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Hausse des prix, économie, politique étrangère : les principaux messages du président de la République

Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a abordé plusieurs dossiers à la fois économiques, sociaux et diplomatiques, livrant notamment sa position sur la hausse des prix, la lutte contre la fraude, les relations extérieures et les perspectives de l’économie nationale.

Sur le front économique, le chef de l’Etat s’est montré particulièrement ferme concernant la flambée récente des prix. Il a estimé que la hausse liée à la spéculation était «inacceptable», rejetant l’idée selon laquelle le phénomène serait inédit en Algérie. Selon lui, la baisse de la production de certains produits agricoles, notamment en raison des incendies, ne saurait à elle seule expliquer l’augmentation des prix.

Abordant le cas de la tomate, Abdelmadjid Tebboune a relevé l’écart entre le prix payé au producteur et celui pratiqué sur le marché, affirmant qu’un agriculteur pouvait vendre sa production à 20 dinars alors que celle-ci atteignait 140 dinars sur le marché. Il a attribué la situation à «l’avidité et la recherche du profit rapide», tout en assurant que les enquêtes en cours n’impliquaient pas les agriculteurs. Le président a également indiqué avoir donné des instructions au gouvernement sur la question des prix, annonçant que des résultats seraient visibles dès le lendemain.

Le président a, par ailleurs, évoqué les contrôles visant les importations et les pratiques frauduleuses. Il a cité le cas d’opérateurs ayant importé pour 750 millions de dollars afin de produire et d’exporter pour seulement 29 millions de dollars. La numérisation, a-t-il expliqué, a permis de détecter plusieurs tentatives de fraude et de détournement de devises. Il a notamment fait état de 581 sociétés déclarant une même adresse dans un immeuble AADL à Ouled Fayet. Les personnes reconnues coupables, a-t-il averti, devront répondre de leurs actes devant la justice et pourraient être radiées à vie du registre du commerce.

Sur le plan sécuritaire, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé son refus de revenir sur les décisions annoncées concernant la prison de Tenzrouft destinée aux barons de la drogue et la peine de mort pour les auteurs d’incendies criminels et d’enlèvements d’enfants. Il a présenté ces mesures comme destinées à protéger les citoyens et le pays.

La politique étrangère a également occupé une place importante dans son intervention. Concernant les Emirats arabes unis, le président a déclaré que l’Algérie ne reviendrait pas sur sa décision de rompre les relations, estimant que les circonstances avaient atteint un point de non-retour. Il a parallèlement assuré que les relations amicales et historiques avec la Russie demeuraient inchangées, soulignant que l’Algérie entendait préserver ses relations avec Moscou, Washington et Pékin sans s’aligner sur un quelconque «camp».

A propos du Sahara Occidental, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la décision revenait au peuple sahraoui, tandis que l’Algérie se considère comme un soutien. Il a également défendu le projet de gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger, estimant qu’un projet alternatif aurait difficilement les mêmes perspectives.

Le chef de l’Etat a enfin évoqué la situation économique nationale, affirmant que la croissance dépassait 4,01% et que les prévisions de certaines institutions financières internationales ne reposaient pas sur l’ensemble des données disponibles sur l’économie algérienne. Il a aussi annoncé des perspectives favorables pour les réserves de change à l’horizon 2031, dans un contexte de réduction de la facture des importations.

Enfin, Abdelmadjid Tebboune a appelé les compétences algériennes établies à l’étranger à contribuer au développement du pays. Il a assuré que les membres de la communauté scientifique algérienne à l’étranger étaient les bienvenus en Algérie, affirmant que «la porte est ouverte à tous» ceux qui souhaitent mettre leur savoir et leur expertise au service du pays.

R. N.

3 Commentaires

  1. Retour au pays de cerveaux ayant fuit leur pays serait une bonne chose , ils sont en effet des milliers d ‘ALGERIENS à vivre et travailler dans des pays étranger exemple : FRANCE , CANADA , USA , ALLEMAGNE ,SUISSE , BELGIQUE , ESPAGNE OU PORTUGAL ET BEAUCOUP AUSSI EN ANGLETERRE , OUI L’ ALGERIE FORME DES ELITES ET SES TÊTES VONT TRAVAILLER AILLEURS POUR D ‘AUTRES ETATS , les causes de cette fuite sont multiples , Argent , mode de vie , liberté, mais le patriotisme est toujours là, l ‘Algérien aime son pays hamdoulilah , il faut leur donner envie et les inciter à revenir , la fuite vers l étranger c ‘est pas du bonheur ni une fatalité, le pain est meilleur chez soi , surtout la galette Kabyle hummmmmm Arhom akhourane « AVAVA INOUVA » >
    Autre dossier l EGYPTE à raison de se méfier de l ETHIOPIE sous emprise des sionistes israéliens le NIL pourrait bien s’assécher et volontairement cela fait parti de la guerre de l ‘eau et l’eau c’est la vie , ILS SONT SANS SCRUPULE ET SANS PITIÉ LES SIONISTES , N AYANT PAS PEUR DE LE DIRE c ‘est des criminels à l image de NETANYAHOU qui ose parader librement à l ‘ONU sans doute sous protection comme toujours de Donald le clown grotesque

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  2. (…) il n’y a pas une semaine sans que le citoyen ne se fasse racketter ouvertement au grand jour , ils se sentent totalement impunis et le citoyen subit sans savoir vers qui se tourner pour y mettre de l ordre de façon définitive

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  3. L’exercice est intéressant et instructif. Un rendez-vous nécessaire pour le peuple algérien. Ça nous change du « cadre ambulant ».

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