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Le rapprochement stratégique entre l’Algérie et l’Italie fait l’unanimité politique à Rome  

Par Mourad Rouighi – Le récent entretien téléphonique entre le président Abdelmadjid Tebboune et la cheffe de l’exécutif italien, Giorgia Meloni, a été longuement commenté par la presse italienne.

Intervenant dans un contexte européen marqué par l’incertitude des relations transatlantiques et la recherche de fournisseurs fiables, l’Algérie est plus que jamais, selon les principaux quotidiens à Milan comme à Rome, un partenaire «fondamental et crédible» pour l’Italie.

Cette relation fait – une fois n’est pas coutume – l’unanimité politique dans la péninsule. Tant le centre gauche de Giuseppe Conte, qui avait lancé l’idée d’un partenariat stratégique avec ses homologues algériens, que le centre droit, qui en a épousé les idées clés, se disent convaincus des potentialités de l’axe Alger-Rome et de son caractère hautement stratégique.

Cette unanimité se confirme au moment où l’Union européenne est sur le point de redéfinir en profondeur sa stratégie énergétique, sous l’impulsion des tensions géopolitiques mondiales et de la transition climatique. Le binôme algéro-italien s’affirme de plus en plus comme un pilier de la sécurité énergétique méditerranéenne. Les nombreuses visites à Alger de délégations italiennes s’inscrivent dans cette dynamique et témoignent d’un engagement clair à renforcer un partenariat que les deux pays qualifient désormais de stratégique et structurel.

De même, au-delà de son rôle historique de fournisseur de gaz naturel, Rome entend désormais intégrer sa relation avec l’Algérie dans un cadre plus large combinant sécurité d’approvisionnement, transition énergétique et développement industriel partagé. «L’Algérie n’est pas seulement un fournisseur de gaz, mais un pays avec lequel nous partageons une vision commune de la Méditerranée», soulignent les principaux acteurs économiques du pays.

Cette approche s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, une initiative par laquelle l’Italie entend redéfinir sa coopération avec l’Afrique sur des bases plus équilibrées, en associant investissements, infrastructures et création de valeur locale. Dans ce contexte, le gaz naturel conserve un rôle central, notamment pour un pays comme l’Italie, qui ne dispose pas de centrale nucléaire. Il est également perçu comme un facteur de stabilité, destiné à soutenir le développement des énergies renouvelables et de nouvelles interconnexions régionales.

Les projets d’intégration énergétique occupent donc une place de plus en plus importante dans le dialogue bilatéral. Les interconnexions électriques, le développement des énergies renouvelables, les corridors gaziers et les discussions sur l’hydrogène vert dessinent les contours d’un système énergétique euro-africain plus intégré. L’Algérie, déjà connectée à l’Europe via l’Italie et l’Espagne, se positionne comme un hub potentiel entre les marchés africains et européens, tandis que Rome affirme son rôle de porte d’entrée vers le nord du continent. «L’Italie assure la liaison avec le Nord, l’Algérie avec le Sud», a résumé un expert économique au fait du dossier.

Et au-delà de l’énergie, la coopération s’étend également aux matières premières et au secteur minier. Les grands projets algériens, tels que l’exploitation du gisement de minerai de fer de Gara Djebilet et le développement de l’industrie du phosphate, sont perçus à Rome comme des opportunités de partenariats industriels à long terme, dans lesquels les entreprises italiennes possèdent une expertise technologique reconnue. L’objectif de notre pays, en revanche, est de transformer ses ressources naturelles en moteurs d’industrialisation et de croissance durable.

Enfin, au-delà des chiffres et des projets, la relation italo-algérienne s’affirme comme un laboratoire d’intégration énergétique régionale. Dans un monde fragmenté, Alger et Rome s’efforcent ainsi de transformer une relation d’approvisionnement historique en un véritable partenariat stratégique, capable de relier durablement l’Europe et l’Afrique autour des enjeux énergétiques, de développement et de stabilité.

Ce faisant, les deux pays deviennent de facto des acteurs incontournables du marché mondial à venir.

M. R.

2 Commentaires

  1. Ce qu’il faut surtout souligner, c’est que cette VISION hautement stratégique fait tout autant l’UNANIMITÉ ABSOLUE au sein du PEUPLE ALGÉRIEN.

    Bien sûr, cette symbiose ALGER ROME dérange. Elle fait GRINCER les DENTS des éternels NOSTALGIQUES et des DÉBRIS de cette « 5e colonne » toujours AMOUREUSE de frança (hacha les patriotes DZ). Ces résidus de l’ère de Gaulle, aujourd’hui INCARNÉS par l’ombre d’un Abdeslam Bouchouareb EN FUITE, des Saïd Saâdi et consorts, sont totalement DÉCONNECTÉS de la RÉALITÉ NATIONALE. Pendant que ces FIGURES du passé s’accrochent DÉSESPÉRÉMENT à leurs PRIVILÈGES PERDUS et à leurs TUTEURS PARISIENS, l’Algérie nouvelle AVANCE SEREINEMENT.

    Notre avenir s’écrit SOUVERAINEMENT avec des PARTENAIRES FIABLES comme l’ITALIE, loin des ingérences et des complexes coloniaux.

    le TRAIN est sur de bons rails, et les ABOIEMENTS de la 5e colonne n’y CHANGERONT RIEN.

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