protected])
Ouï mais ça pose un problème d équité entre les citoyens algériens dans l ensemble du territoire national cette méthode d administré un citoyen différemment d’un autre citoyen se trouvant dans une autre ville en dehors de la capitale . Donc de faire de la capitale un petit pays dans un grand pays et un état dans un état est à mon sens anticonstitutionnel et inéquitable entre citoyens algériens pour commencer même si la capitale exige des modifications et un développement accru mais les autres wilaya et leurs villes ne font pas partie de l Algérie et nécessitent pas des modifications administratives et un développement et une modernité accrue dans tout les sens du terme ? Oran Constantine la Kabylie et pleins d autres ont elles aussi droit à un changement administratif j ai envi de vous dire toutes les wilayas dans le territoire national. Après si vous commencez par Alger et que ttes les autres suivent c est autre chose.Edt ce le cas ?