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L’invasion en tissu

Par Mehenna H. – Un phénomène discret mais significatif se développe actuellement sur les réseaux sociaux. De nombreux jeunes Algériens s’organisent pour défendre et valoriser l’identité culturelle nationale face à une tentative d’aliénation venue de l’extérieur. Au cœur de cette mobilisation, une question sensible mais essentielle, celle de la préservation des traditions, des us et coutumes, et plus largement de l’âme même de l’Algérie.

Une influence croissante cherche à imposer des modèles culturels et vestimentaires importés du Moyen-Orient et des pays du Golfe. Derrière des contenus en apparence anodins se dessine une volonté d’effacer progressivement les spécificités locales. Une inquiétude qui ne relève pas seulement du symbole, mais qui touche à la mémoire collective, à l’héritage et à la diversité qui font la richesse de l’Algérie.

Face à cela, la réaction ne s’est pas fait attendre. Sur diverses plateformes, une véritable contre-campagne a vu le jour, portée par une jeunesse connectée, consciente et engagée. Vidéos, publications et témoignages, les initiatives se multiplient pour mettre en lumière les tenues traditionnelles, les dialectes, les pratiques culturelles et les valeurs propres à la société algérienne. Loin d’un repli identitaire, cette démarche s’inscrit dans une volonté d’équilibre : s’ouvrir au monde sans se renier.

Ce mouvement traduit un éveil générationnel. Contrairement aux clichés d’une jeunesse désengagée, ces jeunes montrent qu’ils sont profondément attachés à leur histoire millénaire, à la pluralité de leurs racines et à l’héritage transmis par leurs aînés. Ils refusent une invasion culturelle étrangère qui gommerait les nuances et les identités au profit d’un modèle unique.

Dans un monde globalisé où les influences circulent à une vitesse inédite, la question n’est pas de rejeter l’autre, mais de ne pas s’effacer soi-même. A travers cette mobilisation, la jeunesse algérienne envoie un message clair. L’ouverture ne doit jamais se faire au détriment de l’authenticité. Elle rappelle, avec force et lucidité, que l’acceptation de l’autre ne doit pas exclure la fidélité à ses racines, bien au contraire.

M. H.

3 Commentaires

  1. Certains éprouvent ce besoin de faire allégeance à d’autres entités jusqu’à effacer leur propre identité. C’est comme ça. Ce sont les mêmes qui bradent la souveraineté nationale au profit d’autres puissances. On appelle ça : « ne pas avoir de figure ».

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  2. En fait une nouvelle génération qui réagit à celle qui a été biberonné dans les écoles fondamentales des années 60 et 70 où tout était fait pour faire perdre aux algériens leur authenticité. Notre décennie noire en était la meilleure preuve.

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  3. « Une influence croissante cherche à imposer des modèles culturels et vestimentaires importés du Moyen-Orient et des pays du Golfe. » souligne M. H..

    Raison de plus pour réagir fermement et clamer, haut et fort, que contrairement au pays et régimes du Moyen-Orient qui ne sont, ni plus, ni moins que des vestiges coloniaux doublés de vassaux des puissances impérialo-sionistes, l’Algérie a une profondeur historique qui a culminé avec une lutte anticoloniale qui a duré plus d’un siècle suivie d’une guerre d’indépendance qui a duré plus de sept années.

    moralité de l’histoire: il n’y en a aucune à part que notre « ADN » historique exige de nous, les algériens du temps présent, que nous soyons à la hauteur de ceux qui se sont sacrifiés pour que nous soyons ALGÉRIENS, i. e. que nous défendions notre « algérianité » au lieu de vouloir, à tout prix, singer les sociétés du Moyen-Orient dont la date de naissance transparait comme la date de leur colonisation.

    wa el fahem yefhem

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