La Direction générale des douanes (DGD) a publié de nouvelles clarifications concernant les véhicules importés de moins de cinq ans pour les bénéficiaires du régime de changement de résidence et les diplomates. Ces mesures entreront officiellement en vigueur le 1er janvier 2026, à l’exception des véhicules ayant déjà atteint les ports algériens avant cette date. Parallèlement, les autorités douanières renforcent les règles relatives au transport et à l’envoi d’argent et de valeurs via la poste ou les services de messagerie.
Dans un communiqué interne adressé aux directeurs régionaux et chefs de services de contrôle, le Directeur général des douanes a détaillé l’application des dispositions nouvelles introduites par la loi de finances 2026. Ces mesures visent notamment à aligner la réglementation nationale sur les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le document officiel précise que les véhicules arrivés dans les ports algériens avant le 1er janvier 2026 sont exemptés des nouvelles restrictions. Pour le reste, le régime de changement de résidence sera limité aux voitures particulières électriques, essence ou hybrides d’une cylindrée maximale de 1800 cm3, aux véhicules utilitaires électriques, essence ou hybrides dont le poids total n’excède pas 5,950 tonnes, ainsi qu’aux véhicules à deux roues soumis à immatriculation. Les véhicules diesel sont exclus de ce régime. Les voitures peuvent être neuves ou âgées de moins de cinq ans à leur entrée sur le territoire douanier.
La loi de finances 2026 modifie également l’article 198 du code des douanes afin d’élargir l’obligation de déclaration aux devises, métaux précieux, pierres précieuses, moyens de paiement au porteur, titres et valeurs négociables. Tout voyageur doit déclarer ces biens, qu’ils soient en sa possession, dans ses bagages ou dans son véhicule. L’envoi de ces valeurs par courrier ou transport express est désormais interdit, sous peine de sanctions.
Le montant minimum à déclarer est fixé à 1 000 euros ou équivalent, pour tous les voyageurs, sans distinction de nationalité ou de statut de résident. La déclaration électronique devient la norme et tout passage aux points de contrôle sans déclaration équivaut à l’absence de détention de sommes soumises à déclaration.
Deux nouvelles dispositions (articles 198 bis 3 et 198 bis 4) accordent à la douane des pouvoirs étendus pour demander des informations sur la provenance et la destination des fonds déclarés ou non. Elles prévoient la création de bases de données spécifiques et l’échange systématique d’informations avec la cellule de traitement des informations financières. La loi prévoit également la possibilité de saisir temporairement des fonds suspects pendant 30 jours, avec notification au procureur et recours possible devant la justice.
La loi encadre désormais l’importation et l’exportation temporaires de métaux précieux destinés aux artisans bijoutiers, sous autorisation préalable. Elle prolonge également des exonérations pour l’importation de café vert, de bétail destiné à l’abattage, de viandes fraîches et congelées, et réduit les droits sur certains équipements liés aux énergies renouvelables, comme les chauffe-eau solaires et les dispositifs de production d’hydrogène.
Enfin, les véhicules transportant dix passagers ou plus sont exonérés de toutes taxes et droits, y compris la TVA, jusqu’à 10 000 unités, sous réserve d’autorisation préalable du ministère de l’Industrie. Ces dispositions sont effectives depuis le 1er octobre 2025.
R. N.




Avec cette nouvelle loi,le marché parallèle ne va certainement pas disparaître mais il va muter vers des échanges moins visibles.
La conséquence à court terme sera la rareté et donc un € qui va rapidement dépasser les 300 DA.
Penser que la diaspora va changer ses devises à moitié prix c’est se mettre le doigt dans l’œil.
Beaucoup préféreront éviter leur voyage en Algérie ou bien prendre moins de 1000€.
Je ne connais pas les écoles qui forment les stratéges de la finance en Algerie , mais une chose est sure , ces stratéges sont entrain de se tirer une grosse balle dans le pied . Avec cette loi confiscatoires , les émigrés viendront moins souvent dans leur pays avec moins de devises dans leur poches , est ce le but recherché par ce gouvernement ? l’émigré va certainement économiser sont argent pour aller le dépenser dans un autre pays moins confiscatoire . cette politique financière Algérienne calqué sur l »europe est totalement contre productive en matière de contrôle des capitaux , car cette politique européenne impose effectivement de declarer vos milles et un euros , exemple , vous avez mille et un euros en espèce dans votre poche voulez déposer ou retirer cet argent de votre compte la banque vous demandera de fournir un justificatif sur l’origine de cette somme , l’Algerie suis le même chemin mais elle est moins riche que l’europe , moralité se sont des pays tiers qui se frotteront les mains quant il verront arriver chez eux l’émigré Algerien .
@ Chark
Permettez moi une précision :
C’est plus de 1000€ ou équivalent qu’il faut déclarer, donc,pour éviter une déclaration il faut avoir moins de 1000€.
Concernant l’Europe, la déclaration est obligatoire dès lors qu’on dépasse les 10 000€,donc on est très loin du seuil algérien.
Le problème est en Algérie et non avec l’émigré ?
Ceux qui achètent des devises à 300 % ce sont eux les fraudeurs et non l’émigré, on inverse les rôles. Ensuite, l’euro acheté par ces fraudeurs repart aussi sec en Turquie, Dubaï, Espagne pour y être englouti.
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