Par Kahina B.-H. – La participation du Soudan au Congrès des Nations unies sur la prévention du crime a donné lieu à une scène diplomatique inédite. Alors que les Emirats arabes unis accueillaient la réunion internationale, la procureure générale du Soudan, Intisar Ahmed Abdel-Aal, a pris la parole pour lancer une charge virulente contre le pays hôte.
Devant l’assemblée, la cheffe du ministère public soudanais a rejeté le choix d’Abou Dhabi pour héberger ce sommet de l’ONU, accusant directement les Emirats de financer et d’armer les Forces de soutien rapide (FSR) dans la guerre qui ravage son pays.
«Il est totalement inacceptable qu’un Etat qui arme et finance des milices paramilitaires responsables de massacres puisse accueillir une conférence des Nations unies sur la justice et la prévention du crime», a déclaré la procureure générale lors de son intervention.
Poursuivant son réquisitoire, Intisar Ahmed Abdel-Aal a affirmé que les actes commis au Soudan constituent des crimes contre l’humanité et que le soutien logistique émirati aux milices du FSR viole le droit international. «La lutte contre l’impunité ne peut pas être orchestrée par ceux qui protègent et soutiennent financièrement les criminels. Les armes fournies par le pays hôte continuent de frapper nos citoyens», a-t-elle insisté.
Cette prise de parole sans concession s’inscrit dans l’escalade des tensions entre Khartoum et Abou Dhabi, le gouvernement soudanais accusant ouvertement les Emirats d’alimenter le conflit sur son territoire.
Les accusations de la procureure générale du Soudan reçoivent un écho important dans la communauté internationale, où plusieurs enquêtes indépendantes documentent le rôle joué par le régime des Al-Nahyane dans la région.
Un rapport d’experts mandatés par le Conseil de sécurité des Nations unies a notamment révélé l’existence de réseaux logistiques et de ponts aériens transitant par le Tchad et la Libye. Selon ces investigations, ce dispositif a permis de fournir aux Forces de soutien rapide un ravitaillement continu en carburant, en véhicules blindés et en munitions lourdes.
De leur côté, des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch ont confirmé la présence sur le terrain soudanais d’équipements militaires de pointe, dont des drones et des obusiers guidés, livrés en violation directe de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU. Le matériel identifié correspond à des systèmes d’armement initialement acquis par les forces émiraties.
Au-delà de la crise soudanaise, ces révélations s’inscrivent dans un constat plus large dressé par de nombreux observateurs de la diplomatie régionale. De la Libye à la Corne de l’Afrique en passant par le Yémen, le soutien apporté par Abou Dhabi à des milices privées et à des groupes armés non étatiques fait l’objet de critiques grandissantes pour son impact déstabilisateur sur l’ensemble du continent.
K. B.-H.



Bravo à cette Dame « qui en a » , contrairement à ces bédoins émasculés de la bédouinerie, ces danseuses du ventre des sables …mouvants, qui sèment la mort et la désolation là où ils posent leurs sales regards et leurs doigts répugnants couverts de sang, en se réfugiant derrière leurs pétro-dollars maudits avec lesquels ils pensent avoir l’impunité.
Halte à l’hypocrisie, à la fourberie, à la confusion des genres et aux pratiques criminelles de ces » hommelettes » !!!