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Exposition d’arts islamiques au Musée de la civilisation islamique de Djamaâ El Djazair

Le Musée de la civilisation islamique en Algérie accueille des expositions à l’occasion du mois sacré de Ramadhan, mettant en lumière la richesse et la diversité des arts islamiques à travers la céramique, la miniature, la calligraphie arabe et la photographie d’art.

Ouvertes au public jusqu’au 13 mars, ces expositions présentent des œuvres de célèbres céramistes, calligraphes et miniaturistes algériens, anciens et contemporains, qui ont marqué, chacun dans son art, l’histoire de la civilisation islamique en Algérie.

A travers ces expositions, un éventail d’œuvres d’art, revisitant différentes périodes de la civilisation islamique, depuis l’avènement de l’Islam en Afrique du Nord jusqu’à nos jours, sont proposées au public.

Ainsi, le musée présente une collection de travaux de calligraphes algériens à l’image de leur doyen, Mohamed Bensaïd Cherifi, célèbre notamment pour avoir transcrit le Saint Coran plusieurs fois dans différents styles calligraphiques et conçu les motifs calligraphiques de la monnaie algérienne (billets et pièces), ainsi que Nourredine Kour dont les œuvres mêlent calligraphie arabe traditionnelle et art contemporain.

La céramique et la miniature sont également présentes, à travers des œuvres d’artistes à l’image de Mustapha Adajout, Mohamed Temmam et Mohamed Boumehdi.

Par ailleurs, le musée a consacré un espace d’exposition à la photographie d’art en mettant en avant une collection de photographies réalisées par Samir Djama, en plus de manuscrits anciens et outils dans la calligraphie.

Le directeur du musée, Khaled Saber Cherifi, a précisé dans une déclaration à l’APS, que l’objectif de ces expositions temporaires «visent à retracer les étapes historiques de la civilisation islamique en Algérie à travers des collections d’art acquises ou empruntées».

«Le musée couvre, à travers des collections, quinze siècles d’histoire, retraçant l’évolution des arts depuis l’avènement de l’Islam en Afrique du Nord», a-t-il noté, relevant que «la collection permanente du musée sera continuellement enrichie d’objets d’art précieux et de manuscrits millénaires».

L’exposition se poursuit jusqu’au 13 mars, selon le directeur du musée, précisant que d’autres activités et expositions temporaires, dédiées au thème de la «photographie et l’histoire», seront programmées prochainement.

R. C.

2 Commentaires

  1. Regardez où va l’argent de la Mecque ?

    La sécurité des œuvres prêtées au Louvre Abou Dhabi inquiète en France
    faites de la culture, pas la guerre. La France prête régulièrement des œuvres au musée des Emirats arabes unis contre rémunération. Mais la guerre en Iran menace ces trésors.

    La guerre au Moyen-Orient va-t-elle détruire la Joconde ? S’il y a peu de chance qu’un drone iranien atteigne le Louvre parisien, son cousin germain, le Louvre d’Abou Dhabi inquiète. Situé en plein centre du conflit, il accueille de nombreuses œuvres, dont pas mal de françaises (pas la Joconde bien sûr, c’était juste pour doper notre accroche).

    Pour le moment, le monument été épargné par les missiles iraniens qui ont visé les Emirats arabes unis. Mais Paris reste vigilant. Les autorités françaises « sont en liaison étroite et régulière avec les autorités des Emirats arabes unis pour veiller à la protection des œuvres prêtées par la France au Louvre Abou Dhabi », fait savoir le ministère de la Culture.

    Un partenariat rémunéré, des œuvres en danger.

    « La sécurité de nos visiteurs, de notre personnel, ainsi que de nos collections (celles du musée ou celles en prêt) demeure notre priorité absolue », indique le musée émirati. Une grande opacité entoure les œuvres issues des collections publiques françaises provisoirement exposées dans cet écrin de 24.000 m2, fruit d’un partenariat qui doit rapporter à terme près d’un milliard d’euros à la France, dont 400 millions pour l’utilisation de la dénomination Le Louvre.

    Aucun des établissements français contactés, dont Le Louvre, Versailles, Beaubourg ou Orsay, ne souhaite indiquer quels tableaux ou sculptures sont en prêt à Abou Dhabi, dans le cadre d’un partenariat rémunéré à hauteur de 190 millions sur dix ans selon la Cour des comptes (hors expositions temporaires).

    300 œuvres prêtées par la France dès l’ouverture.

    Tous renvoient à France Muséums, structure de droit privé qui accompagne le développement du Louvre Abou Dhabi, dont la collection permanente compte quelque 600 pièces. Cette agence consent à indiquer que 250 œuvres sont actuellement en prêt mais refuse d’en donner le détail.

    A l’ouverture en 2017, 300 œuvres avaient été prêtées par la France, dont des toiles de Vinci, Monet, Van Gogh ou Warhol et une statue de Ramsès II. Sur son site, le Louvre indique confier « chaque année 100 chefs-d’œuvre de ses collections » à Abou Dhabi.

    « Pas de péril imminent ».

    Sans mentionner spécifiquement le Louvre Abou Dhabi, l’Icom, l’organisation internationale des musées, a d’ailleurs exprimé « sa vive inquiétude » face « aux risques » auxquels « sont exposés les musées et les sites du patrimoine culturel » de la région. Certains se veulent toutefois rassurants s’agissant du Louvre Abou Dhabi.

    « Il n’y a pas de péril imminent », certifie à l’AFP une source proche du dossier. « C’est un musée moderne dont la conception a pris en compte les risques d’attaques terroristes ou de séisme ». Le bâtiment, fait valoir le musée, est équipé « d’espaces sécurisés conçus pour protéger l’ensemble des collections ». Un rapatriement, argumente également la source proche, ne serait par ailleurs pas sans danger : « Peut-on imaginer un pont aérien pour acheminer des œuvres en plein conflit ?»

    En clair, il donne 400 millions d’€ juste pour l’utilisation du nom LE LOUVRE, il faut vraiment être taré pour gaspiller autant d’argent dans de telles imbécilités.

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