El-Eulma, deuxième ville de la wilaya de Sétif, a vibré au rythme du 7e art à l’occasion des 1ères Journées algériennes du cinéma contemporain, organisées au théâtre régional de la ville, et qui ont contribué à insuffler un nouvel élan à la scène culturelle locale.
La manifestation, qui a constitué un cadre d’échanges et de débats entre cinéastes de différents horizons et un public passionné de cinéma, a permis de faire découvrir de nouvelles expériences cinématographiques qui ont contribué à promouvoir le court-métrage et à raviver l’intérêt pour le septième art dans son ensemble.
La réalisatrice algérienne Nassima Louail a chaleureusement salué, dans une déclaration à l’APS, l’initiative d’organiser cet événement qu’elle a qualifié «d’occasion idéale pour mettre davantage en lumière le court-métrage» qui, selon elle, «a encore besoin d’être mieux connu par le grand public, bien plus habitué à regarder des longs-métrages».
Elle a ajouté que de tels rendez-vous cinématographiques offrent au public l’occasion de mieux apprécier le film court et de se familiariser avec ses contenus et ses concepts artistiques, estimant que l’organisation de journées et de festivals spécialisés «promeut la culture cinématographique et élargit le cercle de ses adeptes».
Nassima Louail a également appelé le public d’El Eulma à «s’impliquer dans cette initiative et à la soutenir afin d’en assurer la pérennité» et «à assister toujours nombreux aux projections et aux débats», avant de faire part de son «vif espoir» de voir ce type d’événements se multiplier dans les différentes régions du pays.
Elle a également souligné »l’importance de mettre à disposition des espaces de projection et de réhabiliter les salles de cinéma afin de renforcer le lien entre le public et le septième art ».
De son côté, Tarek Arab, artiste et homme de théâtre de la ville d’El-Eulma, a estimé que l’organisation de cet événement artistique est «une initiative culturelle éminemment positive, susceptible de relancer l’activité cinématographique dans une agglomération où les deux salles de la ville ne désemplissaient jamais, de promouvoir sa présence dans le paysage culturel local et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes pour qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations et faire passer leurs messages à travers le septième art».
Il a ajouté que le fait que cette manifestation culturelle et artistique accueille des ateliers formant au «jeu d’acteur cinématographique», à «l’écriture de scénario», à «la prise de son» et au métier «d’assistant réalisateur», ne peut que permettre à ces journées d’atteindre leur objectif en «encourageant, surtout, les jeunes talents à se lancer dans l’aventure de la production cinématographique».
Pour rappel, 30 courts-métrages produits en Algérie, au Sahara Occidental, en Palestine, au Yémen, au Sultanat d’Oman, en Jordanie, en Egypte, en Tunisie, en Irak, aux Pays-Bas, en Espagne, en France et en Syrie sont en compétition durant cette 1ère édition organisée sous le slogan «Quant l’image parle», à l’occasion de la commémoration du 72ème anniversaire du déclenchement de la Révolution de libération, pour se poursuivre jusqu’au 4 novembre.
Lundi, la 2ème journée de cette compétition a été marquée par la projection de 10 courts-métrages, parmi lesquels «La Porte» du réalisateur palestinien Khaled Khamash, «Le rêve ultime» de Malak Abdelali (Irak), «Coup de pouce» d’Abdelkader Guidoum (Algérie) et le film d’animation «Le Pont» de Mohamed-Tahar Chawki Boukaf.
R. C.


