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Lancement de la phase algérienne du projet stratégique de gazoduc transsaharien TSGP

La partie algérienne du projet de gazoduc transsaharien (TSGP) a officiellement été mise en avant mercredi, à l’occasion de la tenue à Alger de la cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage de ce projet stratégique. Cette rencontre a réuni le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, son homologue nigérian en charge des ressources pétrolières, Ekperikpe Ekpo, ainsi que le ministre du Pétrole de la République du Niger, Hamadou Tiani.

Etaient également présents le président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que les responsables des compagnies nationales NNPC (Nigeria) et SONIDEP (Niger), en plus des équipes techniques et experts des trois pays.

Les travaux ont été consacrés à l’examen des résultats actualisés de l’étude de faisabilité réalisée par le bureau international PENSPEN. Les discussions ont porté sur les aspects techniques et économiques du projet, ainsi que sur l’évaluation de l’état d’avancement de la feuille de route adoptée lors des précédentes réunions.

A l’issue de la rencontre, les trois pays ont convenu d’adopter le rapport final de faisabilité, considéré comme la référence technique et économique pour le passage aux phases de réalisation. Ils ont également décidé d’engager les procédures opérationnelles nécessaires au lancement effectif du projet, tout en poursuivant la coordination entre les entreprises nationales chargées du suivi.

Un point majeur de cette réunion a été l’annonce du lancement des travaux du tronçon algérien du gazoduc, considéré comme l’axe central du projet. Ce segment doit permettre l’acheminement du gaz naturel en provenance du Nigeria via le Niger vers l’Algérie, avant son exportation vers les marchés régionaux et internationaux grâce aux infrastructures gazières du pays, notamment dans les domaines du transport, du traitement et de la liquéfaction.

Ce tronçon devrait également contribuer à renforcer la valorisation de la production nationale, notamment issue des nouveaux gisements, dont celui d’Ahnat. Les autorités algériennes estiment qu’il permettra ainsi d’accroître les capacités d’exportation du pays.

Les cérémonies officielles de lancement des travaux sont prévues jeudi dans la région d’Illizi, au niveau du champ d’Ohanet, dans la wilaya d’Adrar.

Le projet global du TSGP s’étend sur plus de 4 000 kilomètres et devrait permettre le transport de 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Il figure parmi les plus importants projets d’infrastructure énergétique du continent africain.

Les ministres des trois pays ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur coopération pour la mise en œuvre de ce projet structurant.

Le gazoduc transsaharien est un levier majeur pour renforcer le rôle de l’Afrique en tant que fournisseur énergétique fiable, tout en contribuant au développement économique, à la création d’emplois et à l’intégration régionale, en cohérence avec les objectifs du NEPAD.

R. E.

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