Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé le lancement, jeudi, d’une nouvelle opération d’exportation de produits électroniques et électroménagers fabriqués en Algérie vers six marchés extérieurs.
Ces opérations seront lancées à partir des wilayas de Sétif, Bordj Bou Arreridj et El Tarf, à destination de six marchés extérieurs, à savoir le Mali, la Mauritanie, la Libye, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie, par les entreprises Condor, Sinova Samsung, Géant, iris et Maxwell.
Cette opération revêt, selon le ministère, «une importance particulière avec l’entrée du marché malien parmi les nouvelles destinations des produits électroménagers algériens, ouvrant ainsi une voie commerciale supplémentaire aux entreprises nationales vers les marchés du Sahel et renforçant la présence du produit algérien dans l’espace africain».
Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations visant à accompagner les entreprises nationales pour accéder à de nouveaux marchés, à diversifier les destinations à l’exportation et à transformer les capacités de production nationales en opportunités commerciales réelles sur les marchés extérieurs, ajoute la même source.
Elle intervient également dans le prolongement de la dynamique que connaît l’exportation des produits électroménagers algériens au cours de l’année 2026, notamment à partir des wilayas de Sétif et de Bordj Bou Arreridj, qui constituent «deux pôles industriels majeurs» dans ce domaine.
Cette démarche vient également intégrer le Mali, l’Egypte et la Jordanie dans la liste des destinations ciblées à l’exportation, reflétant ainsi l’élargissement de la carte des marchés ciblés par les entreprises algériennes opérant dans le secteur des industries électroniques et de l’électroménager.
Le marché malien revêt une importance particulière dans le cadre de cette opération, en tant que nouvelle destination ciblée par les produits algériens, permettant aux entreprises nationales d’explorer de nouvelles opportunités commerciales dans la région du Sahel et d’établir des relations commerciales pouvant être développées à l’avenir, a souligné le ministère.
Dans ce cadre, le ministère a réaffirmé la poursuite de son accompagnement des opérateurs économiques dans leurs opérations d’exportation, à travers le soutien aux efforts d’ouverture des marchés, de diversification des destinations et de renforcement de la présence du produit national sur les marchés africains, arabes et européens.
R. E.




Très bonne initiative !
A partir du moment où l’on atteint des taux d’intégration suffisants (70% à 80%) et qu’on couvre le marché national, ce type d’initiative devrait être davantage encouragé pour développer nos activités vers l’export, créer des emplois directs et indirects et diversifier notre économie.
Une fois les conditions réunis, les exportations devraient être en flux continue B2B en assouplissant et simplifiant les démarches administratives, c’est tout bénéfique pour le pays.
A bon entendeur
C’est une bonne chose et cela témoigne de la bonne santé économique de ces entreprises. Mais ma crainte est ailleurs : qu’à mesure que ces milieux économiques se développent et s’internationalisent, ils finissent par imposer de nouvelles normes de pensée, davantage libérales, au nom de l’intégration régionale, de la libre circulation des marchandises et de la réduction des coûts logistiques.
Pour l’instant, on leur a en quelque sorte donné un « os à ronger » avec le corridor passant par la Mauritanie et l’ouverture de nouveaux marchés africains. C’est une alternative qui permet justement de développer nos échanges sans dépendre du Maroc.
Mais ma crainte est que cet « os à ronger » ne finisse par devenir un véritable levier de pression, et que les intérêts économiques prennent progressivement suffisamment de poids pour chercher à influencer nos choix politiques et stratégiques.
Le jour où l’on commencera à entendre systématiquement parler de « Maghreb », d’« intégration régionale », de « libre circulation des marchandises » et de « coûts logistiques », je me demanderai alors si certains lobbies économiques n’ont pas fait de la réouverture de la frontière avec le Maroc une véritable stratégie politique.
Je comprends la crainte exprimée au sujet de la montée en puissance de lobbies qui aujourd’hui arrivent à contrôler des états pour leurs propres intérêts, les exemples dans le monde ne manquent pas.
Par ailleurs, nous avons aussi des contres-exemples où des dirigeants, partis ou militaires contrôlent d’une main de fer leurs pays et sanctionnent les abus et les dépassements quand la situation l’impose.
Prenez l’exemple de la Russie, de la Chine et même de l’Algérie où des barons et oligarques qu’on croyait intouchables ont été sévèrement sanctionnés parce qu’ils ont franchis des lignes rouges. Heureusement que cela se passe comme ça et pas autrement sinon c’est la foire.
On n’a même pas dit besmelah que vous commencez votre délire ça me fait penser à l’histoire du berger aveugle et sa jarre de zebda ou il a fini par la casser avec son bâton