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Les médias saoudiens applaudissent la fermeté de l’Algérie à l’égard des Emirats arabes unis

Par M. Aït Amara – La décision de l’Algérie d’entamer formellement la dénonciation de la convention sur les services aériens avec les Emirats arabes unis, un accord bilatéral en vigueur depuis 2013, a rapidement suscité de vives réactions à travers le monde arabe, notamment dans les médias saoudiens et proches de Riyad qui mettent en avant la fermeté de la posture algérienne face à ce qu’ils décrivent comme des provocations répétées d’Abu Dhabi.

Selon des reportages repris par la presse arabe régionale, notamment par Arab News, qui couvre largement les développements au Moyen-Orient, l’Algérie a annoncé le lancement des procédures de résiliation de l’accord aérien avec les Emirats, en conformité avec les dispositions de l’article 22 du texte, après une série de critiques publiques contre la politique extérieure du régime de Ben Zayed. Cette démarche est présentée dans la couverture médiatique comme une affirmation claire de souveraineté nationale face à des actions jugées contraires aux intérêts algériens.

Dans ces médias, la décision d’Alger est interprétée non seulement comme un retrait administratif d’un pacte bilatéral, mais aussi comme un coup de semonce politique envers un Etat que l’Algérie accuse, sans le nommer officiellement, d’ingérence dans ses affaires internes et de tentatives de semer la discorde régionale. Ce récit, repris dans les éditoriaux et articles saoudiens, insiste sur le fait qu’Alger a rappelé qu’elle entretient des relations «fraternelles» avec d’autres pays du Golfe, tout en opposant cette attitude à ce qu’elle considère comme des politiques perturbatrices émiraties.

Sur les plateformes médiatiques liées à la sphère saoudienne ou influencées par les positions de Riyad, ce contexte diplomatique tendu est replacé dans une lecture géopolitique plus large. En effet, l’Algérie y est vue comme un acteur qui protège sa souveraineté et défend ses positions face à l’influence d’Etats du Golfe trop interventionnistes. Cette lecture trouve un écho particulier dans une région où les relations intra-arabes sont marquées par des rivalités de leadership et par des désaccords sur des enjeux sécuritaires et idéologiques.

Ainsi, la couverture d’Arab News et d’autres titres arabophones proches de Riyad n’hésite pas à souligner que l’initiative d’Alger s’inscrit dans une logique de dignité nationale et de rejet de pressions externes, en valorisant la décision comme un acte de souveraineté pleinement légitime dans un contexte de tensions diplomatiques prolongées.

La mise en avant de cette posture algérienne favorable trouve aussi un relais sur les réseaux sociaux et forums en langue arabe, où des commentateurs régionaux saluent la fermeté d’Alger, la présentant comme un modèle de courage diplomatique face à ce qu’ils considèrent comme un Etat émirati trop influent ou trop interventionniste dans des affaires qui ne le concernent pas directement.

Ce soutien médiatique saoudien et arabe, même s’il n’est pas institutionnellement officiel, révèle un courant d’opinion dans une large frange de la presse régionale qui valorise la décision algérienne comme une réponse proportionnée aux provocations répétées des Emirats, et comme une affirmation claire de l’indépendance diplomatique d’Alger.

Dans un paysage politique arabe déjà fragmenté par de nombreuses crises – du Yémen à d’autres dossiers géopolitiques –, cette couverture favorable confère au geste algérien une dimension symbolique plus large, celle d’un Etat qui se refuse à subir des pressions externes et qui revendique le droit de décider librement de ses relations internationales.

M. A.-A.

15 Commentaires

  1. Il faut avoir le courage de ses opinions. Une position claire et nette pour ne laisser place à aucun malentendu. Une décision juste et cohérente pour remettre à sa place un état qui participe à la déstabilisation d’autres états. Un état voyou qui est motivé par un agenda plus que trouble.

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  2. « Les médias saoudiens applaudissent la fermeté de l’Algérie à l’égard des Emirats arabes unis » titre M. A.-A.

    Gardons notre calme et rappelons nous que le régime saoudien et le régime émirati, vestiges coloniaux, régimes racistes basés sur le religion et, enfin, représentants rivaux de la vermine islamiste, alliée objectif et subjectif des puissances impérialistes et de l’entité sioniste, sont en lutte pour le leadership de cette dernière et que si le régime saoudien applaudit, c’est, certainement, parce que la décision algérienne va dans le sens de ses intérêts bien compris, sans plus.

    En termes crus, les applaudissement du régime saoudien ne doivent pas nous faire oublier que le Wahabisme prôné par le régime saoudien est une idéologie mortifère qui nous a coûté des dizaines de milliers de morts durant la décennie dite rouge ou noire.

    Moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que notre politique étrangère ne doit pas être dictée par ce que pensent de nous les étrangers (en particulier les vassaux confirmés des puissances impérialo-sionistes), mais doit s’inscrire dans un projet de société qui sera, ni plus, ni moins, que le prolongement et l’aboutissement d’une lutte anticoloniale qui a duré plus d’un siècle et d’une guerre d’indépendance qui a duré plus de sept années.

    Wa el fahem yefhem.

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    • Peut être que quelqu’un pourrait nous expliquer le fond de cette affaire puisque cet article ne le fait pas. Pourquoi l’Algérie veut abroger cet accord? Qu’est ce qu’il donne au pays en cause qui ne plait pas/plus à l’Algérie.

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  3. moi je dis depuis des années,que l’algeriee devrait quitter la ligue des incapables,et sauf amnésie des dirigeants ,il faut se rappeler le role néfaste de ce pays sur la décennie noire

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  4. Encore une fois, et pour toujours de rappeler aux naïfs freristes, ceux qui squattent les mosquées, qui ont plombé l’intelligence algérienne sur l’autel du panarabisme cher à l’ancien président Nasser qui en est mort, à cause des trahisons des vils dirigeants obscurs du Golf, qui ont toujours servi les ennemis de leurs peuples, l’Egyote pendant la guerre de 1973, avec l’aide l’Algerie était en situation d’écraser l’entité diabolique sioniste, l’oncle Sam est venue en rescousse avec des promesses qui ont mis un terme à la victoire des egyptiens, à la glorieuse intervention Algérienne et à la résistance syrienne qui occupait le Nord de l’infâme Israël, Cette interruption a profité aux sionistes et créé la trahison des égyptiens su la résistance arabe et provoqué l’écrasement des syriens. La tragédie palestinienne illustre le parfait exemple, des armées arabes capables de mettre un frein aux massacres des palestiniens perpétrés par les juifs sionistes et les évangélistes occidentaux, ennemis jurés des musulmans et qui se veulent plus juifs que les juifs de Judas. Le traître, l’infâme qui a fait hériter sa descendance des pires traits criminels que le Diable a dans son infernale besace et qui se traduisent dans le Monde moderne par la corruption des âmes de l’humanité. Toutes les catastrophes humaines, les corruptions financières, orgies, consommation des juvéniles sur le satanisme des « uminatis » qui dirigent les pouvoirs de l’Occident, à travers le Crif, les associations sionistes et autres PAIGS, comme des pantins tenus par les fils de leurs manipulateurs sionistes, Epstein, Madof, Eetstein et toutes Steins (pierres) roulent pour l’Occident, et autres exemples de criminels, qui pavent la chronologie de la déchéance occidentale, heureusement la déchéance en cours mettra fin à cette sordide domination, mais à quels prix pour les peuples écrasés avec la complicité des pouvoirs artificiels arabes qui facilitent la sale besogne. L’Algerien n’a hérité d’aucune de ces perfides tares héritées en progrès. Seuls, les algeriens, l’Algerie, son peuple, son histoire, son territoire et ses saines relations bien choisies permettront à l’Algerie d’être préservée des miasmes de decripitude du Monde occidentale. Courage, vigilance et bon vent.

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    • Merci pour touts ces éclaircissements, et a moins d’être aveugle et sourd aux chants, que ces vilaines sirénes du moyent orient, que baragouinent ces bédoins, restons donc seuls que mal accompagnés.

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  5. Apparemment il y aurait un préavis d un an à respecter selon l accord, ce qui permet aux avions des deux parties de pouvoir voler dans les deux espaces aériens donc de l Algérie et de l UAE. J ai lu un article comme quoi l’UAE confirmait la dénonciation d Alger et a réagit dans ce sens en rappelant ce préavis obligatoire.

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  6. Comme pour les coucous de la « RAM toujours » (en panne de kérosène) et ceux du général Assimilé GOITA, le territoire algérien et ses 2,384 millions de kilomètres carrés va devenir un vaste rond-point pour ceux d’Emirat…

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  7. Les saoudiens ont aussi joué un rôle de déstabilisateur en exportant l’idéologie wahhabite et en finançant et en armant des groupes terroristes.

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  8. L’état algérien n’attends ni félicitations ni applaudissements des autres états pour des décisions prises. N’oubliant pas que les tribus arabes depuis la nuit des temps se déchiraient, se chamaillent, s’entre- tuaient entre eux pour un chameau et parfois pour une femme , et quelque jours après ils oublient et prennent ensemble sous la même tente une tasse du lait de chamelle pour retrouver la paix.

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  9. MBZ et MBS avait mis la main dans la main pour aller combattre l arabo-islamisme périphérique(l Afrique du Nord entre autres)qui lui collait au flanc mais les maîtres du monde attendaient à ce que MBS normalise avec Israel,chose qu il n a pas faite!MBZ lâche la main de son voisin et part tout seul terminer la besogne;les maîtres du monde lui aurait chuchoté quelque chose à l oreille!Il part tout seul et cherche des alliés hors des Arabes!Pour l encourager,on est venu tenir des discussions de réconciliation entre Mouscou et Kiev en guise d approbation de ses initiatives!Sissi,qui cherche de l argent est hésitant quant à qui apporter son soutien!D abord,il s est penché du côté de l Arabie Saoudite mais,voyant que celle-ci compter d innombrables courtisans(le Pakistan en tête)il se retourne vers les EAU!
    On assiste aujourd hui à un début d effritement de l Arabie voulu par les maîtres du monde qui voit en elle la source de tous les maux de l islamisme!MBZ en a pris conscience et part faire cavalier seul mais comptant sur le soutien des décideurs de ce monde au moment opportun!(…)

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  10. Que Al Saoud applaudisse ou non, cela reste secondaire. Sur le fond, cela ne rend aucun service réel à notre pays, bien au contraire. L’Arabie saoudite peut être amie aujourd’hui, ennemie demain, puis partenaire le lendemain. Cette fluctuation n’a rien d’exceptionnel : elle est inhérente aux relations internationales. Ce qui doit guider nos choix, ce ne sont ni les émotions ni les postures symboliques, mais les intérêts stratégiques de notre pays.

    Au final, les seuls intérêts qui comptent sont ceux des Algériens, notamment de ceux qui utilisent les services de cette compagnie. Même si, par hypothèse extrême, elle était pilotée par le diable en personne, la logique resterait la même : lorsqu’un intérêt national est en jeu, on met de côté les considérations morales ou affectives. On regarde ailleurs si nécessaire, et au moment du dîner, on se sert — comme le dit l’adage — avec une cuillère longue.

    L’histoire récente offre des exemples clairs de ce pragmatisme. Prenons Vladimir Poutine depuis 2022. Des soldats russes meurent en Ukraine, non pas en raison d’un quelconque génie militaire ukrainien, mais à cause du renseignement et des armes fournis par les États-Unis. Pourtant, Poutine n’a pas rompu les relations avec Washington. Pourtant il y a mort d’hommes. Bien au contraire : la Russie, à travers Rosatom, continue de fournir du combustible nucléaire aux centrales américaines, et d’autres services sont encore échangés entre les deux pays.

    Avec l’Europe, le constat est le même. La Russie continue de fournir du gaz à des prix compétitifs à certains pays européens et affirme même être prête à leur en vendre davantage, tout en menant simultanément une guerre pitoyable à la fois politique, économique et stratégique contre l’Europe et les États-Unis. Il n’y a là aucune incohérence : il s’agit d’une stratégie assumée, fondée sur la multiplicité des leviers et l’exploitation des opportunités.

    Poutine n’est pas fou. Il dispose de plusieurs pions et de plusieurs cartes, qu’il utilise selon les moments, les rapports de force et les circonstances. C’est précisément cela, la rationalité stratégique : accepter l’ambiguïté, maintenir des relations même conflictuelles, et ne jamais sacrifier ses intérêts sur l’autel de l’émotion.

    Nous devons donc sortir de cette lecture affective des relations internationales, où l’on s’imagine que rompre avec un pays ferait s’arrêter le soleil de briller sur son territoire. Le monde ne fonctionne pas ainsi. La diplomatie n’est ni une affaire d’orgueil ni de ressentiment ; elle est un calcul froid, parfois inconfortable, mais nécessaire, pour préserver les intérêts nationaux et ceux des citoyens.

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