Réunis en séance plénière publique, les membres du Conseil de la nation ont approuvé la loi criminalisant la colonisation française en Algérie, sur la base d’un rapport élaboré par une commission paritaire chargée de trancher les divergences entre les deux chambres du Parlement. Ce vote marque l’aboutissement d’un processus législatif engagé depuis plusieurs mois.
Le texte de loi vise à qualifier juridiquement les exactions commises durant la période coloniale (1830-1962) en les inscrivant dans une logique de reconnaissance et de condamnation officielle. Il s’inscrit dans une continuité politique déjà amorcée ces dernières années, notamment à travers des initiatives parlementaires appelant à la reconnaissance des crimes coloniaux, à l’ouverture des archives et à la réparation des préjudices historiques.
La question de la criminalisation de la colonisation française n’est pas nouvelle en Algérie. Elle remonte au moins au début des années 2000, lorsque des débats avaient émergé en réponse à une loi française de 2005 évoquant le «rôle positif» de la présence coloniale. Cette disposition avait suscité une vive polémique chez nous, relançant les revendications pour une reconnaissance officielle des crimes coloniaux, incluant massacres, déplacements forcés et spoliations.
Toutefois, jusqu’à présent, ces initiatives n’avaient pas abouti à un texte législatif pleinement adopté. Le vote d’aujourd’hui constitue donc une avancée significative dans la construction d’un cadre juridique national autour de la mémoire coloniale.
Au-delà de sa portée symbolique, cette loi confirme la volonté des autorités algériennes d’inscrire la mémoire de la colonisation au cœur du débat politique et institutionnel contemporain.
R. N.




Cette loi était bloquée par la bande d’escrocs et traitres de Bouteflika, merci au président Teboune !
@Algérien
Exactement merci au Président Tebboune.
« des archives et à la réparation des préjudices » 》 》 je croyais que la partie réparation avait été supprimée.
Tant mieux que ce point vital figure dans la loi.
C est vraiment dommage, que cette loi a été amputée d un paragraphe éminemment important, a savoir les réparations.
Il ne s agit là, pas seulement d un un élément matérielle de réparation est de justice, mais plus encore d un élément psychologique et d estime de soi.
Comme toute action criminelle, il y a la sanction et les réparations pour la victime.
Si vous vous penchiez sur ce que la france à perdue et ce que vous possédez entre vos mains dans l’optique bien entendu que vous soyez Algérien , vous y verriez plus clair nonobstant le fait qu’un arbre ou une fleur valent plus qu’une bagnole avec des jantes .
Il faut le dire sans détour : saluer cette loi est un devoir, se taire serait une faute.
Car pendant trop longtemps, la France a tenté de maquiller l’histoire. Pendant trop longtemps, la France a osé parler de « bienfaits » là où il n’y avait que domination, violence et négation d’un peuple. La Loi française du 23 février 2005, avec son infâme référence au « rôle positif » de la colonisation, n’est pas une maladresse : c’est une provocation, une blessure rouverte, une insulte à la mémoire de nos Martyrs.
Non, la colonisation n’a rien de positif. Elle a des noms, elle a des visages, elle a des larmes. Elle s’appelle massacres, elle s’appelle enfumades, elle s’appelle villages brûlés, terres volées, familles et vies brisées. Elle s’appelle humiliation quotidienne, dépossession totale, silence imposé. La colonisation s’appelle France perfide.
Pendant 132 ans, notre peuple a été dépossédé de sa terre, de ses droits, de sa dignité. Les Algériens n’étaient pas des citoyens, mais des sujets, pas des égaux, mais des dominés. Et sur leur propre sol.
Et aujourd’hui encore, certains osent relativiser cela ?
Cette Loi vient rappeler une vérité simple, brutale, irréfutable : on ne négocie pas avec l’histoire, on ne blanchit pas un système fondé sur l’injustice, on ne maquille pas la violence en mission civilisatrice.
Criminaliser la colonisation française en Algérie n’est pas qu’un texte, c’est un acte. Un acte de mémoire. Un acte de justice. Un acte de dignité.
Depuis des décennies, cette reconnaissance est attendue, réclamée, portée par celles et ceux qui refusent l’oubli, qui refusent les récits édulcorés, qui refusent qu’on leur explique que leur souffrance aurait eu un « bon côté ».
Il n’y a pas de bon côté à l’oppression. Il n’y a pas de lumière dans un système construit sur la négation de l’autre. Il n’y a que des faits, des méfaits, des exactions qu’on ne peut taire.
Alors oui, cette loi est une avancée majeure. Parce qu’elle met des mots là où certains préféraient le flou. Parce qu’elle nomme ce que certains tentaient d’effacer. Parce qu’elle refuse le mensonge.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : le combat pour la vérité ne s’arrête pas ici.
Il continuera tant que l’histoire sera contestée, minimisée ou détournée.
Il continuera tant que certains chercheront à justifier l’injustifiable.
La mémoire n’est pas un luxe, c’est une exigence, nommer les crimes, c’est déjà refuser qu’ils soient oubliés ou minimisés.
Et la dignité d’un peuple ne se négocie jamais.
Que vive l’Algérie !!!