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Quand le représentant de l’Iran aux Nations unies humilie le régime colonial de Rabat

Le représentant de l’Iran à l’ONU a remis en cause la position du Maroc sur le Sahara Occidental lors d’une réunion du Comité spécial de la décolonisation, en réaffirmant une lecture stricte du principe d’autodétermination.

Dans son intervention, il a estimé que le dossier du Sahara Occidental relève toujours d’un processus de décolonisation inachevé et que son avenir doit être déterminé uniquement par la volonté du peuple concerné, exprimée librement dans le cadre des Nations unies. Une approche qui entre directement en contradiction avec l’entêtement du Makhzen à considérer l’hypothétique plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme la base exclusive de règlement du conflit.

Le diplomate iranien a insisté sur le fait que toute solution politique devait respecter les résolutions onusiennes et s’inscrire dans les mécanismes de l’Assemblée générale. Il a également rejeté toute évolution du statut du territoire qui ne découlerait pas d’un processus d’autodétermination encadré par l’ONU.

L’intervention de l’ambassadeur de l’Iran à l’ONU vise clairement l’approche défendue par Rabat, en contestant la légitimité d’une solution fondée sur l’autonomie interne. Le représentant iranien a au contraire défendu l’idée d’un processus politique où la population sahraouie resterait l’acteur central, à l’abri de toute influence extérieure.

Cette position s’inscrit dans une ligne diplomatique iranienne favorable aux processus de décolonisation encore inscrits à l’agenda des Nations unies. Elle intervient dans un contexte où le Maroc invente des soutiens internationaux à son plan d’autonomie que la France cherche à imposer à la communauté internationale.

Le diplomate iranien a par ailleurs rappelé la nécessité de maintenir le dossier sous l’égide des Nations unies et a appelé à renforcer l’implication du système onusien afin de parvenir à une solution «juste et durable».

Dans la suite de son intervention, il a élargi son propos aux autres territoires non autonomes encore inscrits sur la liste de l’ONU, estimant que la communauté internationale devait accélérer les efforts pour achever le processus de décolonisation engagé il y a plus de six décennies.

M. K.

1 Commentaires

  1. Le représentant iranien n’a fait qu’appeler à l’application du droit international au sein même de l’onu.

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