De Paris, Saliha Fayez – Dans un entretien accordé à Canal Algérie, l’historien français Olivier Le Cour Grandmaison a livré une analyse critique du projet de loi français relatif à la restitution des biens spoliés durant la période coloniale. Selon lui, ce texte, encore en cours de discussion, comporte d’importantes limitations qui en réduisent la portée.
Première restriction majeure : la limite temporelle fixée à 1815. Une date jugée problématique par de nombreux spécialistes, dans la mesure où elle exclut de facto une grande partie des spoliations intervenues durant la conquête coloniale, notamment en Algérie à partir de 1830. A cela s’ajoute une seconde limite, tout aussi significative : la loi ne concerne que les biens culturels, laissant de côté les objets militaires. Or, dans le cas algérien, de nombreux biens de cette nature ont été saisis lors de la prise d’Alger et au cours des campagnes menées dans les années 1840, notamment contre l’Emir Abdelkader, dont certains effets personnels sont toujours conservés en France.
L’historien souligne également que ce projet de loi a suscité d’intenses débats au sein des institutions françaises, notamment au Sénat. Il pointe les difficultés politiques et juridiques qui freinent la restitution, évoquant aussi l’exclusion de certaines catégories comme les archives, dont certaines restent verrouillées par des dispositions législatives antérieures.
Au-delà des aspects techniques, Olivier Le Cour Grandmaison voit dans ce texte une stratégie politique plus large. L’absence du terme «colonisation» dans certaines dispositions illustre, selon lui, une volonté de ne pas engager une véritable remise en cause du passé colonial. Le projet s’inscrit davantage dans une logique de diplomatie culturelle visant à renouer des relations avec les anciennes colonies africaines, dans un contexte marqué par les revers récents de la France sur le continent.
Soutenu par le président Emmanuel Macron, ce projet traduit ainsi un équilibre délicat entre reconnaissance partielle et préservation d’intérêts politiques et symboliques. Parmi les points les plus controversés figurent l’obligation faite aux pays spoliés de prouver l’origine des biens et les circonstances de leur acquisition, une exigence jugée paradoxale par de nombreux observateurs.
«On se trouve dans une situation singulière», note l’historien, où les victimes doivent démontrer leur propre spoliation, alors même que la présence de ces objets en France en atteste l’histoire. Une complexité renforcée par le poids du contexte politique interne français, notamment l’influence de certaines forces politiques, qui contribue à façonner les contours de cette législation encore inachevée.
S. F.




Encore une loi bidon et sûr qu’elle ne risque pas de concerner l’Algérie.
Fafa attend que l’Algérie se met a genoux devant elle pour récupérer ses biens, elle peut rêver toujours, c’est une P. qui a toujours rêvée mais elle connait mal les algériens elle confond l’Algérie et les marocaca.
Rien de nouveau au royaume de France et de Navarre, qui vit toujours à l’ombre des Charles X, Bugeaud et de la sinistre OAS. L’Algérie se consolera des « bienfaits » de la colonisation que les contingents de De GAULLE ont « abondamment » disséminés le long de ses frontières Est et Ouest…Comment voulez-vous qu’un pays qui n’a jamais consenti à remettre les plans de ses « semis » (mines anti-personnelles) daigne restituer les fruits de ses larcins « civilisateurs » ?
La france est le pays qui a inspiré la barbarie à l’allemagne nazie. Toujours prisonnière de son passé colonial, elle est en train de vivre sa période post-collaborationniste.
@Sprinkler
👍
Ces biens ont été pris par la force pourquoi ne pas les reprendre par la force .
À ce refus de restitution, cyniquement assumé, l’Algérie peut répondre par la création d’un musée dédié exclusivement aux biens spoliés par la France coloniale…Un lieu de « mémoire » où ces objets, répertoriés, datés et localisés, seraient exposés virtuellement aux visiteurs algériens et étrangers, jusqu’aux crânes des glorieux résistants algériens que la « France des Lumières » séquestre encore au « Musée de l’Homme » à Paris dans des boites en carton…Du canon Baba Marzouk à l’épée de l’Émir Abdelkader, chaque objet ou relique pillé y sera présenté et raconté dans ce musée qui perpétuera le souvenir de notre patrimoine pillé.
Tres bonne Idee.
@Sprinkler
Excellente et brillante idée.
👍👍
La France abhorre l Algérie , son Arrogance perpétuelle ne peut assumer son passé colonial ni la spoliation envers l algerie et encore moins vouloir restituer ce qui ne lui appartient pas… Une Nation qui se refuse à regarder son passé , perd son essence Symbolique même de Nation …
Du haut de son trépied d Arrogance la France ne veut redescendre
COMMENT ? oui comment peut on avoir des relations avec un pays qui continu a vous confisquer, spolier ouvertement 194 ans ?
je pense des français ce qui pensent des Algéeien
La France vient de graver dans le marbre de la loi une hypocrisie monumentale : en excluant les « affaires militaires » de la restitution des biens coloniaux, elle évacue d’un revers de main le contentieux algérien et séquestre délibérément le patrimoine de l’Émir Abdelkader. Là où toute civilisation saine solderait ses comptes avec ses propres démons, l’État français s’obstine dans une posture de prédateur, incapable de rompre avec cette mentalité de « grande mafia » des nations pilleuses qui ont bâti leur prestige sur le vol organisé.
Cette appropriation n’est rien d’autre qu’un fétichisme morbide : la France s’accroche à des reliques de puissance pour masquer une réalité historique cinglante, celle d’un pays qui, depuis Fachoda, enchaîne les débâcles jusqu’à la gifle finale de la guerre d’Algérie, perdue sur tous les fronts. Maintenir ces trophées issus de la barbarie coloniale ne grandit pas la France ; cela souligne au contraire sa régression et son incapacité à exister sans les preuves matérielles de ses crimes passés.
Ce refus de restituer n’est qu’un chantage affectif abject, une ultime manifestation d’un complexe de supériorité qui piétine la douleur du peuple algérien. Ce comportement trahit le pourrissement moral profond des élites françaises, ces prédateurs d’hier que nous avons domptés sur le champ de bataille et qui, dépouillés de leur superbe, n’ont plus que la gueule et les réflexes du chauffard raciste pour tenter de se convaincre qu’ils sont encore un élément positif dans l’histoire des hommes.
Mais que l’État français ne s’y trompe pas : la guerre de la mémoire est déjà gagnée, car rien n’a été oublié et rien ne le sera. La restitution ne sera pas une faveur accordée, mais une fatalité imposée par la force d’une histoire que Paris ne pourra plus contenir, que ce soit dans dix ou cent ans.
L enrichissement d Un continent
( européen) s est perpétré par la spoliation des richesses,
Et » la DETTE de SANG » de tout un Continent Africain ( Thomas Sankara – Dette de SANG)
La France n est pas prête à s en sortir de sa mentalité de Maître-Colon , qui on le rappelle cette posture du Maître- Colon dure depuis des siècles .
La faute à qui ? Au continent Africain post Colonial de n avoir pas mis à disposition ses richesses au profit des Peuples Africains en Premier ?
L Afrique est un continent riche de ses réssources mais qui fait profiter le même continent : l Europe, fàisant de lui un continent industrialisé, hyper développé …,
A quand l eveil Africain pour un changement de paradigme ?