Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a officiellement lancé à Alger la deuxième réunion ministérielle consacrée au projet SoutH2 Corridor. À cette occasion, il a annoncé que les premiers résultats de l’étude de faisabilité de l’Alliance Algérie-Europe pour l’hydrogène (ALTEH2A) seront rendus publics en 2027. Cette étape clé vise à évaluer la viabilité de la production d’hydrogène vert sur le territoire algérien pour son exportation vers le continent européen.
Ce projet énergétique repose sur une articulation stratégique entre deux initiatives complémentaires. D’un côté, l’alliance ALTEH2A se concentre sur la sélection des sites de production locaux et l’analyse de la demande européenne. De l’autre, le SoutH2 Corridor met en place le réseau de gazoducs transfrontaliers acheminant cette énergie propre depuis l’Algérie jusqu’à l’Allemagne, en passant par la Tunisie, l’Italie et l’Autriche.
Pour garantir la réussite de ce corridor Sud, l’Algérie préconise le renforcement de la confiance mutuelle, l’établissement d’un cadre réglementaire harmonisé et la création de normes communes. Le ministre a souligné que cette dynamique dépasse la simple construction d’infrastructures pour devenir le pilier d’une véritable économie régionale de l’hydrogène, capable de soutenir le développement industriel et la transition écologique dans le bassin méditerranéen.
Organisée en présence du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab, ainsi que de hauts responsables, de diplomates et de ministres européens et tunisien, cette rencontre réaffirme la volonté ferme de l’Algérie de consolider sa position d’acteur central de la sécurité énergétique européenne. Le pays entend valoriser ses atouts naturels exceptionnels, notamment son fort gisement solaire et son réseau d’infrastructures existant, pour bâtir un partenariat durable et mutuellement bénéfique.
R. E.



Pourquoi passer par la Tunisie et pas directement l’Italie comme préconiser par des Patriotes Algériens ?