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Pantin low-cost

Par A. Boumezrag – Depuis sa sortie du pouvoir, Moncef Marzouki semble avoir trouvé sa nouvelle vocation : être l’écho zélé des rancunes étrangères, un relais parfait pour les ambitions du Makhzen. Politiquement marginalisé, mais médiatiquement omniprésent, il a troqué l’intérêt national contre une revanche personnelle, transformant ses tribunes et ses réseaux sociaux en scènes de polémiques répétées. A travers ses attaques virulentes contre l’Algérie et ses remarques critiques sur Tunis, il joue un double rôle : tenter de fissurer un front maghrébin uni et nourrir sa propre visibilité à moindre coût politique.

Pour le Makhzen, Marzouki est un atout de choix. Marginalisé politiquement mais médiatiquement bruyant, il agit comme un pantin low-cost qui sert parfaitement les intérêts étrangers. Ses interventions simultanées sur l’Algérie et la Tunisie sont calibrées pour créer l’illusion d’une critique équilibrée, tout en cultivant suspicion et méfiance. Pourtant, derrière le théâtre des réseaux sociaux et des médias internationaux, la réalité est tout autre : la coopération algéro-tunisienne, forgée par des décennies de partenariats économiques, sécuritaires et humains, ne se laisse pas impressionner par quelques gesticulations stériles.

La stratégie du Makhzen n’est pas nouvelle. Rabat a toujours utilisé des méthodes indirectes pour tenter de diviser ses voisins : agitation via des agents, campagnes de propagande ciblées, diffusion de rumeurs… autant de ficelles employées pour semer le chaos à moindre coût. Cette fois-ci, cependant, le spectacle est amplifié par un pantin volontaire qui semble apprécier la lumière des projecteurs, au point de confondre le théâtre avec la politique.

Et là, derrière les coups de théâtre, se cache le diable : un conseiller invisible de Tel-Aviv, qui tire les ficelles du Makhzen avec précision. Ironie du sort : plus il montre ses manipulations, plus il révèle sa faiblesse. Le diable est bruyant, mais incapable d’affronter la solidité réelle des relations algéro-tunisiennes, enracinées dans la coopération quotidienne et le soutien mutuel face aux crises.

La Tunisie et la Libye ne se laissent pas happer par ces intrigues. Attachés à une diplomatie d’équilibre, ces deux voisins poursuivent leurs intérêts souverains et résistent aux tentatives de polarisation. Les populations frontalières, quant à elles, incarnent le véritable Maghreb : pragmatique, solidaire et indifférente aux gesticulations médiatiques des pantins et des manipulateurs. Entre l’ongle et la chair, le diable tente de griffer, mais il ne fait que frôler la surface.

Le comique de la situation est presque palpable. On assiste à un ballet grotesque : un pantin qui gesticule au centre de la scène, un Makhzen qui exécute les directives invisibles de Tel-Aviv, et un public qui regarde, mi-amusé, mi-exaspéré. Chaque tirade, chaque tweet outrancier est une démonstration de vide : le bruit est fort, la substance quasi inexistante. Et pendant que les manipulations se multiplient, la coopération réelle poursuit son cours, imperméable aux ruses extérieures.

Historiquement, le sabotage régional n’a rien d’inédit. Le Makhzen a toujours constitué un obstacle à l’intégration maghrébine, utilisant ses agents, ses réseaux et ses pantins pour créer des divisions artificielles. Mais cette fois, le diable semble avoir trouvé un relais qui aime se montrer. Le résultat est à la fois comique et cynique : Marzouki gesticule pour attirer l’attention, Tel-Aviv manipule depuis l’ombre, et le Makhzen obéit comme un comparse discipliné dans une pièce qu’il ne comprend pas entièrement.

Pourtant, malgré ce théâtre médiatique, Alger et Tunis restent solidaires. Les échanges humains, la coordination sécuritaire et la coopération économique ont créé un lien que ni le Makhzen, ni Tel-Aviv, ni leurs pantins médiatiques ne peuvent facilement rompre. Les griffes du diable peuvent piquer et faire du bruit, mais elles ne brisent pas la chair vivante de la coopération maghrébine.

Alors, que retenir de ce spectacle grotesque ? Que le Makhzen et ses pantins peuvent gesticuler, créer du bruit, agiter des polémiques et souffler sur les braises… mais l’Algérie et la Tunisie avancent, imperturbables, côte à côte. Ad vitam æternam.

A. B.

10 Commentaires

  1. L’ancien président tunisien moncef marzouki fait le service après-vente pour le compte de la propagande commerciale du maroc. Un piètre politicien et un homme d’état sans envergure qui est devenu un médiocre boutiquier et un serviteur dévoué du makhzen. Un petit esprit servile et docile qui obéit au doigt et à l’œil au régime du monarque tyran dont il est le représentant. Une marionnette que l’on sort de sa malle quand le besoin s’en fait sentir. Celui qui incarne la troisième personne d’une triangulation improbable que le système pervers et toxique marocain sait utiliser pensant arriver à ses fins. Une triangulation improbable car il n’y a en fait que le pantin low-cost et le makhzen. À moins que la troisième personne soit en fait tel-aviv.

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  2. L’on sent bien chez ce macaque une forme de nostalgie d’une époque lointaine ou il tenait la vedette. Ce temps est révolu et ne laisse aucune chance de retour sur les devants de la scène pour les loosers et médiocres . Merzouki un cas psychiatrique à traiter avec tous le mépris qui s’impose .

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  3. S’il crèchait en tunisie , on y trouverait peut être un sens dans ses basses manœuvres mais depuis le hmarrok ? à l’image d’un lug-âne pour qui des réductions chez le teinturier voir la gratuité lui son offert gracieusement par le roi PD 6

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  4. À côté d’abdou semmar malgré un faible niveau géopolitique , il reste néanmoins un ténor dans la gamme low cost bien entendu.

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  5. C’est comme au casino , l’année ou tu as tout perdu te laisse une cicatrice profonde j’usqu à la fin de tes jours .

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  6. Pourtant ce sont bien les tunisiens qui l’on balayé de la zone pour d’après eux incompétence crasse, corruption et « homme » de paille à la solde d’intérêts étrangers .

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  7. Il est issu de l’université taeh la colonisation mention TB prévue pour créer une pseudo élite de faux bourgeois à la sauce maghrébine en Afrique du Nord . Des bons bougnouls censé exterminer les véritables patriotes. On (…) dessus merzouki petite (…)

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  8. On le surnomme en Tunisie Le “tartour” .
    Extrait de lecture sur Marzouki :
    « ….Condamné, par contumace, à 22 ans de prison pour des accusations liées à des atteintes à la sûreté de l’État et au terrorisme. Après son licenciement de la faculté de médecine de Sousse en 2000 et son incarcération, la France de Jacques Chirac l’a ac-
    cueilli. Il y a été nommé professeur invité de santé publique grâce au soutien du professeur Lazarus. Il a été décoré de la Légion d’honneur en France en juillet 2013, puis de l’Ordre de la souveraineté au Maroc en mai 2014. Son hostilité envers l’Algérie est manifeste à travers ses positions pro-Makhzen sur la fermeture des frontières et le blocage supposé de « l’Union Maghrébine » par Alger. Concernant l’intervention
    marocaine à El Guerguerat, Moncef Marzouki a directement incriminé l’Algérie.
    Suite à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël – résultat d’un sale « deal » avec Trump – Moncef Marzouki, fervent défenseur de la souveraineté du Maroc
    sur le Sahara, a été contraint de condamner ce « marché de dupes »… à sa manière !
    Comme pour dédouaner le Maroc de cette décision, il a déclaré sur sa page Facebook : « Comme j’ai condamné la politique algérienne envers le Sahara occidental […], je condamne aussi clairement la normalisation du régime marocain avec Israël… »
    En novembre 2020, Moncef Marzouki a déclaré que « le régime algérien a
    commis un crime envers son peuple, envers l’Union du Maghreb arabe et envers le peuple sahraoui ».
    Pour lui, certainement bien rémunérés pour affirmer l’inverse de ce qu’ils disaient auparavant, l’ANP serait l’ennemi commun des Algériens, des Marocains et des Tuni-
    siens ! »…. (A.Dj)

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