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Art rupestre : ouverture de la première édition internationale à Djanet

La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a présidé, mardi à Djanet, l’ouverture de la première édition du Festival international de l’art rupestre en Algérie (20-24 octobre), en inaugurant une série d’expositions consacrées à l’art rupestre.

En présence du wali de Djanet, M’hamed Moumen, du directeur du Parc culturel national du Tassili n’Ajjer, Abdelkader Hafaoui, des autorités locales, ainsi que de nombreux chercheurs algériens et étrangers et d’étudiants d’instituts d’art, une exposition consacrée à l’art rupestre a été inaugurée en premier lieu au musée «Jebrine», relevant dudit parc, laquelle met en lumière les différentes périodes d’évolution de l’art rupestre dans les régions du Tassili n’Ajjer à Djanet, du Tassili Hoggar à Tamanrasset et dans d’autres parcs nationaux classés par l’UNESCO.

Organisée par le ministère de la Culture et des Arts, cette manifestation internationale réunit 15 experts et chercheurs internationaux représentant 12 pays, dont l’Egypte, le Tchad, l’Afrique du Sud, la Libye, l’Irak, le Qatar, le Malawi et le Zimbabwe. Parmi eux figurent des gestionnaires de sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que des experts d’institutions de référence comme le Fonds du patrimoine mondial africain. L’Algérie est quant à elle représentée par 85 participants.

Le Festival international de l’art rupestre en Algérie vise à mettre en valeur la richesse du patrimoine rupestre national et à renforcer les efforts pour sa protection, son étude et sa valorisation. Il constitue une opportunité scientifique et culturelle pour souligner la valeur universelle des sites de l’art rupestre, notamment le Tassili n’Ajjer, à travers des rencontres scientifiques internationales, des expositions thématiques, un forum sur la protection des sites archéologiques, des journées du film archéologique, ainsi qu’une résidence artistique au profit des étudiants des écoles des beaux-arts à Djanet.

A travers sa première édition, le festival ambitionne d’instaurer un rendez-vous scientifique annuel pour échanger les expertises, développer des mécanismes de documentation et de préservation du patrimoine rupestre, et promouvoir sa valorisation dans le cadre d’un tourisme culturel durable.

L’organisation de ce festival concrétise l’engagement des autorités supérieures du pays à protéger, préserver et valoriser le patrimoine culturel national, à consacrer les efforts visant à promouvoir sa valeur civilisationnelle et humaine, et à renforcer la position de l’Algérie dans le domaine de l’étude et de la conservation de l’art rupestre, garantissant ainsi sa pérennité et sa transmission aux générations futures. 

R. C.

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