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Un responsable de l’Azawad : «C’est la rupture des Accords d’Alger qui a relancé la guerre»

Par Abdelkader S. – Le président du Forum politique du mouvement Azawad, Mahfouz Ag Adnane, est revenu sur la situation sécuritaire et politique au nord du Mali, ainsi que sur les perspectives du mouvement qu’il représente. Il explique que la rupture du cadre des Accords de paix d’Alger par les autorités putschistes de Bamako a profondément modifié la dynamique du conflit et ouvert une nouvelle phase sur le terrain.

Il affirme, dans un entretien accordé à la chaîne algérienne El-Watania, que, depuis le retrait du pouvoir central malien de ces engagements, les bases d’un dialogue politique se sont progressivement effritées, laissant place à une logique d’affrontement. Dans ce contexte, il soutient que la Front de libération de l’Azawad s’est inscrit dans une «stratégie claire», structurée autour d’un objectif central, à savoir «la libération de l’Azawad de la présence des forces maliennes et de leurs alliés».

Mahfouz Ag Adnane décrit son organisation comme un mouvement politico-militaire à vocation nationale, affirmant qu’elle dispose d’une feuille de route définie pour les prochaines étapes. Celles-ci s’inscrivent dans la continuité des opérations récentes, après une période de relative accalmie observée entre les différents acteurs armés dans la région.

Il considère, par ailleurs, que les autorités actuelles de Bamako, issues d’un processus de transition militaire, ne disposent pas de la légitimité nécessaire pour représenter un interlocuteur de négociation. De ce fait, il affirme qu’aucun contact n’est entretenu avec elles, estimant que toute discussion ne pourrait intervenir qu’avec un pouvoir reconnu comme légitime par son mouvement.

Dans sa vision de l’après-conflit, le responsable azawadien indique que les zones reprises par son organisation feraient l’objet de la mise en place d’administrations locales. Il évoque également la reconstruction des services publics, notamment l’éducation, afin de permettre la réouverture des écoles et le retour des populations civiles dans des «conditions stabilisées».

Sur le plan international, il affirme que le mouvement entend établir des relations avec plusieurs partenaires régionaux et internationaux, citant notamment l’Algérie, la Mauritanie, ainsi que des organisations comme l’Union africaine et l’Union européenne. «Ces échanges, a-t-il indiqué, sont indispensables pour envisager l’avenir politique et sécuritaire de la région».

Enfin, Mahfouz Ag Adnane inscrit la question de l’Azawad dans une perspective historique plus large, qu’il relie à l’héritage de la colonisation. Il estime que tant que cette question ne sera pas résolue politiquement, la stabilité restera difficile à atteindre non seulement au Mali, mais également dans l’ensemble de la bande sahélienne.

Pour rappel, les Accords d’Alger, signés en 2015 entre l’Etat malien et plusieurs groupes armés du nord du pays, dont des mouvements touareg, visaient à mettre fin aux hostilités déclenchées en 2012 et à stabiliser durablement le Mali. Négociés sous médiation internationale, notamment avec l’appui de l’Algérie et de partenaires régionaux, ils prévoyaient un renforcement de la décentralisation, une meilleure intégration des combattants dans les forces régulières, ainsi que des mesures de développement économique pour les régions du nord.

L’objectif était de restaurer la confiance entre Bamako et les populations locales tout en préservant l’unité territoriale du pays. Cependant, leur mise en œuvre a été lente et incomplète, marquée par des tensions persistantes et des accusations réciproques de non-respect des engagements, jusqu’à leur remise en cause définitive par la junte au pouvoir à Bamako, dans un contexte de dégradation sécuritaire.

A. S.

24 Commentaires

  1. L’Algérie ne porte aucun intérêt aux manigances dans le désert malien. Jouez à vos parties d’échecs au-delà de nos limites, faites-le comme vous le pouvez, sans nous entraîner dans ce désordre. Selon les dernières informations, les opérations ont lieu dans différentes zones du Mali. Cependant, les rencontres d’information, les comptes rendus et les résolutions sont élaborés à des milliers de kilomètres des zones en détresse, plus précisément depuis Rabat. De plus, ces acteurs et détracteurs makhzeniens imputent la responsabilité à l’Algérie. Soit ils sont fous, soit ils sont sous l’emprise du zatla et de la coke.

    Mais qu’est-ce qui se déroule en ce moment dans cet univers déchaîné? Est-ce que tout problème, peu importe où il se situe, est-il attribuable à l’Algérie?

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    • Exactement, il faut que l’Algérie reste éloignée de toutes ces manigances. Ou plutôt à bonne distance afin de protéger nos frontières avec ce pays.
      Voilà ce qui arrive quand une bande de branquignoles s’empare du pouvoir et refuse de voir la réalité en face.

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    • Ce n’est pas le désert malien, c’est l’arrière-cour de l’Algérie ; c’est même la profondeur stratégique de notre pays. Il suffit de poser une carte géographique de l’Afrique du Nord et du Sahel sur la table, et surtout de regarder où se trouvent les puits de gaz et de pétrole, ainsi que les mines d’or et d’uranium, pour comprendre la situation. Nous n’avons pas vraiment le choix : soit nous agissons pour protéger notre territoire et nos intérêts, soit le mal en personne viendra nous chercher.

      Rappelez-vous l’attaque de Tinguentourine, à l’époque où Fakhamatouhou manigançait dans la région avec le carnet de chèques de l’Algérie, croyant à ses rêveries et à ses fantasmes, tout en ayant neutralisé nos forces. Nous l’avons évitée grâce à la détermination de l’ANP, et surtout de ses forces spéciales.

      Quand on est un pays de la taille et de la position de l’Algérie, avec des ressources diverses et variées et, surtout, un tel potentiel — sans compter ses ennemis dans les environs —, nous n’avons d’autre choix que d’assumer notre rôle et de jouer nos cartes.

      Le discours de la fraternité, de la non-ingérence et de l’exportation de la paix est un non-sens dans un monde où soit vous êtes autour de la table, soit vous êtes au menu.

      Je ne défends aucunement le bellicisme ni l’ingérence, mais lorsque des foyers de tension se trouvent à votre frontière directe, les choses deviennent claires. Nous n’allons pas mourir pour Goïta ; toutefois, nos muscles doivent être bien préparés et bien huilés.

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      • Bonjour,
        Nos enfant de l’ANP ne sont pas des pompiers obligés d’agir chaque fois qu’une flamme, un incendie ou un orage se produit chez nos voisins, qui vivent à une époque préhistorique et marquée par la violence, sont soumis à l’autorité de différents chefs de groupes criminels et dirigés par des leaders irrationnels. Maintenons nos frontières tout en renforçant notre défense, sans nous laisser entraîner dans le désordre qu’ils ont eux-mêmes provoqué avec leurs instigateurs. L’Algérie a toujours défendu la tranquillité au Mali et veillé à la protection de son peuple face aux actes d’agression. Avant de formuler une opinion, qu’elle soit en accord ou en désaccord avec la situation présente, nous avons été assaillis de reproches comme de gros grêlons. Ces grêlons ne se sont pas créés au sein du nuage, mais plutôt sur le sol, dans un pays étranger et éloigné des troubles maliens. Ils ont pu amasser ironie, tromperie et intensité, qui a conduit à une expansion notable avant de s’écraser sur nos têtes sous l’œil attentif du monde entier

        Ainsi, agissons avec une prudence maximale en préservant nos forces de l’ANP, en esquivant toute offensive superflue et en conservant chaque projectile pour le moment le plus déterminant. Nous ne devrions prêter notre voix qu’à des politiciens compétents qui ont véritablement l’ambition d’établir la paix dans cette zone troublée, adjacente à notre pays.

        Assurément, nous protégeons notre nation avec une puissance incroyable et sans aucune clémence contre les ennemis les plus féroces, s’ils ont le front d’outrepasser ne serait-ce qu’un millième de nos frontières.

        Je vous suis gré pour tous vos commentaires.

    • l’Algérie Ne pouvez pas laisser des irresponsables comme Goita et s’a cliques mettre en danger lès frontières Nord de l’Algérie en pactisans avec les ennemis de notre pays voilà pourquoi ces une bonne chose de renverser cette junte qui à fait de l’Algérie un ennemis alors que l’Algérie à toujours était du côté du peuple Maliens

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    • Non! Vive l’Azzawad libre et independent. Génétiquement ses habitants non seulement sont génétiquement et racialement differents de ceux du sud mais ils ont aussi toujours occupé ce territoire. Et qu’on ne nous sorte surtout pas la Kabylie comme une sorte d’avertissement. C’est un grand faux problème. Tous les algériens sont kabyles et chaouis et mozabites même ceux qui l’ignorent car trompés par des slogans faux et creux tel que l’islamou arabouna. Incha Allah la langue de nos vrais ancêtres raisonnera un jour sur tous les cimes algériens du Nord au Sud et de l’est à l’ouest.

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  2. J’ai appris par les médias que le ministre de la Défense du régime de Goïta a été assassiné. Je ne savais pas que le Mali disposait réellement d’une armée ; je pensais que les milices Wagner constituaient les seules forces de sécurité chargées de protéger notre « ami » Goïta.

    Ici, le proverbe africain prend tout son sens : avant de monter sur un arbre, il faut s’assurer d’avoir le derrière propre.

    C’est sans doute le moment pour notre président et notre ANP d’entrer dans la danse et de montrer aux Maliens, qui se moquaient de nous, le véritable poids de l’Algérie, ainsi que la réalité de dirigeants semblables à la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf.

    Il est temps pour notre « ami » Goïta de revenir dans la maison de l’obéissance بيت الطاعة (bayt al-ṭāʿa).

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  3. Eh bien, moi aussi, je pense qu’il a entièrement raison. La rupture des accords cruciaux d’Alger par le putschiste Goïta a précipité le Mali dans un chaos sans nom. S’allier aux forces de l’ombre, comme Bousbir et les Hémirats, ne conduit jamais qu’au désastre.

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  4. On vous voit venir sur vos grands « chameaux »…Faites en sorte que votre « rêve » d’Azawad « n’empiète » par sur NOTRE Sahara ! Il y a dans vos « aspirations » sécessionnistes, les mêmes éléments de langage du roi NARCO VI dont le royaume aurait injustement été « amputé » de « son Sahara oriental » par la France coloniale, une bonne moitié de notre désert ! l’ANP vous a à l’œil !

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  5. A mon avis ( j ai souvent raison)ce nn est qu’un des prétextes vu que ils aiment se quereller depuis toujours
    on ne peut les empêcher de s entretuer
    L Algérie signera des accords avec les survivants par défaut

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    • les putschs les coups d état les revotes les courses au pouvoir les querelles tribales les intrigues les fourberies (toute la panoplie) c est leur fond de commerce ,,,, quel gâchis
      mais peut être un jour ,,,, l espoir
      nous prierons pour nos voisons

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  6. Avant le putsch de la junte , les forces françaises sur place n avaient pas empiéter sur kidal et certaines zones du nord Mali même si ça ne plaisait pas à l ancien gouvernement. Malien , la junte et Wagner ont voulu reprendre kidal et ces zones où de trouvent les djihadistes et les rebelles pensant que tout le territoire malien doit être dirigé et gouverner par Bamako et sa junte. Voila aussi ce qui explique les tensions et le conflit qui se joue actuellement au Mali entre cette junte de transition illégitime qui ne veut plus rendre le pouvoir et revenir à l ordre constitutionnel donc forcément le FLA et les groupes armés islamistes deviennent un cailloux dans leurs chaussures tout en accusant l Algérie et les accords d Alger d en être responsable selon la junte militaire en place alors qu elle a tort puisque le Mali avec l accord d Alger était bcp plus stable, d autres forces pays extérieur pour ne pas les citer Maroc UAE Turquie France Russie et d autres surement USA dont ( entité sioniste) influençant cette junte à Bamako n arrangent pas la situation du Mali. C est juste mon avis personnel et n engage que moi.

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  7. Renvoi des ressortissants du sahel, Afrique de l’ouest qui vagabondent sur tout le territoire algérien et surtout sur les chantiers, ces gens ne doivent absolument pas rester en Algérie.

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  8. Le boursbir, les émirats,la france,les sions, combien de fois faut leurs dire de cesser de leurs faire confiance a ces m (…)

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  9. Un Mur
    Des corridors
    Les GGF
    Et que les touareg choisissent leur camp et on boucle tout
    Faire confiance a des dirigeants girouettes qui sont un jour avec la France demain avec Wagner l autre avec les USA où mieux la Chine .il faut oublié ca

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  10. Dans l’article « Silence Vigilant » Kamel.M nous dit qu’il est avec la France….
    Que l’Algérie s’éloigné de tout ça.
    Le Mali a qualifié l’Algérie de terroriste à l’ONU !!!

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  11. Goita, Maiga, Diop et toute la clique ont choisi la guerre.
    Eh bien ils l’ont.
    Vu ce qui vient d’arriver au Mali, on se demande combien de temps il leur reste à faire les zouaves.
    Quant à nous, on s’occupe de nos frontières et on les laisse à leur sort, comme ils l’ont maintes fois réclamé.
    S’ils finissent en brochettes shashlik à la sauce touareg, c’est leur affaire.
    Bonne dégustation.

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  12. Notre pays doit privilégier l indépendance de l Azawad qui sera une de garantie pour la stabilité et la sécurité à notre frontière sud, aider les touaregs à développer une administration, et favoriser des échanges avec l azawad sur tous les plans y compris militaires.

    On ne peut plus compter sur le pouvoir central installé à Bamako soumis à des influences extérieures et instable du fait de coups d état à répétition.

    Je sais que notre pays est soucieux de maintenir de bonnes relations avec l AES mais il y a un régime celui du putschiste goïta qui ne s inscrit pas dans le sens de la paix mais l instabilité.

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  13. Les Trolls sont encore de sortie sur ce Fil
    Croire que les structures compétentes sont novices et naïfs au point de fourvoyer notre Pays directement dans le Marigot Malien pour alimenter un Plan Nazisioniste concocté par les Yankees avec comme « appâts » les bousbiriens encadrés par les parrains des Trolls sus cités, c est insulter l entendement des Algériens .
    Ils n ont encore rien vu ………..ces Trolls .

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  14. On avait pourtant rappelé à Assimi Goïta l’importance de ne pas compromettre l’intégrité nationale par des réorientations stratégiques qui, en favorisant certaines parties, pourraient être perçues comme une provocation directe à l’encontre de l’intégrité territoriale d’autrui. Il a délibérément choisi une autre voie, et il est temps qu’il en assume la pleine responsabilité.

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