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Le réflexe de meute

Par Mehenna H. – La France crève de son arrogance, et l’indécence de sa caste dirigeante ne connaît plus de limites. Alors que le pays s’enfonce dans un chaos social prévisible depuis des décennies, l’élite politique française, sourde et aveugle, préfère la déclaration de guerre à l’autocritique. Face au ras-le-bol viscéral d’un peuple humilié et asphyxié, ces technocrates hors-sol s’engluent dans une logique de confrontation brutale. Le verdict est sans appel : la gouvernance de la France n’est plus qu’une vulgaire machine à gérer les carrières et les ambitions personnelles d’une poignée de courtisans, au détriment absolu de l’intérêt des Français.

Au cœur de ce naufrage, le cynisme atteint des sommets élyséens. Devant le désastre économique et la misère qui s’installent, le président Emmanuel Macron et ses ministres rejouent la farce tragique de Ponce Pilate. Ils s’essuient les mains sur les crises, feignant l’impuissance et plaidant l’irresponsabilité, comme si la destruction programmée des services publics et l’effondrement du pouvoir d’achat relevaient de la fatalité. Quel mensonge d’Etat ! Cet embrasement est le résultat direct de choix politiques délibérés, sacrifiant la France sur l’autel du mondialisme et du mépris de classe.

Pendant que la France d’en bas réclame de la dignité, la France d’en haut soigne ses trajectoires individuelles, ses réseaux et ses futurs renvois d’ascenseur. L’Etat n’est plus le bouclier des faibles, mais le paillasson des ambitions d’une minorité de parvenus.

Sentant le vent du boulet et l’imminence d’une révolte légitime, les gardiens du temple oligarchique ont immédiatement activé le réflexe de meute. Une alliance obscène et défensive s’est nouée : le pouvoir politique, les médias mainstream aux ordres et les patrons du CAC 40 marchent main dans la main. Les premiers répriment, les deuxièmes diabolisent et criminalisent la contestation populaire sur les plateaux de télévision, tandis que les derniers comptent leurs milliards de dividendes à l’abri du besoin. Cette sainte alliance des puissants contre la rue est la preuve éclatante du grand fossé. D’un côté, une ploutocratie prête à tout pour sauver ses privilèges ; de l’autre, un peuple souverain qui exige un changement radical et la fin définitive des injustices sociales.

L’heure n’est plus aux fausses négociations ni aux numéros de claquettes présidentiels. Les Français ne veulent plus de miettes, ils veulent renverser la table. En choisissant la violence institutionnelle et la surdité plutôt que la reddition, cette élite pyromane joue avec le feu. Qu’elle prenne garde : à force de traiter les revendications populaires par le mépris, elle s’expose à un retour de bâton historique que ses petits calculs de carrière ne suffiront pas à endiguer.

M. H.

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