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Le sang de la Seine dans les veines : quand les descendants des martyrs terrassent l’oubli

Par M. Aït Amara – Le poing levé et le visage dissimulé, cette jeune Algérienne sur la photo ne commémore pas, elle accuse. Au-dessus de sa tête, portée comme une arme politique de destruction massive du silence, sa pancarte en carton assène une vérité que le pouvoir français a tenté de noyer sous les pavés de Paris : «Nous sommes les descendants des Algériens que vous n’avez pas noyés le 17 octobre 1961». En peignant le mot «Algériens» aux couleurs de la résistance et en barrant cette date historique d’un trait rouge sang, elle refuse l’aumône d’une mémoire apaisée. Ce geste est un affront direct à l’amnésie institutionnelle, une confrontation visuelle qui exige des comptes ici et maintenant.

La posture de la manifestante est celle d’une combattante urbaine. Silhouette sombre, visage masqué, pantalon de treillis, elle incarne la relève d’une lutte qui traverse les générations. Le décor qui l’entoure transpire la révolte. Derrière elle, les flammes d’un brasier de palettes lèchent le ciel et la fumée noire s’élève comme un signal de guerre mémorielle. Ce feu n’est pas une simple mise en scène, c’est le symbole d’une colère intacte qui couve depuis soixante-cinq ans. Face à elle, l’architecture solennelle en pierre blanche semble figée dans sa culpabilité et son indifférence, mais la rue, elle, gronde et refuse de baisser les yeux.

Le message écrit sur ce carton est d’une violence symbolique radicale pour les oppresseurs. En se revendiquant fièrement comme le produit d’une tentative de meurtre de masse avortée, elle transforme le traumatisme de la Seine en une force de frappe identitaire. Elle rappelle aux autorités françaises que le crime d’Etat a lamentablement échoué. Les corps ont été jetés à l’eau, mais la lignée a survécu. Cette jeunesse ne quémande pas des excuses hypocrites ou des discours officiels lénifiants. Elle affirme sa présence, sa légitimité et sa rage toujours vivace.

Ce face-à-face viscéral démontre que le passé colonial n’est pas de l’histoire ancienne, c’est une blessure ouverte qui dicte les combats du présent. Par ce déploiement de force et de clarté, la jeune femme arrache le voile des non-dits. A travers sa pancarte, c’est toute une génération qui prévient la France officielle qui prône l’amnésie : le sang des victimes du 17 octobre coule dans leurs veines, et ils sont bien décidés à transformer les flots de l’oubli en un tsunami de justice.

M. A.-A.

6 Commentaires

  1. Des milliards d’€ à réclamer à cette France fasciste !

    Vous comprenez maintenant pourquoi le juif essaie de toujours passer devant nous avec le mot antisémitisme quand il s’agit de réclamer des droits aux français notamment pour l’holocauste.

    Faites le tour d’Algérie, il y a plein de massacres totalement occultés comme ceux de la ville de Laghouat avec plus de 2500 morts, les familles n’ont jamais touchés 1 €.

    La France a soldé les comptes avec l’accord de 1968 en ramenant des algériens en France pour bosser dans les usines et faire la fortune du patronat français, de l’argent contre leur santé et leur temps de 8 h à 18 heures. C’est tout.

    Ne jamais repartir chez l’ancien colonisateur, erreur magistrale de nos parents, vous serez jamais les bienvenus, toujours discriminés même en 2026.

    Vos enfants et petits enfants seront toujours mis dans la même case.

    Fuyez, prenez votre cash et partez définitivement à quoi bon de casser, de bruler et de piller des magasins. Il n’y aura jamais d’indemnisation, ni de reconnaissance.

    Les noyés de la Seine n’ont ni de stèle, ni de commémoration, les français tournent vite les talons, la tête, ils fuient leurs responsabilités car peur de payer.

    Par contre, si c’étaient des américains tués, il y en aurait pour 3 jours à la télévision.

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  2. « transformer les flots des oublis en un tsunami de justices. » Magnifique machAllah
    Il n y a pas que le 17 octobre 1961 car l Histoire ne s arrête pas là…

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  3. Contreproductif…La fachosphère – des LE PEN à BOLORE en passant par les RETAILLEAU et PHILIPPE et autres parasites de ZEMMOUR et MESSIHA – va s’en repaître ! C’est du pain béni « électoral » pour cette engeance qui n’a rien à proposer pour mai 2027 que le chaos ! Associer cette explosion sociale prérévolutionnaire aux massacres d’Algériens du 17 octobre 1961 (feu mon père y était aux « premières loges »…), c’est ouvrir aux « clairons » des RN-LR et autres « tirailleurs » de la même tranchée politique une « fenêtre de tir » inespérée…L’Algérie n’a pas besoin de cette « confluence d’événements », de cette « concomitance » de calendrier pour se rappeler au bon souvenir des nostalgiques de l’Algérie française…De mon point de vue en tout cas

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  4. C’est une femme , elle porte notre ressentie , elle porte notre souffrance , elle porte surtout l’espoir , l’avenir .
    Nous sommes ALGERIENS .

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  5. La france est un pays de racisme d’état, au lourd passé génocidaire. Se trimballer une telle histoire aujourd’hui est la honte absolue, et c’est la raison pour laquelle la tactique malsaine et rétrograde de ce pays consiste à s’éterniser dans le déni et limpurge intellectuelle, cumulant les échecs politique et favorisant contre le temps qui passe des structures raciste et corrompus tel le rn fn , dont les motivations n’ont été par le passé que déportation, camps d’internement , faillite, et crépuscule fachiste français

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