Lors de son entretien périodique avec des représentants de la presse nationale, le président Abdelmadjid Tebboune a largement évoqué les enjeux internationaux et les questions internes. Revenant sur la situation au Sahel, il a exprimé son inquiétude face à l’évolution de la crise au Mali, estimant qu’elle «s’oriente vers une instabilité durable». Il a réaffirmé la position constante de l’Algérie, fondée sur la non-ingérence, tout en soulignant la disponibilité du pays à accompagner les Maliens dans une démarche de paix, si ceux-ci en expriment le besoin. «L’usage de la force ne résout pas les problèmes», a-t-il insisté, appelant à privilégier le dialogue. Il a également rappelé que les liens historiques et humains entre les deux pays demeurent indéfectibles, malgré certaines tensions alimentées par des cercles proches du pouvoir malien.
Dans le même contexte régional, le chef de l’Etat a salué l’excellence des relations avec le Niger, qu’il considère comme un modèle de coopération fondée sur le respect mutuel et la complémentarité économique. Il est aussi revenu sur l’accord d’Alger pour la paix au Mali, conclu avec l’aval de toutes les parties et le soutien des organisations internationales, regrettant que les autorités maliennes aient choisi de s’en désengager.
Sur le plan diplomatique, le président Tebboune a évoqué la visite du pape Léon XIV en Algérie, qu’il a qualifiée de «succès total». Cette visite, selon lui, a permis de transmettre au monde «l’image réelle de l’Algérie», notamment à travers les scènes de coexistence et de tolérance observées, notamment lors de la visite du souverain pontife à la Grande Mosquée d’Alger. Il a souligné que cette rencontre avait contribué à renforcer la position de l’Algérie comme acteur de paix et de médiation. Le président a également indiqué avoir proposé l’ouverture d’une ambassade du Vatican à Alger, une initiative acceptée.
Abordant ensuite les questions de libertés publiques, le président a rejeté les accusations de restriction, dénonçant des campagnes émanant de l’étranger. Il a précisé que la liberté d’expression est garantie, mais qu’elle ne saurait justifier les insultes ou les atteintes à l’unité nationale, qu’il considère comme une «ligne rouge». Il a comparé la situation à celle de certains pays occidentaux, où des sanctions peuvent être prises pour un simple tweet ou contre toute personne qui brandirait le drapeau de la Palestine.
Sur le plan politique, Tebboune a insisté sur les progrès réalisés depuis 2019, affirmant que la notion de fraude électorale a disparu du vocabulaire des Algériens. Il a reconnu l’existence de certaines lacunes dans le fonctionnement de l’autorité électorale, mais assuré qu’elles ont été corrigées. Il a également rappelé que cette institution demeure seule garante de la sincérité du scrutin, à l’abri de toute ingérence. Le président a critiqué les partis qui boycottent les élections, estimant qu’ils cherchent ainsi à masquer leur faible représentativité.
Tebboune a appelé à renforcer la place des femmes dans la vie politique, affirmant qu’elles doivent pleinement exercer leurs droits et accéder aux plus hautes responsabilités, y compris au poste de Premier ministre, si elles en ont les compétences.
Concernant la moralisation de la vie publique, il a réaffirmé sa détermination à lutter contre l’influence de l’argent dans la politique. Toute personne impliquée dans des pratiques de corruption sera, a-t-il assuré, poursuivie, déchue de ses fonctions et privée de toute immunité.
Sur le plan économique, le président a insisté sur la nécessité de diversifier l’économie et de réduire la dépendance aux hydrocarbures. Il a évoqué les dérives liées aux exportations sous-évaluées, révélant une perte de 350 millions de dollars pour l’Etat. Le président a, par ailleurs, donné des instructions pour interdire l’exportation brute des ressources minières afin de favoriser la transformation locale. Il a aussi annoncé son objectif d’améliorer le pouvoir d’achat, avec une augmentation progressive des salaires pouvant atteindre 100% d’ici 2027, conditionnée par la croissance économique.
A. S.




Après le chaos et les erreurs du passé, surtout la décennie rouge où nous étions seuls face aux horreurs et où tout le monde complotait contre notre nation, il n’y a qu’une seule priorité : exclusivement le bien de notre peuple et de notre nation, et rien d’autre.
L’Algérie avant tout. Notre peuple. Notre nation. Peu importe le reste.
@Dante
👍
Il faut régler le problème de la fuite des cerveaux Algériens et de surcroît vers la France comme nos médecins ingénieurs…
Soit leur interdire d’exercer à l’étranger de surcroît la France pendant tant d’années d’exercice en Algérie dans nos hôpitaux cliniques pour rembourser leurs études soit diminuer le nombre de médecins formés par l’Algérie cet argent servira à financer les hôpitaux Algériens les mettre aux normes internationales achat de matériel high-tech…
Cessez de former et financer les études d’africains en Algérie tous traîtres et ingrats : ce financement sera redispatcher pour former nos jeunes déscolarisés à des métiers manuels ou autres et utiliser pour financer nos hôpitaux etc nos infrastructures etc…prendre en charge les Algériens les plus démunis etc …
Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Ces pays africains sont riches qu’ils se débrouillent !
Avant d’éffacer la dette de 14 pays africains sans compter les aides à tout va l’Algérie doit déjà être l’équivalent d’un Luxembourg ou de Monaco !!
Ces médecins Algériens en France ont en plus des statuts de zbel contrairement au tunisiens ou makhnazies…et c’est bien fait pour eux !