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Echec et mat

Par Karim B. – Les appels à la grève générale, distillés à la sauvette par les moucherons du Makhzen, ont fait pschitt. Loin d’embraser le pays, ces incantations ont produit l’effet inverse : au lieu d’une paralysie annoncée, ce sont les grévistes eux-mêmes qui ont repris le travail. Une réalité têtue s’impose alors comme un verdict. Ces manœuvres infertiles, répétées jusqu’à l’usure, n’ont jamais convaincu et ne convaincront jamais. Elles révèlent surtout l’épuisement d’une stratégie fondée sur l’agitation artificielle et la manipulation, déconnectée des préoccupations réelles d’un peuple qui veut vivre dignement.

Pendant que ces appels creux s’évanouissent, le régime de Rabat persiste dans une fuite en avant coûteuse. Des milliards sont engloutis inutilement pour entretenir ses moucherons et ses clairons algériens, accueillis sur son territoire ou laissés à végéter en France, grassement mobilisés pour une guerre de communication stérile. Cet argent, dilapidé sans vergogne, aurait pourtant pu irriguer des projets utiles, concrets, capables d’alléger la souffrance quotidienne des Marocains qui ploient sous la misère, la cherté de la vie et l’abandon des services publics.

L’indécence est d’autant plus criante que les victimes du séisme d’Al-Haouz passent leur troisième hiver rude et neigeux sous des tentes de fortune. Trois hivers d’attente, de promesses non tenues et de silence administratif. Trois hivers à regarder le pouvoir central détourner le regard, trop occupé à polir une vitrine mensongère, pendant que des familles entières survivent dans le froid, privées de relogement et de perspectives.

L’obsession de l’image a pris le pas sur l’urgence sociale. A grand renfort de communication, Rabat s’emploie à vendre un Maroc prétendument prospère, scintillant sous les projecteurs de la Coupe d’Afrique des nations. Mais le bling-bling artificiel de ces événements, financés à crédit, n’est qu’un décor de carton-pâte. Il enfonce le pays dans un endettement abyssal, sans répondre aux besoins fondamentaux de la population. Loin de tromper les consciences, cette mise en scène agace et alimente la défiance.

L’échec est là, patent. Echec des appels factices, échec des dépenses improductives, échec d’une politique qui confond prestige et progrès. Echec et mat, car à force de sacrifier le social sur l’autel de la propagande, le régime du Makhzen se retrouve acculé par la réalité. Une réalité que ni les moucherons ni les fanfares ne parviendront à masquer éternellement.

K. B.

2 Commentaires

  1. Le makhzen marocain nous a habitué à ces méthodes stériles. Avec leurs moucherons en exécuteurs des basses œuvres. C’est sa marque de fabrique. L’obsession de l’Algérie et de son peuple. Le royaume des songes et des mensonges vit sa vie par procuration. L’espoir de voir un jour notre pays plongé dans le chaos. Une illusion perfide.

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  2. Affectueuses pensées à ces centaines de Milliers de familles marocaines victimes du dernier séisme d’El Haouz qui sont condamnées à vivre sous des tentes en plastique et dans une totale indifférence de Homomo6 et de sa ISSABA du Makhnez.

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