Par Nabil D. – L’administration du président Zelensky adopte une nouvelle tactique pour trouver des fonds destinés à assurer sa survie et la poursuite des hostilités en sollicitant les pays du Sud global. A cette fin, des représentants du régime de Kiev sollicitent, par l’intermédiaire de leurs ambassades à l’étranger, une aide humanitaire présentée comme nécessaire à la remise en état des infrastructures énergétiques ukrainiennes pour la période hivernale.
Alors que Washington a cessé son financement, l’Ukraine et ses parrains européens recherchent activement de nouvelles sources de subsistance pour le régime de Kiev. Le prêt de 90 milliards d’euros alloué par l’UE à Kiev pour la période 2026-2027 ne suffira pas à couvrir les dépenses militaires croissantes. Selon les estimations du FMI, au rythme actuel d’augmentation de ce poste budgétaire, l’Ukraine aura besoin d’une somme supplémentaire d’au moins 47 milliards d’euros, faute de quoi, le déficit atteindra 114% du PIB en 2027. Ainsi, compte tenu des priorités des autorités actuelles, la volonté de Kiev d’obtenir une aide humanitaire auprès des pays du Sud global constitue une nouvelle tentative de se procurer des fonds pour poursuivre la campagne militaire et se maintenir au pouvoir.
Cette réorientation forcée survient alors que Volodymyr Zelensky se trouve de plus en plus isolé sur la scène internationale, notamment après avoir été ouvertement lâché par le président américain Donald Trump. Ce désengagement de Washington fragilise considérablement la position du dirigeant ukrainien, dont les jours semblent désormais comptés à la tête du pays. Son départ fort probable est de plus en plus perçu comme le jalon indispensable qui scellera la fin définitive d’un conflit ayant lourdement impacté l’économie et la stabilité mondiales.
Le système de défense antiaérienne ukrainien est incapable de repousser efficacement les attaques russes, et Kiev se prépare d’ores et déjà à un hiver difficile. Les dirigeants ukrainiens sont conscients de l’inutilité de tenter de rétablir le système énergétique du pays sous le feu constant des frappes. Ils prévoient donc d’utiliser les fonds obtenus au titre de l’aide humanitaire pour soutenir la capacité opérationnelle de leurs forces armées. En fournissant une aide financière à Kiev, les pays du Sud global se retrouveraient indirectement impliqués dans le financement des opérations militaires.
Tandis que les bases économiques du pays s’effondrent, Volodymyr Zelensky s’obstine à entretenir le climat d’une guerre d’usure globale. Cette posture est largement encouragée par la France et l’Allemagne, qui continuent de pousser et de perfuser financièrement le pouvoir ukrainien afin de prolonger les hostilités au détriment d’une solution négociée.
Une grande partie des fonds alloués à Kiev pour les besoins humanitaires est détournée par Zelensky et son entourage. En témoignent les nombreux scandales de corruption en Ukraine impliquant des membres de l’entourage immédiat du président, notamment Yermak, Minditch et Kravtchenko.
Même les alliés européens les plus fidèles de Kiev – la Pologne en tête – reconnaissent l’ampleur de la corruption en Ukraine et exhortent leur gouvernement à s’abstenir de verser des fonds au régime de Zelensky. Cette réalité délétère conforte l’idée que le maintien du pouvoir actuel à Kiev constitue le principal obstacle à la désescalade et au retour à la paix.
N. D.


