Par Kamel M. – L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) traverse une phase de fragilisation qui dépasse les simples désaccords diplomatiques. Derrière l’apparente unité affichée depuis la guerre en Ukraine, une réalité plus structurante s’impose. En effet, l’alliance, longtemps présentée comme un pilier de sécurité collective, fonctionne de fait comme un instrument de puissance dominé par les Etats-Unis, et ce modèle montre aujourd’hui ses limites.
Le déséquilibre est d’abord matériel. Les Etats-Unis concentrent à eux seuls la majorité des capacités militaires de l’OTAN, avec un poids écrasant dans les budgets de défense et les moyens de projection. Cette supériorité confère à Washington un rôle hégémonique dans l’orientation stratégique de l’alliance. Les opérations majeures, les doctrines militaires et les priorités géopolitiques sont largement définies selon les intérêts américains, qu’il s’agisse de la gestion des relations avec la Russie ou du repositionnement face à la Chine.
Cette domination a longtemps été acceptée – voire recherchée – par une grande partie des Européens, en échange d’une garantie de sécurité. Mais les tensions récentes ont mis en lumière la fragilité de cet équilibre. Sous la présidence de Donald Trump, les Etats-Unis ont explicitement conditionné leur engagement à une hausse des dépenses européennes, révélant une alliance moins fondée sur la solidarité que sur un rapport de dépendance. Ce signal n’a pas été totalement effacé par ses successeurs.
La guerre en Ukraine a paradoxalement agi comme un révélateur. Si elle a resserré les rangs de l’OTAN en apparence, elle a surtout confirmé l’incapacité de l’Europe à agir sans le soutien logistique, financier et militaire de Washington. Malgré les discours sur «l’autonomie stratégique», portés notamment par le président français, Emmanuel Macron, les Etats européens restent structurellement dépendants des capacités américaines, qu’il s’agisse du renseignement, de la dissuasion ou des systèmes d’armement.
L’élargissement de l’alliance, avec l’entrée de la Finlande et de la Suède, ne modifie pas cet état de fait. Il renforce même un modèle où la sécurité européenne repose d’abord sur la garantie américaine, plutôt que sur une puissance autonome.
Loin d’être un simple cadre de coopération entre alliés égaux, l’OTAN apparaît de plus en plus comme une architecture hiérarchisée, où les marges de manœuvre européennes restent limitées. Les tensions transatlantiques actuelles ne marquent pas seulement une crise passagère, mais mettent à nu une dépendance ancienne et profondément ancrée. A mesure que les priorités stratégiques américaines évoluent, notamment vers l’Indopacifique, l’Europe se retrouve face à une question centrale : peut-elle encore déléguer sa sécurité sans en payer le prix politique et stratégique ?
K. M.



Entre le BULLDOG musclé et les CANICHES frisés, de quoi je me mêle ! ?
De toute manière ne vous cassez pas la tête, l’Europe va éclater elle n’a pas pour longtemps, a l’avenir c’est Trump et poutchine qui vont le nécessaire avant la fin de l’année il y aura des surprises, la guerre dans le Maroc, et un désordre en Israël qui risque de se casser, les Emirats avec le départ de benzaide c’est l’Arabie Saoudite qui va faire le nécessaire et une rupture avec l’état sioniste . Attendons voir le chamboulement.
Tahya notre intrépide ANP, digne héritière de notre glorieuse ALN, pilier et rempart de la nation. Gloire éternelle à nos valeureux chouhada !
EXERCITUS POPULI ALGERINI CUSTOS NATIONIS
عسكرية، و عسكرية، و ثم عسكرية، و أيضا عسكرية و ستبقى عسكرية إلى يوم الدين
آمين يا ربي
Le plan Marshall initié le 5 juin 1947 était une sorte d’investissement sur le long terme. L’OTAN créée le 4 avril 1949 avait pour objectif de protéger l’europe contre une agression soviétique. Le monde de 2026 n’est plus le même. Il est complètement bouleversé. Il traverse plusieurs crises. Les alliances se font et se défont. Le conflit russo-ukrainien, les guerres au Proche et au Moyen-Orient ont changé la donne. L’axe washington- tel aviv s’est renforcé au détriment des européens qui continuent malgré tout à vouloir jouer les petits toutous serviles. Le camp occidental a révélé qu’il n’était plus uni. Le bloc est fragilisé. Sans oublier l’affaire du Vénézuela avec la chute de Maduro et les menaces qui pèsent contre Cuba. Les cartes ont donc été rebattu. Les états-unis sous l’ère de donald trump ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour conserver leur hégémonie. Retirer leurs billes et de se focaliser sur leur principal adversaire. La Chine.