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Sahara Occidental : l’Algérie exprime son profond regret après le non-renouvellement du mandat de la Minurso

Dans un communiqué rendu public ce samedi, le ministère des Affaires étrangères a exprimé le profond regret de l’Algérie suite au non-renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso).

Selon le communiqué, le projet de résolution soumis au Conseil de sécurité a souffert d’un «biais excessifs», favorisant ouvertement le royaume du Maroc au détriment du Front Polisario. Pour l’Algérie, ce texte ne pouvait en aucun cas constituer une base sérieuse pour parvenir à un règlement juste et durable du conflit.

Avant le vote, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines avait adressé des messages officiels aux membres du Conseil de sécurité. Il y soulignait les risques majeurs d’un tel projet, l’accusant de chercher à consacrer un fait accompli sur le terrain, légitimer une situation qualifiée d’occupation et porter atteinte au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Le communiqué souligne que la version finale du texte a vidé le droit à l’autodétermination de sa substance. En érigeant le plan d’autonomie marocain en unique base de négociations, le processus se trouve restreint et les résultats potentiels préemptés, alors que la solution finale devrait garantir la liberté de choix du peuple sahraoui.

Autre signal politique jugé très inquiétant par l’Algérie : la suppression de la lettre «R» (faisant référence au «référendum») dans l’appellation abrégée de la mission. Une modification signifiant l’exclusion pure et simple de l’option référendaire, pourtant historiquement liée au mandat de la Minurso. De plus, le texte est critiqué pour avoir privé le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui, de la possibilité de présenter ses propres visions et propositions de paix dans le cadre des négociations.

Pour l’Algérie, ce projet de résolution menaçait de transformer progressivement la nature du conflit. Il risquait de faire basculer une question de décolonisation vers une simple problématique humanitaire. Le communiqué rappelle avec insistance qu’un règlement durable en matière de décolonisation reste indissociable de l’exercice effectif, par le peuple concerné, de son droit imprescriptible à l’autodétermination.

En conclusion, le ministère des Affaires étrangères a réitéré son engagement indéfectible en faveur d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. Celle-ci doit impérativement garantir au peuple sahraoui le droit de déterminer son avenir, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes de l’organisation internationale.

R. I.

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