Par Farida O. – L’arrestation du médecin palestinien Dr Abu Safiya, connu pour avoir dirigé l’un des derniers hôpitaux encore en activité dans le nord de Gaza, suscite une mobilisation croissante au sein de la communauté médicale internationale. Plusieurs organisations de soignants réclament aujourd’hui sa libération, ainsi que celle de dizaines d’autres professionnels de santé palestiniens arrêtés au cours des derniers mois.
Selon l’organisation citoyenne Avaaz, à l’origine d’une campagne mondiale, le Dr Abu Safiya a été interpellé par l’armée israélienne alors qu’il se trouvait en service. L’organisation affirme que près de cent soignants sont actuellement détenus sans inculpation, certains ayant subi des violences ou des mauvais traitements.
Les conditions de détention du Dr Abu Safiya demeurent floues, alimentant l’inquiétude de ses collègues. De nombreuses ONG rappellent que les professionnels de santé bénéficient d’une protection particulière en droit international humanitaire et appellent Israël à fournir davantage de transparence.
Le parcours du Dr Abu Safiya, décrit par ses pairs comme celui d’un médecin travaillant dans des conditions extrêmes, a largement circulé dans les milieux humanitaires. Selon ses proches, il a continué d’opérer malgré la destruction partielle de son hôpital, la pénurie chronique de matériel et la perte tragique de son fils dans le génocide perpétré par l’armée nazie d’Israël. Ces témoignages ont contribué à faire de lui une figure symbolique du sort des soignants de Gaza.
C’est dans ce contexte qu’Avaaz a lancé une pétition internationale demandant la libération du médecin et de ses collègues détenus. L’organisation espère obtenir des centaines de milliers de signatures afin d’attirer l’attention de la communauté internationale et de renforcer les pressions exercées sur les autorités israéliennes. Les signataires réclament un accès indépendant aux lieux de détention, la clarification des accusations éventuelles et la garantie du respect des normes humanitaires.
Alors que les tentatives de cessez-le-feu restent fragiles et souvent violées par Israël, les hôpitaux de Gaza continuent de fonctionner sous une pression extrême. Les ONG font état d’un manque aigu de médicaments, de carburant et d’équipements, tandis que plusieurs établissements ont été évacués ou gravement endommagés. Dans ce contexte, la détention de soignants prive encore davantage le territoire d’un personnel médical déjà en nombre insuffisant.
L’affaire du Dr Abu Safiya met en lumière la question plus large de la protection des professionnels de santé dans les zones de conflit et du respect de leurs droits fondamentaux. Alors que la mobilisation internationale s’intensifie, les observateurs appellent à des garanties de transparence, à l’accès des organisations indépendantes et au plein respect du droit humanitaire. La pétition en faveur de sa libération continue de circuler, alimentant l’espoir d’une résolution dans un dossier devenu emblématique de la crise humanitaire à Gaza, provoquée et alimentée par le régime fasciste de Tel-Aviv.
F. O.


