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Jacques-Marie Bourget réagit avec ironie au reportage de France 2 : «C’est du journalisme pour les nuls !»

Par Kahina Bencheikh El-Hocine – Sous le titre «Complément d’enquête, une arme braquée sur l’Algérie», le journaliste français Jacques-Marie Bourget n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour qualifier le malhonnête reportage de France 2 de «journalisme pour les nuls».

Ne ménageant ni le journaliste qui s’est prêté aux rumeurs, faisant fi de la Charte de Munich qui définit les frontières entre journalisme et communication, en endossant le rôle de propagandiste de l’extrême-droite, ni Stéphane Romatet, ambassadeur de France à Alger, aujourd’hui replié à Paris, lequel n’est plus «qu’un porte-parole».

Rien de complet dans ce «Complément» quand il s’agit de l’incarcération du journaliste sportif, Christophe Gleizes en Algérie. En effet, la soi-disant enquête menée ne révèle pas les véritables raisons de l’emprisonnement de Gleizes. «C’est moche pour le confrère, mais on ne nous livre jamais le dossier qui a conduit ce naïf à cette incarcération. C’est pourtant simple, il a exercé son métier sur le territoire algérien sans le visa de presse obligatoire. Circonstances aggravantes, vu d’Alger, il était en relations avec des militants du MAK, organisation basée à Paris, avec de solides appuis en Israël. Inutile de préciser que prononcer à Alger les trois lettres de MAK, c’est le chiffon rouge dans la corrida, ce mouvement étant classée terroriste», a expliqué Bourget, en rappelant comment le numéro deux de cette organisation terroriste s’est vanté d’avoir facilité l’enquête de Christophe Gleizes en Algérie, l’enfonçant encore plus.

Le doute n’existe pas quant à la participation des éléments du MAK à ce reportage truffé de mensonges, sollicités pour donner un coup de main à la propagande de France 2. Pour Jacques-Marie Bourget, les reporters de «Complément d’enquête» «avaient piscine» lorsque les Algériens et Franco-Algériens ont exprimé leur amour pour leur patrie lors d’une manifestation tenue en décembre dernier place de la Nation à Paris.

Toutes les mises en scène et reconstitutions pour donner vie à une œuvre déjà ratée, diffusées dans ce reportage, «dignes d’une fiction», selon Bourget, qui s’étonne qu’aucun document ne vienne étayer leurs mensonges. «Hélas, on ne nous montre aucun document, et il faut croire France 2 sur parole, c’est bien léger», a-t-il tancé, regrettant ce manque de professionnalisme advenu dans le métier du journalisme et qui provoque de gros dégâts.

Ce targuant d’être professionnel, ce reportage à charge aurait pu recenser, objectivement, les coups tordus dont la France est accusée par l’Algérie.

D’après Bourget, «il aurait été fort utile de décrire comment la DGSE a exfiltré d’Algérie une opposante qu’Alger entendait juger». Rien non plus sur Mohamed Amine Aïssaoui, un djihadiste qui a été envoyé en Algérie par les services secrets français avec pour mission de créer des cellules terroristes en Algérie. «Les barbouzes françaises sont donc trop bien élevées pour mettre un pied en Algérie», a-t-il ironisé.

Jacques-Marie Bourget n’a pas été tendre avec la députée Verte d’origine algérienne, Sabrina Sebaihi, qui, selon lui, a servi «d’otage volontaire dans le rôle du témoin ultime», estimant l’interrogatoire en règle qu’elle a subi «un poil colonial» et avec comme fond de scène les salons de l’Institut du Monde arabe.

«Je constate ce comportement, un poil colonial, avec autant de tristesse que j’ai été un ami de Benoît Duquesne, le créateur de ce Complément alors conçu avec une grande rigueur, dans un bureau sans légende. J’ai même eu en 2003, un soir de guerre en Irak, l’honneur de m’asseoir dans le fauteuil rouge», a déploré ce grand reporter de guerre, pour lequel la responsabilité du Quai d’Orsay dans ce reportage à charge contre l’Algérie est totale et entière. Il a fait savoir que «pour être fidèle à son titre, le magazine a été très riche en rumeurs et constitue lui-même un coup tordu. La note finale est de vingt sur vingt, la mission [qui consiste à] flinguer l’Algérie a été accomplie».

K. B.-H.

5 Commentaires

  1. J’ai lu et la contribution de Kahina Bencheikh El-Hocine et la réaction de Jacques-Marie Bourget sur ce reportage orienté de bas étage. Tout est dit et bien dit. Bravo.

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  2. article courageux et nécessaire, qui remet les pendules à l’heure face à un reportage clairement orienté. L’analyse est pertinente, bien argumentée et s’appuie sur l’expertise d’un journaliste chevronné, ce qui renforce sa crédibilité. Il met en lumière les omissions, les approximations et les partis pris médiatiques souvent passés sous silence, tout en rappelant les principes fondamentaux du journalisme professionnel. Un texte qui invite à la réflexion et à l’esprit critique, loin des narratifs simplistes et des raccourcis idéologiques.

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  3. Bonjour
    Comme dit Fodil qu’est ce que vous voulez de plus .
    Ce journaliste méprisant , il doit y avoir une plainte .
    Par contre ne pas céder .

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  4. La prostituer a perdu sa coupe , fallait bien detourner l attention qui ete coupable le senegal oh pas gentil.
    Le coupable tout trouver l Algerie oh hazard drapeau des sions afficher au frontiere Algerienne france 2 ou 24 insulte cause parle mais ou sont les preuves.
    Comme ainsi chanter Serge Lama l Algerie est un bon paradis ou tout le monde vie.
    Pour finir je chanterais le boursbir et un bon couchoir ou tout le monde la penetre.

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  5. En termes d’audience comme de notoriété réelle, ce type de reportage appartient désormais au passé. Il est à l’image du cinéma muet : il subsiste quelques nostalgiques, quelques cercles fermés qui continuent d’y voir une référence, mais **il n’a plus aucune capacité à imposer un retour du muet sur les grands écrans**.

    L’époque a changé. Les publics ont changé. Les rapports de force aussi.

    Il en va exactement de même pour l’Algérie.

    Ce n’est plus l’Algérie des années 1990 :
    ni isolée, ni affaiblie, ni contrainte à la défensive permanente. Le statut du pays n’est plus le même, et ceux qui persistent à l’analyser avec les lunettes du passé produisent des récits obsolètes, sans portée stratégique.

    Aujourd’hui, un reportage hostile ne crée plus d’événement international. Il ne structure plus l’agenda diplomatique. Il ne provoque ni onde de choc ni alignement politique. Il parle surtout à lui-même.

    C’est précisément pour cette raison que l’Algérie est attaquée.

    On ne s’acharne jamais contre un État faible.
    On ne multiplie pas les pressions médiatiques contre un pays que l’on domine.
    On attaque lorsqu’on ne peut plus contraindre.

    C’est là le véritable message que trahit cette séquence : la perte de leviers réels et le recours à des outils symboliques devenus inefficaces.

    En ce sens, l’hostilité médiatique n’est pas une mauvaise nouvelle. Elle constitue au contraire un aveu involontaire : celui d’une Algérie qui échappe désormais aux injonctions, aux alignements automatiques et aux scénarios écrits ailleurs.

    Quant au retour à l’envoyeur, il ne relèvera ni de la précipitation ni de l’émotion. Il se fera selon le temps long, celui des États — par la constance, la mémoire et la maîtrise du calendrier.

    Car dans les rapports de force contemporains, **la patience est devenue une forme supérieure de puissance**.

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