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Négocier pour échouer : comment Washington et Téhéran orchestrent un bras de fer calculé

Par Mehenna H. – Il serait naïf de croire que les discussions présentées comme ayant échoué entre les Etats-Unis et l’Iran avaient pour objectif réel d’aboutir à un compromis durable. Derrière les déclarations officielles et les postures diplomatiques, ces échanges relèvent davantage d’une stratégie d’affichage que d’une volonté sincère de désescalade. A Téhéran, les autorités n’ignorent pas qu’aucune entente solide n’est envisageable avec un couple fondamentalement belliqueux, incarné par Donald Trump et Benjamin Netanyahou.

Dans ce contexte, l’Iran considère que l’initiative lui revient désormais. Sa position géostratégique lui confère le levier majeur du contrôle direct de deux artères maritimes essentielles au commerce mondial, les détroits d’Ormuz et de Bab El-Mandeb. Ces passages concentrent une part significative des flux énergétiques internationaux. En s’appuyant sur ses alliés régionaux, notamment les Houthis au Yémen, Téhéran étend son influence et se dote d’une capacité de pression difficile à ignorer. Cette maîtrise directe redessine les rapports de force et complique toute tentative d’isolement total du pays.

Du côté américain, il y a lieu d’adopter une lecture radicalement différente de la situation. Le vice-président, JD Vance, acteur central dans la définition de la ligne stratégique agressive actuelle, apparaît comme l’un des principaux artisans d’une politique de confrontation. Plutôt que de rechercher une sortie de crise, cette approche s’inscrit dans une logique de prolongation du conflit, où l’instabilité devient un instrument.

Cette orientation alimente une critique objective et documentée du système décisionnel à Washington. Selon cette lecture, l’oligarchie économique américaine liée aux industries de l’armement et à la finance tire profit de la persistance des tensions internationales. Les cycles de confrontation favorisent la pérennité de ces intérêts, tandis que les alternances politiques à la Maison-Blanche donnent l’image d’un renouvellement démocratique sans remettre en cause les fondements de cette dynamique.

Loin d’être un simple échec diplomatique, la rupture des discussions à Islamabad s’inscrit dans un jeu d’équilibres complexe où chaque acteur avance ses pions avec prudence. L’Iran consolide ses positions régionales et maritimes, tandis que certains cercles de pouvoir américains privilégient une stratégie de pression continue. Entre calculs géopolitiques et intérêts économiques, la perspective d’un apaisement durable au Moyen-Orient apparaît, pour l’heure, reléguée au second plan.

M. H.

6 Commentaires

  1. je ne sais pas si les pays du Golf sont inclus dans les négoces parce que si les américain se retirent les voisins vu comme hostiles seront sans protection a la merci de l Iran qui n aime pas faire de cadeaux
    Trump lui rien a foutre des arabes va leur proposé de leur vendre plus d armes biznes is biznes ᚏ+ᚏ

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  2. La technique du bluff est la stratégie de ceux qui n’en ont aucune. En espérant user l’ennemi psychologiquement. Des négociations en trompe-l’œil pour gagner du temps. La posture, quelle imposture!

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  3. L’obstruction du détroit d’Ormuz et la possibilité d’imposer des actions similaires à celles du détroit de Bab el-Mandeb ont été déterminantes pour tempérer l’impulsion de Trump à attaquer les infrastructures civiles iraniennes.

    Dans le futur, Téhéran administrera minutieusement son atout majeur et amplifie son influence et sa force par le biais de ses alliés, y compris les Houthis au Yémen, dans le but d’exercer une pression considérable sur ces voies maritimes. Cette surveillance directe conduira rapidement à un déséquilibre des pouvoirs et rendra plus complexe l’isolement total du pays.

    Heureusement, ces deux voies navigables ont permis à l’Iran de tenir tête aux Sionistes et aux Américains dans son conflit au Moyen-Orient. En outre, c’est grâce à ces détroits qu’il a soumis le monde à sa volonté. Actuellement, les pyromanes américains et évidemment le petit génocidaire Bibi tentent de négocier une trêve pour préserver leur dignité, au cas où ils prétendraient poursuivre la guerre «sans balles».

    Pour chaque conflit impliquant les cowboys au Moyen-Orient, ils ont exigé des indemnités pour leurs actions de secours et de protection en appui aux monarchies du Golfe. Quelle sera la prochaine requête du menteur égocentrique Trump pour pallier les pertes qu’il a subi, étant lui-même l’instigateur et le criminel en première ligne dans ce conflit?

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  4. L histoire smprend du temps pour s écrire, inch’Allah, biidnllAh une issue favorable soit favorable, car la 3 ème guerre mondiale est toujours à nos trousses …
    Elle ne doit pas être à notre époque …
    Le peuple de GOG and Magod
    ( us-sion ) Est un ennemi déclaré d Allah et de l humanité …
    L impunité des Etats génocidaires devient de plus en plus flagrantes menant un Terrorisme de spoliation des richesses de nations souveraines.
    Ce terrorisme de Gog and Magog vise à détruire causer des morts pour s enrichir sur le dos d innocents. Ils établissent des contrats de la morts pour s enrichir sur leurs crimes…
    Ils se considèrent comme importants sur Terre…Allah reconnaît les siens .
    Même l Organisation des nations desunies n y peut rien ….

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  5. Nous savons tous (le peuple américain en tête) que cette guerre est pour le bénéfice exclusif de l’entité terroriste sioniste pour des raisons aussi bien géostratégique qu’eschatologique messianique. N’en déplaise aux puristes matérialistes, dont la vision n’a pas pu dépasser le stade révolu des lectures obsolètes des évènements basé sur des théories aussi obtus qu’inutile, à une époque ou bientôt on va devoir parler “d’exopolitique”, si tant est qu’ils en comprennent le sens.

    La dernière sortie de Mélanie Trump à la maison blanche, et bien avant cela, le relèvement de l’âge de l’enrôlement dans l’armée de 34 ans à 42 ans avec l’annulation de toutes les restrictions et contraintes lié à la conscription ordinaire dans toutes les armées du monde (qui exclut très bizarrement le fils même de Trump) on vois bien qu’il y’a panique avec un grand P lié directement à l’affaire Epstein.

    Actuellement, “ON” cherche a faire sortir Trump de cette affaire avec le moins de dégât possible vu son implication totale et documenter. Pour cela le gain de temps est d’une très grande importance. Ce qui explique le statut quo, et les soit disant négociations ou JD Vance est mis en tête. Car avant le mois de novembre prochain Trump va devoir quitter la scène pour des raisons de “santé cognitive”, et “ON” espère qu’il sera remplacé par JD Vance, ce qui est loin d’être gagné.

    L’Iran à grand intérêt à maintenir une pression constante et non stop sur l’entité terroriste sioniste ainsi que ses proxy de la région, tout en se préparant au pire, et en réservant le pire à ceux qui jetterai la première pierre.

    Je dis ca et je le maintient.

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