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Voici pourquoi le régime de Paris rechigne à extrader le corrompu Abdeslam Bouchouareb

Par M. Aït Amara – Pour comprendre les véritables raisons qui se cachent derrière le refus opposé par la France à l’extradition de la vermine qu’elle héberge sur son sol, il suffit d’effectuer une endoscopie pour visualiser le fonctionnement interne des rouages de l’Etat français gangréné par la vénalité et le copinage.

A un an de l’élection présidentielle de 2027, la bataille pour le contrôle des grandes institutions françaises semble déjà engagée. Entre cooptations sur la base du copinage décidées par Emmanuel Macron et accumulation d’affaires de corruption et de détournement de fonds visant des membres de son entourage politique, les critiques se multiplient contre un système de pouvoir accusé de privilégier les fidélités personnelles, les réseaux et les calculs politiques au détriment de l’intérêt général. Dans une France donneuse de leçons, qui se présente régulièrement comme une référence démocratique et morale à l’égard de l’Algérie, cette situation alimente un profond malaise au sein d’une société française amorphe.

Depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, un grand nombre de ministres, anciens ministres ou proches du pouvoir ont été visés par des enquêtes judiciaires, des accusations publiques ou des condamnations. Peu de procédures ont été classées sans suite, tandis que de nombreuses autres sont toujours en cours, si bien que leur accumulation nourrit l’image d’un pouvoir rattrapé par les conflits d’intérêts, la corruption et l’abus de pouvoir.

Parmi les figures les plus exposées figure Gérald Darmanin, le garde des Sceaux qui refuse d’extrader les voyous qu’il couve à Paris, visé par des accusations de viol, de harcèlement sexuel et d’abus de confiance. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est, lui, accusé de prise illégale d’intérêt et d’omission de déclaration fiscale avant que l’affaire ne soit classée. Bruno Le Maire, qui promettait de mettre l’économie russe à genou (sic), a lui aussi été confronté à des soupçons autour de fonds de campagne.

D’autres dossiers restent particulièrement sensibles. Alexis Kohler est mis en cause pour prise illégale d’intérêt, corruption passive et trafic d’influence. Rachida Dati fait l’objet d’une enquête pour corruption et trafic d’influence. Olivier Dussopt a été accusé de corruption et de prise illégale d’intérêt autour d’un marché public, tandis que Philippe Tabarot est visé par une enquête pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

Plusieurs personnalités ont été condamnées ou poursuivies. François Bayrou a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen. Karl Olive a écopé de huit mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêt. Jean-Paul Delevoye a été condamné pour conflit d’intérêts, fraude fiscale et abus de confiance. Richard Ferrand a été poursuivi dans une affaire immobilière impliquant sa compagne.

D’autres affaires ont également écorné l’image de l’exécutif. Eric Dupond-Moretti a été accusé de prise illégale d’intérêt après sa nomination au ministère de la Justice. Jean-Michel Blanquer a été accusé de malversations financières au sein d’un syndicat. Agnès Firmin Le Bodo a été accusée d’avoir reçu des cadeaux de luxe de laboratoires pharmaceutiques. Caroline Cayeux a été mise en cause pour fraude fiscale et déclarations mensongères sur son patrimoine. Laura Flessel a été accusée de fraude fiscale. Sylvie Goulard a été impliquée dans l’affaire des emplois fictifs européens.

Sur le plan politique, la pratique du pouvoir est fondée sur la cooptation et le verrouillage institutionnel. La nomination de Marc Guillaume à la tête du Conseil d’Etat cristallise les critiques. Ancien secrétaire général du gouvernement sous François Hollande puis Emmanuel Macron, il restera en fonction jusqu’à ses 68 ans, bien après la fin du quinquennat actuel.

Dans le même temps, Emmanuel Moulin, ancien proche collaborateur de l’actuel locataire de l’Elysée, est pressenti pour prendre la tête de la Banque de France jusqu’en 2032. Georges-François Leclerc pourrait récupérer la préfecture d’Île-de-France, tandis qu’Amélie de Montchalin a récemment été nommée à la Cour des comptes. Ces choix traduisent une volonté de placer des fidèles dans les institutions clés avant 2027 afin de conserver une influence durable sur l’appareil d’Etat.

Cette accumulation d’affaires et de nominations controversées est l’expression d’un système où les réseaux personnels, les intérêts de carrière et les fidélités politiques ont pris le pas sur l’exigence d’exemplarité. D’où la sympathie éprouvée par le régime de Paris pour les mercenaires et les ripoux réclamés par la justice algérienne, auxquels elle assure protection et accompagnement.

M. A.-A.

5 Commentaires

  1. Avec tout cela le régime de paris attend les visites de notre ministre de l’intérieur et de notre ministre de la justice. question: pour acter quoi?

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  2. Bouchouareb a tout simplement rendu d enormes services aux interets francais en tant que ministre algerien de l Industrie pendant l ere de Bouteflica.
    Ceci explique aussi, pourquoi la France ne veut pas le livrer a l Algerie.
    On n est pas loin de penser, que la France designait (de maniere subtile peut etre) certains membres du gouvernement de Bouteflica qui travaillaient, via bakchiche, pour les interets francais.
    Il est clair alors que, pour services rendus a leur vraie patrie la France, ces faux ministres algeriens ne vont pas etre livres a l Algerie.

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  3. Avec emmanuel macron, le peuple français a eu droit à la république des copains et des coquins. L’immoralisme comme ligne de conduite politique. Bref, comme ses prédécesseurs avant lui.

    Corruptissima republica plurimae reges. Tacite

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  4. Franchement ils sont tous pouraves , ils me dégoûtent ces donneurs de leçons , C’est pour cela que les petits voyous ne me dérangent pas plus que ça au moins eux ne donnent pas de leçons de morale aux autres. , ls sont voyous avec plus d’honneur que c’est raclures de politicards des parasites qui vivent aux crochets des contribuables français qui eux ont du mal à boucler les fins de mois. A quand un 1789.

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