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L’imam Dicko à partir d’Alger : «Le régime de Bamako est fermé à toute négociation»

Contraint de vivre en Algérie, où il a trouvé refuge après avoir été empêché de repartir au Mali, l’imam malien Mahmoud Dicko demeure l’une des figures les plus en vue de l’opposition au régime militaire en place à Bamako. Dans une interview accordée à France 24, il a détaillé son rôle, ses priorités et sa vision de la réconciliation intermalienne.

Mahmoud Dicko assure d’emblée qu’il ne cherche pas à diriger l’opposition malienne. «Ce n’est pas moi qui ai créé cette opposition nouvelle, mais plusieurs acteurs des anciens régimes ont souhaité que je sois un garant de cette opposition, capable de lui donner une assise populaire», explique-t-il. Son exil algérien, imposé après un voyage, témoigne de la manière dont le régime militaire perçoit sa présence comme une «menace» pour la junte.

Lors du sixième Congrès africain pour la promotion de la paix à Nouakchott, sous l’égide de la présidence mauritanienne, Mahmoud Dicko a insisté sur la nécessité d’une entente véritable. Pour lui, «la réconciliation demandée au Mali n’est pas seulement des accords politiques, mais une justice transitionnelle qui reconnaît les victimes, un dialogue national sincère et inclusif, et la construction d’une mémoire commune». Il plaide pour que le passé soit traité non pas dans la logique de la vengeance, mais dans celle du vivre-ensemble.

L’imam évoque également le défi que représente l’intégration des groupes armés, tels que Jama’a Nusrat al-Islam wal-Muslimin, affiliée à Al-Qaïda. Selon lui, le désengagement de ces groupes vis-à-vis des réseaux terroristes ne pourra se faire qu’après l’instauration d’une gouvernance partagée sur certaines zones du pays. «Les leçons de la Syrie montrent que tout accord doit d’abord s’appliquer sur le terrain avant de réussir politiquement», précise-t-il.

Mahmoud Dicko se montre par ailleurs très pessimiste sur un dialogue avec le régime militaire actuel, qu’il juge fermé à toute négociation. En revanche, il estime qu’une transition réussie, associant la nouvelle opposition et les groupes armés, pourrait stabiliser le Mali et impacter positivement ses voisins. Il cite notamment les attaques récentes au Burkina Faso et à Niamey, soulignant l’urgence d’une solution politique inclusive.

Pour l’imam, la stabilité du Mali et de la région du Sahel passe par une réconciliation globale, fondée sur la justice, le dialogue et la coopération entre toutes les composantes politiques et militaires du pays. Sans cette démarche, prévient-il, «la situation continuera de se détériorer et aura des répercussions régionales majeures».

M. H.

18 Commentaires

  1. Toutes ces requêtes exigent le départ d’Assimi Goïta et de ses militaires criminels qui ont ravagé le Mali. Il suffit de le dire, Monsieur l’Imam, avec de magnifiques roses et évitez d’impliquer notre nation dans vos difficultés!

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      • @Le Chat Noir. Et pourquoi pas organiser ça un jour anniversaire. Un jour symbolique. Manière de marquer le coup. Il suffit de demander l’info au pote de mouloud.

        Bien à vous.

    • Malien ou pas, opposant ou pas, imam ou pas ce Dicko doit se la boucler! Il n’a pas à critiquer son pays depuis le sol algérien! La France l’accueillera les bras ouverts !! Allah ne soutient pas les hypocrites et ceux qui les soutiennent. L’imam ne représente pas la religion, ni la vérité, ni la probité. Il suffit de dire que l’on est « imam » pour que certains perde la raison (…)

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      • En attendant c est l Algérie qui l a accueillit à bras ouvert, c est un malien en exil et opposant à la junte malienne qui a pris le pouvoir et de plus avec son aide mais devez revenir à l ordre constitutionnel et à des élections. Cet imam malien populaire au Mali est en droit de l ouvrir chez nous et aimerai revenir chez lui au Mali un jour ou l’autre. J aimerai vous entendre dire la même choses pour les faux opposants et harkis en France et en Europe ou ailleurs qui s acharnent sur l Algérie constamment. L Algérie le protège contre toutes menaces et lui donne pour le moment sa liberté de paroles à vous en déplaire.

  2. Bonjour
    Goita n’est qu’un mannequin de fast fashion militaire , les militaires Malien détruisent et pillent leurs frères Malien .
    Ce sont des prédateurs de bas niveau ils détruisent leur pays .

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    • @M Z, Je tiens à exprimer ma gratitude pour votre remarque. À l’instar de notre combat pour l’indépendance, nos imams et nos établissements d’enseignement coranique ont servi de relais et de canaux de communication entre les civils et nos combattants. Il n’y avait pas d’opposition à l’égard des imams qui, tout en enseignant le Coran, prenaient part aux affrontements de manière indirecte.
      Existe-t-il une autre manière pour notre pays de rendre hommage à un peuple qui nous a tant appuyés durant notre révolution? Ne serait-il pas préférable de privilégier cet Imam exilé qui prône la paix et l’harmonie entre les peuples plutôt que cette junte militaire autocratique qui a ruiné le Mali et provoqué des tensions et le chaos avec ses pays voisins?

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      • Plutôt une « junte » que des « imams » corrompus!
        Si la France est restée 132 ans en Algérie c’est en grande partie à cause des « imams » qu’elle a corrompu dans le cadre des « bureaux arabes ». Les imams et les établissements d’enseignement coranique n’ont pas servi de relais et de canaux de communication entre les civils et nos combattants (ou très très peu).
        Ce sont les « religieux » qui ont permis à la France de durer en Algérie avec l’aide des Agha, des Bachaghas, des Caids et des Marabouts (tous des religieux ou s’y revendiquant) disséminés dans les moindres recoins pour tenir les populations dans l’ignorance et le fatalisme.
        Ils leurs disaient entre autres que  » si Dieu a permis à la France de coloniser l’Algérie, il faut laisser Dieu y mettre fin au lieu de se révolter inutilement ».
        Ce ne sont pas les religieux qui ont déclenché la « révolution algériennes ».
        Mais ce sont les religieux (soutenus par certaines monarchies du Golfe et la France) qui sont à l’origine des massacres de la « décennie noire » et c’est l’Armée avec l’aide de centaines de Groupes de Légitime Défense (GLD, des civils) qui ont exterminé ces groupes terroristes islamistes.

  3. L’algérie a accueilli sur sa terre ce personnage en tant que demandeur d’asile par respect à sa fonction d’immam. En contre partie ce personnage doit respecter les lois du pays d’accueil en fermant sa bouche et de ne pas se mêler de la politique de mali à partir de notre pays. S’il veut la jouer à la zitout il n’a qu’a quitter notre pays. L’algérie est la mecque des révolutionnaires et non des charlatans.

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    • Excellent commentaire Ayweel. Je partage votre point de vue. Que les maliens règlent leurs problèmes entre eux. Et que cet imam qui dit ne pas vouloir diriger l’opposition de son pays se cantonne à sa fonction et cesse de faire des déclarations à partir du sol algérien.

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    • Assimi Goïta se la joue « black panther » aux yeux de son peuple et des panafricanistes en carton alors que c’est juste une vulgaire peluche qui est utilisée par les marocains dégénérés et pervers. Un petit gri-gri en kaki qui sert d’idiot utile au singe mouloud² du makhzen qui carbure à l’huile de fesses. À l’adresse² de ces (…) et de leurs boîtes² à caca.

      Bien à vous.

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      • Ah bon?
        C’est pour celà qu’il s’est réfugié actuellement en …Mauritanie?

    • Pour vous, Nasser, tous les Algériens musulmans révolutionnaires et ceux qui ont apporté leur soutien durant notre guerre d’Algérie sont considérés comme des traîtres ou des corrompus. Après la guerre d’Algérie, des leaders audacieux ont soutenu, à l’opposé de votre position, que l’islam a agi comme le ciment qui a renforcé notre union. Accorderiez-vous plus de crédibilité à votre parole, vous qui semblez confondre les mois de Chaabane et Ramdane, ou plutôt aux historiens et révolutionnaires tels qu’Abane Ramdane, Lakhdar Ben Tobbal, le Colonel Amirouche et nos éminents historiens algériens?

      Examinez notre histoire et plongez dans le passé de notre Algérie, car pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), les imams, les professeurs du Coran ainsi que les membres de l’Association des Oulémas Musulmans Algériens ont largement appuyé nos révolutionnaires. Ils ont été déterminants dans l’activation, la justification religieuse de la bataille, et la diffusion des principes nationalistes, ayant fréquemment recours aux mosquées et aux écoles coraniques en tant que points de résistance. La mosquée s’est transformée en un bastion de combat culturel et social contre l’illettrisme et la francisation, revendiquant l’identité arabo-islamique de l’Algérie. Même si quelques membres ont pu adopter une attitude de précaution au début, l’association s’est en général positionné du côté du Front de Libération Nationale (FLN).

      Votre récit évoque une Checkchoka, Nasser, vous faites allusion à des récits de terrorisme et de religions des années 90 et après. En d’autres termes, les périodes obscures caractérisées par l’action des islamistes égorgeurs. Quant à moi, j’ai cité un exemple tiré de nos imams et nos Oulemas durant la guerre d’Algérie (1954-1962).

      De plus, Nasser, si notre gouvernement avait eu la moindre suspicion concernant cet imam, il ne lui aurait jamais permis de s’exprimer et aucun bruit n’aurait pu émaner de sa bouche. Pensez-vous que notre gouvernement, notre ANP et tous nos services d’intelligence et de sécurité sont des enfants de chœur?

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  4. Que vient faire cet « imam politique » en Algérie?
    On a déjà oublié le « massacre » de ces religieux en Algérie??
    A titre « humanitaire » d’accord, mais qu’il se taise (…) même si c’est pour un média français! Sinon qu’il s’installe en France. Pas en Algérie.
    Son opportunisme sur ce conflit algéro-malien est manifeste.

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